mercredi 15 janvier 2014

Turns out it was just a reflektor



"Oh, et puis, avec l'âge, la mémoire tombe…"
Le vieil homme et l'amer, la jeune femme et l'amour.
Des feus sauvages partout et pas beaucoup de volonté d'étudier.
2ème semaine, 4,225 de GPA, pas si mal, pas si mal, on survit, allons donc…
4 heures du matin toute la fin de semaine, avec toi, près des yeux, loin du coeur, et l'autre sur un matelas de douceur à s'enrober de chaleur humaine sans avoir l'excuse d'être empêtrée dans les méandres des bouteilles.
Je me barbouille la conscience à tracer de mes doigts solitude les arrêtes des muscles découpés du farfadet que je chéris aujourd'hui comme le berger contemporain de mes intempéries, deux nuits durant, sans jamais franchir les frontières des étoffes pour officialiser la sensualité de ces heures sombres collés l'un à l'autre, le souffle tiède contre les lèvres, la respiration jointe par une douce communion qui semble pourtant déchirer à grand coup de tempête les voiles de ma santé mentale. De toute façon, je ne sais pas vers où s'orientait le navire, la coque est cassée depuis longtemps et je suis seule sur le pont devant les cumulonimbus du temps qui grondent mon immaturité relationnelle.
On n'était pas supposés être plus que des amis qui se tiennent la main et rigolent à faire croire aux autres que l'on se seraient bien embrassés, on n'était pas supposé se faire dire "Je t'aime. Je sais pas de quelle façon, mais je t'aime" à 4 heures du matin. On devait avoir des places délimitées sur le matelas, cette fois, et ne pas se désirer en mutisme hurlant du crépuscule à l'aurore, tes doigts contre la fine toile de mon ventre, un secret de polichinelle à respecter, faute de quoi, je me serais ouverte la cage thoracique en un gros crac pour en libérer les abeilles de songes brulantes qui y ont fait nid depuis trop longtemps. Bzzz. 
Autant être folle mais certaine de l'être, autant savoir que je n'ai rien, rien du tout, que de me retrouver à grappiller des miettes de ces illusions d'illustres bonheurs qu'il sait si bien trouver dans chaque pixel existentiel. Autant me faire baiser derrière un container à la surface enrobée de glace fondant à la chaleur de ma peau et de la tienne, fantôme aux sporadiques embrassades de lumière dans le noir, mais avec l'assurance que la marée de tes hanches n'est synonyme que de chair, que de me perdre dans ces mirages "amireux" qui ne durent jamais bien plus longtemps que le délire de quelques aubes aux cataractes intermittents.
Je ne sais plus ce que je suis, je ne sais plus ce que je veux, je n'aurai rien, rien du tout, sauf ces quelques notes d'une symphonie académique incomplète et des poussières de perles de fierté si je réussis à me remettre sur le droit chemin de l'apprenti-sage, si je réussis à me dédier corps et âme, jusqu'à épuisement des stocks, à la lourde tâche me cousant des ailes qu'est l'atténuation des contrastes dégradants qui badigeonnent notre sphère bleutée aux reflets de kérosène.
Ne craquez pas d'allumette, la planète brille sous un soleil de napalm.
Moi, la seule chose que j'aime, c'est l'être humain, sans visage, un concept flou qui englobe tout ce que je ne parviens pas et ne souhaite pas nommer.

3 commentaires:

  1. Putain mais t'es un génie toi avec ton 4,225 !

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    1. Je crois que je suis davantage une cinglée rat de bibliothèque. M'enfin, il me manque la note du cours du diable, alors on verra bien.

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    2. J'étais un rat de bibliothèque aussi, avant... Ça me manque, cette passion !

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