jeudi 6 juin 2013

Ne me laisse plus ici, ne me laisse plus cette fois même si je ne suis rien pour toi, même si je ne suis rien pour toi...



J'ai rêvé que je trouvais le manuscrit d'un livre pour enfant Folio Junior (avec le résumé en gras et tout le kit!) que j'avais apparemment lu dans ma jeunesse au fond d'une vieille boite de Rice Crispies. Il racontait l'histoire d'une petite compagnie d'enfants pauvres comme la galle qui vivaient dans les ruelles sales londoniennes et qui tombaient une nuit, par hasard, sur un homme inusité habillé de longs manteaux de tweed usé, aux gigantesques et rocambolesques chapeaux haute-forme et aux talons qui faisaient clac clac sur les pavés. Il devenait le chef de leur petite compagnie et à tous les soirs, il les faisait accéder à d'autres mondes tous plus étranges les uns que les autres; une fois il avait une couronne faite d'un nid d'oiseau. Il y avait de magnifiques aquarelles étranges, longilignes, du style des illustrations initiales de Through the Looking Glass, de grands lavis de lumières ocres et grises et terreuses et rouges comme le sable des Îles de la Madeleine, et le texte se finissait sur cette phrase précise (je vous jure que je l'ai écrite dès que j'ai ouvert l'oeil tellement elle était précise dans ma tête):
And in a few rabbit hops, he flew over the river bed and soon disappeared, reaching the stars where he'd lay a careful and wise eye on their small lives growing like mushrooms in a flourishing emerald glade.
En me réveillant, j'avais l'impression d'être Lewis Carroll.
Je me suis dis que je l'écrirais et l'illustrerais un jour pour les enfants de mes sœurs.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire