jeudi 6 février 2014

Tycho



Mon état empire de cas en cas: je ne suis même pas encore amoureuse et j'ai peur de l'abandon.
23:34, épuisée sans trouver le sommeil, je me demande ce qui m'a pris de te laisser t'approcher de moi de cette façon. Toi, on le sait bien, tu t'en sortiras sans hématomes, comme toujours, peut-être un peu de déception, mais rien de bien fâcheux. Moi, je m'arrache le coeur de t'avoir donné le droit de m'embrasser à pleine bouche quelques nuits durant, parce que je garde tatoué au corps chaque étreinte à l'odeur particulière, chaque boucle de cheveux entre mes doigts lacérés de beauté.
J'ai hâte d'être en Afrique. En Août. C'est dans 6 mois, putain.
Je veux aller me défoncer la gueule dans des clubs berlinois, me poudrer le nez dans les grandes capitales européennes à en oublier la chaleur togolaise qui m'attend, me perdre chez Castel en camisole de force lamée avec une intensité à en débrancher les ventricules de n'importe quelle nymphe d'émotions outrageusement à fleur de peau. Transpirer mon mal de vivre, suer ma GPA de génie quand je ne suis qu'une maniaque de la performance et pas vraiment une jeune femme intelligente, que mes orbites soient creux de maquillage pailleté et qu'on en finisse avec tout ce flafla de jeunesse qui se cherche un lendemain tout en sachant qu'il ne chantera fort probablement pas…
"Donnez nous aujourd'hui our daily pain."
Ne vous en faites pas, c'est bientôt fini, cette manie de vomir mes émotions sur du papier en mots dégueulasses sans poésie dans leur enchevêtrement pêle-mêle. SIKE.

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