samedi 29 mars 2014

Last Words, Hospitality









Last Words: "Alors, surtout si tu es un peu enivré, écoutes ça, dis au revoir à un fantôme d'émotions qui n'occupe plus ton corps ou ton coeur, ou les deux, et sommeilles bien. Je t'aime."










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Monsieur, vas-t'en, cependant. Si tu m'as déjà aimé, vas-t'en. Mieux; si tu as déjà eu du respect pour moi, et je sais que tu en as eu. J'ai besoin que tu vives ta vie, que tu ailles mieux comme je vais mieux, chacun de notre coté. Sinon, on finira par sourire à 4 heures du matin, dans un parc de Langelier, en buvant une quille tranquillement, légèrement pompette, à se raconter à quel point la vie est devenue endurable et à quel point c'est bien, et ce sera la fin, ou le début, je n'en sais rien, d'une amitié potable, et je ne le veux pas. Tu me démanges les neurones, tu m'obliges à me mettre à ta place, et j'en ai plus envie. On a besoin de temps et d'espace, on a l'espace, et pas le temps. Alors s'il-te-plait, sois heureux. S'il-te-plait. Et moi aussi je le suis. Et j'aurai la conscience tranquille, et je sourirai quand je penserai à toi. Tu seras un bourgeon dont je me souviens de la couleur dans ce jardin de verre qu'est mon passé.
D'ailleurs, the garden of glass, il n'est plus sordide, emprisonnant. Seulement fragile.


Texte du 21 mai 2011, du temps de mon ancien blogue
Alors oui, U. fut réellement mon C.
Esti que je l'aime de tout mon coeur, mais ça me fait du bien de savoir qu'un jour je serai capable de vivre sans m'en faire constamment pour les petits os fracturés de son bonheur. Que je n'aurai plus à panser ses blessures des attelles de mes tourments, au détriment de mes pleurs.

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