dimanche 21 décembre 2014

All this searching for something; reinventing the wheel...



Ton corps, autrefois champ de mines pour ma tête ébouillantée qui ne savait quand elle allait poser l'orteil sur la gâchette de son envie, est aujourd'hui un terrain de jeu dont les courbes glissantes me sont bien connues et dont les plaisirs de la descente sont attendus par les sismographes patients de mon systèmes nerveux, que je déguste avec toute l'impudicité de prunelles qui aiment, avec toute la luxure d'empreintes digitales épris de l'âme plutôt que des cavités.
Il y a quelque chose de trivial et de magique dans ce désir latent, en l'attente de son créneau pour t'aimer, comme je regarde tes muscles s'activer, se tendre et se rompre dans les gestes banaux et mécaniques du curage de l'antre de notre cuiller à espresso.
C'est le matin, il est onze heures, nous avons déjà fais l'amour et je te veux encore, d'une note ténue et sans besoin de consommation. Le simple fait de te vouloir, de te trouver aussi beau et délectable, est en soit une satisfaction, plus psychique que physique, mais néanmoins ressentie dans mon enveloppe charnelle. 

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