dimanche 3 juillet 2016

And I'm bleeding and I'm bleeding and I'm bleeding right before the lord



Tu écrivais sur mes mains des comptines de jouvence
Que moi j'effaçais à grands coups d'églantines;
Tu déguisais mes souffrances en fleurs
Qui fanaient lorsque tu ne les arrosais pas de ta voix.

Tu n'es pas Christ de néon, Jésus de Montréal, ma petite querelle fantoche, ma tendre bouée de mots doux; mon vin je le trouvais dans un dépanneur asiatique, pas dans les larmes de tes yeux, pas dans la salive de ta bouche. Je me suis fatiguée de prier les oublis dans les quintessences des aubes, j'ai décidé de pieusement arrêter les louanges pour que ma salvation soit mon propre culte, imparfait et humain.
Ceci est mon corps. Tu ne me l'as pas offert, mais il goûtait meilleur que tous les pains sans levains déposés avec affront sur ma langue moite de toi.
Nous étions davantage apôtres côte à côte que dévot et divinité, ne t'en déplaise.

Ton gout de pomme de pin collé au palais
Qui me fait languir de la même rédemption sauvage-
Quelque part en ce monde
Tu as trouvé ta paix;
Ton hâtre attend seulement ses bûches se bouleaux
Pour envoyer valser ses étincelles dans le firmament d'une cheminée fugace,
Grésillante, douce.

J'ai déjà les jointures ensanglantées
Enrubannées de bandages
Empourprées de douleur et de sueur;
J'attend encore les huards aux carrefours de mon âme.
Faut-il que je crée ces présages de papier mâché pour me sentir chez moi?

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