lundi 23 septembre 2013

Heart skipped a beat, and when I caught it it was out of reach



Mes textes se ressemblent parce que mon style est toujours pareil.
C'est pas grave, j'imagine, personne me lit. Snif snif.


Pour m'aimer, il faut être amoureux de l'équivoque.
[...]
Il faut reconnaitre la beauté et l'ivresse que peut procurer le vertige de Sartre quand on s'abandonne à son fantasme quelques minutes ou années lumières, il faut être capable de se mirer dans les flaques de gazoline de nos songes explosifs et reconnaître qu'une lueur démentielle allume nos prunelles, il faut reconnaitre qu'on est fou, fou d'exister à pleine vitesse, à plein régime, même dans les plus douces variations de cette intensité, et que malgré tout, malgré tous, on arrive à trouver un certain équilibre sur le précaire fil de fer de notre existence, suspendu entre les cathédrales de l'Autre, érigées à la gloire d'une dévotion aveugle d'être martyr au nom d'une magnificence ensanglantée mais vénérable, et les Burj Kalifah mégalomanes de la magnitude de notre démence consentante, corps de verre où miroitent des aspirations de grandeur destinées à être déchirées par avions et autres bombes issus du Monde humain.
Sans cela, je ne suis qu'une pauvre gosse romanisant l'atroce et diabolisant le beau, une gamine aux raisonnements maladroits retraçant d'un trait de gouache au pinceau bâclé les grandes lignes d'un monde de finesse dorée.

2 commentaires:

  1. Je suis une personne et je te lis. Peut-être personne, cela dit. Mais personne ne te dit que c'est beau, c'est ce que je te dis.

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    1. Mon cerveau essaie de process les double-sens des mots, mais ça fait plaisir de savoir que je ne suis plus seule sur mon rafiot à travers cette mer internautique.

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