mercredi 28 mai 2014

There is a house in New Orleans


Todo El Cielo Sobre la Tierra


What though the radiance which was once so bright
 Be now for ever taken from my sight,
Though nothing can bring back the hour
Of splendour in the grass, of glory in the flower;
We will grieve not, rather find
Strength in what remains behind;

Wordsworth





Je pars demain.

jeudi 22 mai 2014

The Breaking of the Fellowship

Guido van der Werve, Nummer acht: Everything is going to be alright (2007)


"Cette nuit-là, mon corps frissonnant emmitouflé dans les maigres draps blafards de l'hôpital, l'unité statique de l'aile psychiatrique faisant doucement vibrer ses cordes vocales d'une berceuse fêlée pour tous ces adolescents maltraités par la vie, tous blottis dans nos petits cubicules de verre comme les poupons naissants avec une malformation ou une maladie quelconque menaçant le funambule juvénile des battements de leurs coeurs, je me suis dis qu'à partir de ce moment, soit je périrais du mal qui me rongeait le cerveau dans l'année suivante, pour de bon, violemment et sans issue, soit je sortirais de l'intensité de cette souffrance onirique et parviendrais à être véritablement heureuse.
Et devinez quoi? 5 ans plus tard, j'écris ces lignes."

mercredi 21 mai 2014

Inch'Allah

L'année dernière.

Cela fait fort longtemps que je nous ai pas écris! Voyez-vous, je suis légèrement occupée. À peine finis-je ma première session universitaire, il me faut déjà paqueter mes valises pour le départ vers la terre rouge africaine - réunion avec ce qui s'annonce comme une maison spirituelle qui me suivra pour une partie de ma vie.
Je crois me rendre de plus en plus compte à quel point il sera impératif pour moi de faire au moins une escapade par année, le plus loin possible, dans les terres les plus différentes, peu importe lesquelles, en Gaspésie ou en Océanie... Histoire de me rappeler, à travers les courbatures travaillant mon corps comme un bois chauffé sous un feu humide, que le monde est si grand, si beau, si différent à chaque pas, si merveilleusement mystérieux, que l'Humain existe dans sa plus banale, inoffensive et touchante unité d'analyse, et comprendre que c'est cela, cela, dans la peur des bêtes qu'on entend au milieu d'une nuit sans lune, dans la chaire de poule qui nous ponctue l'épiderme lorsqu'on a atteint le sommet d'une montagne caressée par la complainte du vent ou dans la goutte de sueur coulant le long du vallon de notre colonne lors d'une course effrénée sous un soleil cruel, que de vivre.