mercredi 24 juin 2015

Mon bel amour, mon cher amour, ma déchirure, je te porte en moi, comme un oiseau blessé.



Mon cher, mon amour, ma détresse, nos jours se sont amarrés les uns aux autres pour une raison, j'en suis certaine; peut-être est-elle mièvre, partie au vent, un soupçon de bourgeons vite fané en espérances pissenlit, peut-être est-elle translucide comme ces éphémères qui vont se pendre aux surfaces rugueuses lors des fins d'été aux lumières diaphanes; peut-être sommes-nous destinés à nous quitter avec l'amertume de ne pas avoir réussi à goûter cette saveur succulente qui aurait définit notre rôle l'un pour l'autre, avec l'angoisse de n'avoir été qu'une roche au milieu du courant, qui n'a pas modifié sa course véritable, ne l'a que retardé; mais, je le dis ce soir, nous nous sommes aimés pour une raison qui nous dépasse avec beauté, grandeur et poésie. Ne pas oublier la contingence des temps.

Succulentes odeurs de pluie qui sèche sur les pavés chauds et humides. Ta poigne contre mes reins, je m'ennuie du son de ta voix et de la texture de tes lèvres. Comment savoir si je t'aime, quand je ne te vois pas?

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