dimanche 26 janvier 2014

I'm putting it off / and i can't control faith / yeah i ran to her / blame it on me / that inevitable game / but you were never hurt



VAS-T'EN. JE TE DÉTESTE. JE TE DÉTESTE. JE TE DÉTESTE.
Je ne veux pas de toi, je m'en fiche de tes bras qui m'enlacent et de tes lèvres qui me tâtent, je m'en contre-balance de ces jeux de cache-cache les yeux dans les yeux, de la douceur de tes doigts quand tu me consoles le dos, du fait que tu ne sais pas que j'ai déjà avalé des bourgeons de médicaments rouges par centaine, de la facilité démentielle avec laquelle tu parviens à aimer la vie.
Ça me fout en rogne de ne pas parvenir à prendre ce qu'il y a à prendre de ces heures volées à notre sommeil, mais pour être bien honnête, ça m'ennuyait un peu, j'aurais voulu m'étendre dans les bras de Morphée et éteindre l'incendie de mes pertes, j'aurais voulu laisser tomber la corde et voir le reflet du métal s'abattre, schlack… J'aurais voulu mourir.
Je suis lasse, je suis tellement lasse que ça n'arrête plus de finir, lasse de m'ennuyer de lui quand je n'ai techniquement rien à regretter, lasse de le voir la traiter comme une chienne en sachant que leurs existences sont néanmoins cousues (de rustre fil de coton salis, mais cousues tout de même), lasse de m'étendre des après-midi durant, le dos contre le plancher, à écouter ces vieilles mélodies qui crient "mélancolies!" sans tenter à présent que ces petites perles d'émotions déchues ne strient plus les surfaces grugées de froid de mes joues pâles et mornes.
Je suis lasse, oui...
Je m'en contre-fou, des relations, ça ne m'apporte rien de bon, aucune sérénité dans l'habitude de ton matelas, point de contrepoids à la lourdeur de mes choix… Je veux seulement me faire harponner par les grappins de son vaisseau de tempête à lui. La plus douce morsure de métal qui me transpercerait le corps, la plus belle délivrance dans ma cage thoracique déchirée par ton ignorance.
Ça va pas ben.

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