samedi 28 novembre 2015

But never relax at all

Joel Rae: Resolution


J'ai relu ça:

"Je n'ai aimé que les barbeaux troubles des mémoires que j'ai maculé dans les corridors dédaléens de mes errances psychiques, en longues traines de pinceaux de suie, à longs traits de pistolets d'ennui. Jamais la triste vérité de ta sincérité banale. J'ai aimé ton mythe, jamais ton moi. Je t'aurais moi-même mutilé Minotaure si cela avait pu donner à cette ridicule histoire incroyablement insignifiante le romantisme des fins perdues, je t'aurais charcuté à ma guise si tu avais pu répondre à mes caprices de petit cataclysme étriqué [...]. Oui, saches-le, et tortures-t'en: j'aurais profané jusqu'au dernier viscère de ta carcasse d'autrefois, aurais inondé d'arsenic la plus intime essence du nectar de ton âme, pour une infime miette supplémentaire de l'intensité de ma propre vie. À cela, tu avais raison de m'aimer en minuscule reine falote gouvernant de son trône de déchets les envies de ceux qui lui tendaient la joue."

...Et je me demande si l'on change vraiment. Si ces jours seront les premiers où je mutile mes résultats scolaires. Si j'aime toujours le même type de personne, le genre qui te donne envie de mourir, de te déchirer de l'intérieur, d'aller arracher ces mauvaises herbes flasques de ton corps. Je me demande si ça se fait, exister sans heurts, exister sans échecs. Je me demande si je suis le genre de personne à être qualifiée de "christ de folle". Je crois que oui. Je ne sais pas comment je me sens par rapport à ça.

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