mercredi 1 avril 2015

Poor, poor, boy... Poor, poor boy


Vieux texte retrouvé, sur les débuts du crémusinage*.

"J’ai lu en toi le poème d’une autre fin, peuplée de feuillus en cadence et d’étendues d’automne safranées, aux confins de la voix chuchotant la liberté d’années lumières d’errance sans issue ni regrets, aux cheveux de parfum de pins et aux muscles tricotés des clameurs sauvages de rivières vierges des rivages foulés de Babylone. Peux-tu imaginer la délivrance de trouver dans des iris semblables un tel univers s’offrir à ma naïveté aveuglée d’urbanité? Le bonheur pour les étouffés de fendre leurs fers sociaux rien qu’à l’unisson d’un regard qui fend le bitume à le balayer, et qui affranchit leurs âmes des carcans de verre de tours à servitude? Ton regard est liberté boréale, ton être est sentimentalité unie. Je ne saurais dire comment."


*Crémusin (n.m.; fm: crémusine): membre d’une union psychique, artistique et/ou d’amour, multiforme et sujette au changement. Ces crémusins ont fait une magnifique toile illustrant leur grandeur mentale!

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