mercredi 21 mai 2014

Inch'Allah

L'année dernière.

Cela fait fort longtemps que je nous ai pas écris! Voyez-vous, je suis légèrement occupée. À peine finis-je ma première session universitaire, il me faut déjà paqueter mes valises pour le départ vers la terre rouge africaine - réunion avec ce qui s'annonce comme une maison spirituelle qui me suivra pour une partie de ma vie.
Je crois me rendre de plus en plus compte à quel point il sera impératif pour moi de faire au moins une escapade par année, le plus loin possible, dans les terres les plus différentes, peu importe lesquelles, en Gaspésie ou en Océanie... Histoire de me rappeler, à travers les courbatures travaillant mon corps comme un bois chauffé sous un feu humide, que le monde est si grand, si beau, si différent à chaque pas, si merveilleusement mystérieux, que l'Humain existe dans sa plus banale, inoffensive et touchante unité d'analyse, et comprendre que c'est cela, cela, dans la peur des bêtes qu'on entend au milieu d'une nuit sans lune, dans la chaire de poule qui nous ponctue l'épiderme lorsqu'on a atteint le sommet d'une montagne caressée par la complainte du vent ou dans la goutte de sueur coulant le long du vallon de notre colonne lors d'une course effrénée sous un soleil cruel, que de vivre.

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