jeudi 29 août 2013

There's a limit to your care, so carelessly there




Un ancien déboire rapide écrit en une nuit d'insomnie. Je l'ai retrouvé dans mes tiroirs durant un immense ménage de ma piaule, probablement pour essayer de faire de l'ordre dans ma vie avant mon entrée à l'université.



There was once a little girl who just could not sleep
So she burnt nights out trying not to weep
Putting on fires in her brain until thoughts were gone
Then carelessly laying on her back waiting for dawn

She found little peace in bottles' empty limbs
From which she sought escape in sudden bizarre whims
Flooding memories away in bottomless drinks
Drenching useless hours in alcohol's black ink

Oh it wasn't she hadn't any friends
But they didn't make the road until the nightmare's end
She scattered them away like pennies in a river
Rapidly passed by her, as quick as a shiver

And tonight she'll munch yet another magic pill
In order to put to sleep her soul, halas still ill
Though the little girl is a grown woman now
Seems like for her, peace of mind's not allowed.






Je m'ennuie de mon petit con qui ne me répond plus après qu'on ait couchés ensemble aussi inutilement que la dernière fois. Je peux pas dire si c'est parce qu'il tient trop ou trop peu à moi.

jeudi 22 août 2013

When I was back there in seminary school, there was a person there who put forward the proposition that you can petition the Lord with prayer




La folie... Tu en as très peur, n'est-ce pas? Tu en as très peur, tu ne veux pas qu'elle t'approche, tu la tiens à distance tout en cherchant constamment à l'apercevoir pour t'assurer qu'elle est assez loin, elle est toujours près, et tu as l'impression qu'elle te regarde mais c'est toi qui la dévisage; à la craindre autant tu en viens à sacrifier cette sagesse couvée avec tant d'obstination sur l'autel inexistant d'un temple de rien que tu as construis pierre par pierre. Il faut accepter son savoir lorsqu'elle commence à nous étreindre, seuls, assis dans un coin d'une pièce sombre à s'emmêler dans le fil de nos pensées, fil d'or, d'argent ou noir, on s'en fiche, il ne faut pas se débattre, il faut la laisser nous apaiser, il faut accepter qu'elle nous bande les yeux pour qu'on ne voit plus qu'on est fou, la laisser nous envelopper doucement et se répandre dans nos veines comme une morphine imaginaire, ne pas essayer de la griffer, de la mordre, la repousser, car elle n'existe qu'en nous et alors c'est cette enveloppe inutile et profane que l'on déchire en tentant de recoudre nos synapses. As-tu déjà été touché par la folie, réellement, sans voile, ses mains de satin et ses lèvres de velours? C'est la caresse la plus sensuelle, la plus incroyable que tu ne puisses jamais accepter sans avoir rien d'autre à faire que de la laisser te traverser, peau, os, muscles, songes, elle ouvre la porte à tellement plus, il faut se laisser aller aux plaisirs interdits  et même oublier qu'ils l'ont un jour été pour goûter pleinement leur saveur, une figue aux Cieux de carton pâte. Comme sous la pluie, les bonnes apparences et le maquillage qui coulent pour creuser les orbites et la lune dans nos yeux et nos cheveux qui collent à nos joues mouillées et les vêtements trop chers trempés et les perles d'eau cousues à notre poitrine qui respire trop fort, et même en se traînant dans la boue, on se sent lavée de ces obligations de se tenir debout, un papillon de nuit qui se débat vers le salut d'une halogène.
Il n'y a pas de mal à idolâtrer si on savait au départ qu'on crée des Dieux avec des bêtes, des masques, des masques, et que nous sommes sauvés de la noirceur du monde et des bombes et des griffes et des craintes simplement parce qu'on peinture d'auréoles imaginaires à des visages qui s'effacent dans les miroirs de nos consciences.

dimanche 11 août 2013

We fade to grey


And I'm an ungrateful child with leaking mascara and depressing recurring thought, a blood-thirsty baby whining for her dose of daily despair, and I have no one to heal, no traumatized fucker setting stray cats on fire, no fucked up boy smoking cigarettes that I could at least try to understand. Hell, I don't even have a stranger in a darkened room to fuck without him giving a damn about what's my favorite kind of ice cream. I have no one, nothing.
I have absolutely, indubitably no other reason to hate my life than... myself.

dimanche 4 août 2013

She loves you, Leon

Photo: Alex Prager

Il y a ces moments/journées/semaines/mois/ans/vies où on n'a vraiment pas plus d'estime de soi qu'une miette de muffin aux raisins sous un meuble d'un appartement abandonné (en plus, la personne qui l'a acheté pensait qu'il était au chocolat). Et bien, ceci en est un, comparses.
Il est revenu hier, et j'ai moins de motivation à lui courir après que j'en aurais pour un triathlon après 6 ans d'alitement. Je n'ai pas envie d'aller me péter la margoulette chez lui pour le trouver avec la petite conne - qui ne l'est pas vraiment, non, qui est bien gentille, pas jolie mais gentille -, mais avec qui je ne sais pas interagir en sachant très bien que le mec qu'elle aime du plus profond de son petit coeur juvénile m'a lancé un booty call de l'autre côté de l'océan pendant qu'elle l'attendait, littéralement assise dans son appartement, durant un mois. (Ben non. C'était pas un booty call. Mais c'était un appel au fantôme de ce qu'on était et qu'on voudrait souvent redevenir, juste un peu, peut-être, parfois. J'vous mélange avec le roman que j'ai écris le 24 juillet, hein?) Le point étant, il est pas 100% honnête avec elle et je sais pas comment réagir. Ça semble récurrent.
J'ai également décidé de ne plus appeler, texter ou penser au monsieur qui se calisse trop de moi pour me répondre gentiment une fois sur cent. Ben criss, si tu veux me voir, ce sera toi qui me lâchera un coup de fil à une heure du matin, merci bonsoir. (J'ai encore plus peur qu'il ne veuille tout simplement plus jamais me voir que je crains qu'il ne réponde pas quand je l'appelle).
Je suis dépendante affective.
Aimez-moi, je suis en rupture de stock depuis un p'tit boute.
Et puis j'ai envie de rien. J'essaie de faire de l'art, mais les pinceaux me coulent des doigts tellement je suis flasque; je lis sur la signification des couleurs pour mon futur projet photo, et les mots me traversent le crâne sans faire de montagnes sur l’encéphalogramme; j'essaie d'écrire, et j'arrive juste à cracher ces conneries sarcastiques et douloureuses; je colle un sourire sur mes lèvres pour aller travailler, mais j'ai l'impression que tout le monde voit le tape dans la lenteur de mes gestes.
Je suis vraiment que de la merde aléatoire.
J'aimerais pouvoir être cette fille enjouée qui réussit à avoir ce qu'elle veut d'il y a quelques mois, pas cette loque qui se cache chez elle (et que personne ne veut voir, de toute façon.) J'ai honte de moi-même. Je m'ouvrirais le corps comme une enveloppe avec un couteau à lettres, mais je ne crois même pas que je crierais. Trop molle. Couper dans du caoutchouc.
Naomi Watts dans Mullholand Drive.
Ça s'est fini avec un pistolet dans la bouche, cette histoire là.