samedi 4 janvier 2014

Can we just work it out, if you scream and shout 'till we work it out?


“L’homme qui ment” (1968) - Alain Robbe-Grillet


And after this
Can it last another night?

Afterlife, Arcade Fire




Tu ne me veux que comme putain, probablement, un joli bijou d'épiderme marquée de mémoires lointaines desquelles tu n'as que de vagues réminiscences intermittentes, sans vraiment chercher à en cerner les limites ou à en discerner le portrait général. Tu me veux une fois par jamais, quand tu te lasses et me courtise pour quelques pertes de temps bien vite oubliées, avant que je ne me fâches et te poignarde de tous les éclats de ce coeur de plastique aux éraflures bien vite cicatrisées.
"C. est ta copine, moi je suis ta catin. Je t'aime, tu me veux. Tu ne trouves pas qu'il y a quelque chose qui cloche dans tout ça?" Bien sur que je ne pourrai jamais te les dire, ces mots qui me lestent le coeur; je ne sais même pas te voir. Je n'ai plus rien à voir avec la manière dont tu vis tes déboires. Tu ne me rappelles que lorsque tout va bien, lorsque tu sais te contrôler et que tu n'as cure de mes propres intempéries subséquentes; enfermé dans ton bunker de bien-être factice et désintéressé, tu te protèges des orageux songes qui pleuvent sur mes joues rougies par le mistral de l'attente au beau milieu de la tempête de notre hiver amoureux. Je ne crois pas voir le printemps, petit cadavre grêlé par les intempéries de ces dix-huit mois jamais totalement estivaux, petit squelette emmuré dans le carcan de glace de tes émotions perdues dans la poudreuse. Que de métaphores faciles et ridicules pour exprimer à quel point je te sens loin… Une langue collée au poteau de la cour d'école.
"Restes juste un peu plus longtemps contre moi et embrasses-moi… S'il-te-plait..."
Je ne voudrai jamais dire non.
Tuez-moi, quelqu'un, j'en peux plus.

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