dimanche 1 février 2015

Well I've got a thick skin and an elastic heart, but your blade it might be too sharp


----Well I've got a thick skin and an elastic heart,
----But your blade it might be too sharp
----I'm like a rubber band until you pull too hard,
----I may snap and I move fast
----But you won't see me fall apart
----'Cause I've got an elastic heart

----[...]

----And I want it, I want my life so bad
----I'm doing everything I can
----Then another one bites the dust
----It's hard to lose a chosen one

----You did not break me
----I'm still fighting for peace


Elastic Heart, Sia
plus beau clip que j'ai vu en des années, sérieusement. Tellement incarné, évocateur, magnifique.

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J'attendais cette soirée avec impatience. Je ne sais pas trop pourquoi. J'avais hâte de te voir, tout en me sachant chaperonnée par mon amour pour mon lutin, protégée par le confort de ses bras et la certitude que je retournerais réchauffer ma peau frigorifiée par l'heure de marche vers son logis; certaine de l'aimer non pas avec la fièvre que tu éveillais en moi, mais plutôt avec l'intensité incroyable d'un bonheur dense irradiant uniquement lorsque nos peaux sont collées. Pourtant, voyou que j'incarne de par mes échauffourées momentanées, j'avais peine à patienter pour ton regard; je voulais quêter notre chimie à coup des phrases que nous savons échanger sur un ton spécial, secret, des mots qui ne veulent rien dire mais qui, appuyés d'une certaine insistance, les yeux une seconde indécente de trop sur les lèvres de l'autre, confirment un lien tacite, dont l'oubli est toujours au prochain coin de rue, et qui rajoute à l'extasie de le confirmer mourant chaque fois que nous nous l'échangeons. Nous ne sommes plus rendus à l'heure de la consommation de notre lien, nous le savons tous les deux. Mais il me fait du bien, parfois, de palper ses couleurs, avec obscénité ou charme.
Dans cette étrange nuitée BDSM à l'éclairage sanglant et aux rythmes électroniques glauques et hypnotisants où j'ai dansé toute seule avec la mort, en duo, la regardant dans les yeux par-delà les paupières closes pour savourer le son,tu restais là, modéré et beau, peut-être un peu décevant pour ce à quoi tu m'as habitué par le passé, peut-être un peu moins magnifique dans l'étrangeté de ton regard, l'intensité de tes désirs; nous vieillissons tous, me diras-tu, et j'en suis peut-être la preuve la plus ironique, au milieu de ce parquet illégal, secret et vicieux où les gens se tapaient des clés au milieu de la foule, à embrasser mon crémusin à pleine bouche, amoureusement, à quelques mètres de toi, douloureusement indifférent.
Tu m'as envoyé chier, doucement, méchamment, comme je tentais de calmer ma déception face à ta froideur en bavardant avec ta copine en création. J'imagine que tu avais peur que je fasse vibrer de nouveau les cordes de mon instrument moral de sorcière d'autrefois et que je gâche la belle perception qu'elle a déjà de toi. En tout cas, quand est venu le temps de partir et que j'avais déjà abandonné l'espoir d'établir un contact un tant soi peu authentique et véritable, intime mentalement (quelle naïveté!), ce fut une véritable taloche en pleine bouille, ce: "bon ben bye", lancé sur un ton il me semble un peu provocateur, suivi d'une embrassade on ne peut plus détachée, durant à peine quelques secondes. C'était le bye bye de 2015, mesdames et messieurs.
Ainsi, peut-être est-ce ce matin que nous sommes morts, il y a un peu plus de vingt heures. Avec un au-revoir tout bête, justement parce qu'il n'était qu'un au-revoir tout bête, un brin arrogant.
Tiens, ma calice, prends ça dans tes dents. Ramasses les par terre, replantes les dans tes gencives... Pi arrêtes de chialer. T'as toute pour être heureuse, t'as pas besoin d'un cave demême.
T'es sure?
Non, c'est une blague, tu le sais que tu es pas capable de t'en passer.
J'écris comme une merde et je vous emmerde. Je n'arrive pas à cracher mes émotions et j'ai l'impression de n'être qu'une demie moitié.

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