samedi 31 octobre 2015

Misbehaving for days, great escape, lost track of time and space


We are a family blessed with intelligence and doomed by mental instability.


"You're the kind of man I would like to fuck in a strange hotel room in Phuket, with a reddish lighting and warm satin sheets. Or in Rome, by a night so hot we wouldn't care the windows were wide open, ready to welcome our moans.
What I mean to say is that you're the kind of guy I could experience magnificent, ephemeral love making with."



Entretenir le mystère magnifié d'un mythe, la douceur imitée d'un baiser, le désir sublimé de l'irréel.
J'ai vu tes yeux, par-delà la croute véritable de notre destin commun, au revers de l'amour sincère que nous portons tour à tour sur notre dos, tel un poupon, frigorifié mais braillant de vie, nomades amoureux en perdition dans les plaines kazakhs; ne me prend pas pour une amateur, je sais à présent parfaitement décrypter les codes de nos affections. Je sais dire lorsque la surchauffe est proche, lorsque trop de fenêtres d'opportunité s'offrent à nous, lorsque la connexion ne peut être établie. Il faut parfois redémarrer, voilà tout, nous avons su le faire à plusieurs reprises, mais seulement aujourd'hui, je sens ma conscience infiltrée, grugée par de nouveaux canaux inconnus par ces changements drastiques d'existence qui viennent à la fois faire régresser mes avancées spirituelles et ressusciter mes envies destructrices, emplies de beauté et de drame duquel je croyais vouloir me départir. Je ne sais pas si ces cloportes mentaux quitteront un jour les périmètres de mon humide boite crânienne, si je parviendrai à mener à bien ces damnées améliorations de mon indécision existentielle et de mes montagnes russes émotionnelles, mais en attendant Godot, je suis bien forcée d'avouer ma perdition ici, seul auditoire muet qui puisse entièrement ne pas juger de mon amoralité, noyée dans les mots volatiles d'une âme sans visage.



"I'm so wet." Vulve avec bibittes d'humidité grouillant dedans.

lundi 26 octobre 2015

it started out with a kiss, how did it end up like this, it was only a kiss, it was only a kiss


SO TIRED OF BEING PHOBIC OF EVERYTHING.


J'essaie de ne pas te désirer, inconnu aux multiples grains de beauté ponctuant une épiderme brune, banal damoiseau, gentil et indécent, compétent dans ses affaires et incomplet dans mon imaginaire troué des taches acides d'un alcool fautif... Savais-je que cela ne serait pas accepté dans les clauses du contrat déboulonné avec mon réel concubin, cette escarmouche physique volée aux pans sablonneux de ma mémoire? Je ne crois pas. Mais je sais que les flashs lancinants qui me martèlent le crâne envoient des déflagrations nerveuses jusqu'aux bouts de mon corps insolite, me mordillent les membres en espérances diffuses qui ne me gracient en rien de cette envie de l'Autre (peut-être bien particulièrement de toi). Malgré l'amour, malgré l'indifférence. Mais merde, fallait pas se rencontrer comme ça... Pourquoi? Parce que t'es vraiment une fille bien... Quelles foutaises.

mardi 20 octobre 2015

I was here, I lived, I loved...



Plus personne n'écrit ses états d'âmes lyriques sur de stupides plateformes internet. It's two-thousand fucking fifteen, god dammit: il y a un nouveau premier ministre à la tête du Canada, jeune et beau, il y a le sommet du climat de Paris en décembre dont on aurait quelques droits à être optimistes, il y a le bruit du vent dans des feuilles qui se déchirent doucement, craquées et à la chlorophylle siphonnée... Il y a moi, toujours moi, dans le même corps, dans la même solitude. Je suis d'un autre pays que le vôtre, d'une autre solitude. Je m'invente aujourd'hui des chemins de traverse.
J'aurais envie d'obtenir une bourse afin de monter un projet d'exposition artistique sur le thème de la maladie mentale; je le nommerais "Un/healthy: 6 months without meds". Et ce serait exactement cela: six mois sans médicaments. Des oeuvres créées durant huit mois sans médicaments, tous en lien avec une condition subjective, personnelle, et les réflexions qui viennent avec. Au centre de la pièce, sur un long log de bois sans écorce, il y aurait un journal, immense, contenant toutes mes réflexions, obligatoires, écrites et reliées à la main. Parfois, ce ne serait que quelques mots: J'ai mal au corps. Ça a dépassé le coeur, il est trop engourdi. Dur. Dur. D'autres, ce serait de longues diatribes sur à quel point il fait bon d'exister, ou à quel point il est douloureux de tenter de le faire, avec poésie et figures de style. Autour, il y aurait des toiles, immenses fresques de médicaments, sculptures de ce que m'évoquent mes crises, autoportraits et néons pour éclairer des photographies modifiées, grand format.
Je boirais un verre de lait et serais habillée en noir et blanc le soir du vernissage.

* * *

Vous voyez, petits oiseaux aux ailes cassées par des gamins trop habiles du lance-pierre amoureux des fillettes qui en riaient, oui, vous voyez, minuscules miettes d'attention pêchées dans les filets chinois de Cochin, je n'ai jamais été sauvée: j'ai simplement sorti ma tête de l'eau, mais des marées, ça descend et monte. Mes orteils commencent de nouveau à perdre les filons du sol sableux.

dimanche 18 octobre 2015

Wasting all my time




------------------I got a girl
 ------------------I got a car
------------------I got a roof over my head
------------------And I’m not dead
------------------No I’m not dead 

------------------My daddy’s rich
------------------And mommy’s pretty
------------------And they all got it hanging over me
------------------It’s all on me 

------------------It’s not enough (x4)
------------------But it’s all mine
------------------I’m wasting all my time
------------------Wasting all my time (x2)

------------------I watch the skyline everyday
------------------And think it’s all going to be okay
------------------It’s all I wanted
------------------I miss the trees
------------------I miss the lakes
------------------I miss the wind and all the silence around me
------------------Far from the city 

------------------it’s not enough(x4)
------------------But it’s all mine
------------------I’m wasting all my time
------------------Wasting all my time (x2)

------------------I wanna know what it feels like
------------------When you take too many pills
------------------I want to feel i’m gonna die
------------------I wanna make love in the fields
------------------I wanna do so many thing
 ------------------And not wake up to this again
------------------Cause’ I’m so tired
------------------Yes I’m so tired

------------------It’s not enough (x4)
------------------But it’s all mine
------------------I’m wasting all my time
------------------Wasting all my time (x3)

------------------It’s not enough (x4)
------------------But it’s all mine
------------------I’m wasting all my time
------------------Wasting all my time (x2)

lundi 12 octobre 2015

Heart and soul, war is over...


Challenger exposion #4, Truangles


J'ai mal aux reins, mes os sont nacrés. Je crois les voir à travers ma peau translucide, je crois déceler les rainures de mes tourments pleins d'exaltation dans l'immaculé de ma chair qui ne cache rien de mes palpitations cardiaques. Je ne sais plus compter les moutons, je ne sais plus attendre que les vents se calment; je veux tout, maintenant, aujourd'hui, je veux ta douceur et ton corps imbriqué au mien, je veux les montagnes de mes cataclysmiques émotions sans fin et l'explosion de fierté de mes résultats scolaires à trois chiffres, je veux, je veux, je veux, ne rien choisir, je veux tout, je veux tout, et vous ne m'offrirez rien tant je me perd dans mes envies stroboscopes.

lundi 5 octobre 2015

I can't shoot them anymore


Roman Tolici


La question qui tue, celle à un million de dollars: peut-on abandonner sa classe sociale, pour toujours?
La question qui suicide, celle à 10 trillions de dollars: le veut-on?