jeudi 22 août 2013

When I was back there in seminary school, there was a person there who put forward the proposition that you can petition the Lord with prayer




La folie... Tu en as très peur, n'est-ce pas? Tu en as très peur, tu ne veux pas qu'elle t'approche, tu la tiens à distance tout en cherchant constamment à l'apercevoir pour t'assurer qu'elle est assez loin, elle est toujours près, et tu as l'impression qu'elle te regarde mais c'est toi qui la dévisage; à la craindre autant tu en viens à sacrifier cette sagesse couvée avec tant d'obstination sur l'autel inexistant d'un temple de rien que tu as construis pierre par pierre. Il faut accepter son savoir lorsqu'elle commence à nous étreindre, seuls, assis dans un coin d'une pièce sombre à s'emmêler dans le fil de nos pensées, fil d'or, d'argent ou noir, on s'en fiche, il ne faut pas se débattre, il faut la laisser nous apaiser, il faut accepter qu'elle nous bande les yeux pour qu'on ne voit plus qu'on est fou, la laisser nous envelopper doucement et se répandre dans nos veines comme une morphine imaginaire, ne pas essayer de la griffer, de la mordre, la repousser, car elle n'existe qu'en nous et alors c'est cette enveloppe inutile et profane que l'on déchire en tentant de recoudre nos synapses. As-tu déjà été touché par la folie, réellement, sans voile, ses mains de satin et ses lèvres de velours? C'est la caresse la plus sensuelle, la plus incroyable que tu ne puisses jamais accepter sans avoir rien d'autre à faire que de la laisser te traverser, peau, os, muscles, songes, elle ouvre la porte à tellement plus, il faut se laisser aller aux plaisirs interdits  et même oublier qu'ils l'ont un jour été pour goûter pleinement leur saveur, une figue aux Cieux de carton pâte. Comme sous la pluie, les bonnes apparences et le maquillage qui coulent pour creuser les orbites et la lune dans nos yeux et nos cheveux qui collent à nos joues mouillées et les vêtements trop chers trempés et les perles d'eau cousues à notre poitrine qui respire trop fort, et même en se traînant dans la boue, on se sent lavée de ces obligations de se tenir debout, un papillon de nuit qui se débat vers le salut d'une halogène.
Il n'y a pas de mal à idolâtrer si on savait au départ qu'on crée des Dieux avec des bêtes, des masques, des masques, et que nous sommes sauvés de la noirceur du monde et des bombes et des griffes et des craintes simplement parce qu'on peinture d'auréoles imaginaires à des visages qui s'effacent dans les miroirs de nos consciences.

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