mercredi 13 novembre 2013

Chopin


Je veux avoir un tout petit peu de temps, un tout petit peu de temps, pour finir les Noces Rouges, s'il-vous-plaît école, soyez gentille...


DIMITRI
Je voudrais que le poison de ma démence t’infecte comme la gangrène dans la plaie ouverte que sera la charcuterie de ton cœur,
Pleures sur mon corps mutilé et détruis-toi avec cette incompréhension des vrais douleurs qui a toujours caractérisé la niaise fillette que tu es. Le vrai monde est une aiguille de fer dans l’œsophage, un goût de plomb sous la langue, une lame de rasoir entre les cuisses.
Je veux être celui qui aura violé ta pureté, je veux fracasser ton innocence comme j’aurais voulu fracasser ton crâne contre un mur, que tu sentes le dépouillement de ton âme au profit du vide de ma présence. Une loi du Talion scellée par cette alliance à ton annulaire.
  
Jamais je ne parviendrais à oublier que je t’aime, que je t’aime, tellement que je te déteste.

3 commentaires:

  1. Le passage en italique est de toi? Si c'est le cas, ça faisait longtemps que je n'avais pas ressenti ce pincement au creux de la poitrine devant des mots, de Grands Mots.

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    1. Pincement au coeur réciproque face à ce compliment né d'une plume exceptionnelle.
      (Oui, une pièce de théâtre que j'ai commencé il y a un bout de temps et que je n'ai pas encore pu finir parce que je n'ai aucun temps pour écrire, ces jours-ci...)

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  2. Continues-la, vraiment.
    C'est un poème, une élégie, une Ôde à la vie qui meure, à l'amour qui tue.

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