dimanche 26 mai 2013

I'm in love with the world through the eyes of a girl who's still around the morning after


Sacrée Loulou de la Falaise. Style icon.


J'ai passé une jolie journée.
Je me suis réveillée dans les bras du gentil monsieur, dans mon sous-sol, sur mon matelas mousse: ça commence ben. On a fait du pain doré (beaucoup trop) et des smoothies. On a écouté Foals en se répétant qu'on avait bien fait de payer 70$ qu'on n'avait pas dans notre poche pour aller les voir. Il est tombé dans un livre d'architecture. Et la vie allait pas pire du tout, même lorsqu'il est parti pour aller travailler, et que je l'ai quand même mis en retard, encore une fois. Zut de flute.
Après, je suis allée me sucrer le bec au Juju, j'ai déambulé dans les rues du Plateau avec C. (que j'aime tellement, Dieu, que j'aime tellement!), à chercher des petits nids de bonheur où habiter, à s'imaginer quelle serait notre boulangerie quotidienne et par quelles ruelles nous rentrerions à 2 heures du matin, avec monsieur R. (faudrait qu'il donne son accord pour ça: esprit, manifestes toi!).
Des fois, on passerait des journées de merde; quand tu reviendrais du travail et que tu aurais passé une de celles-là, je te servirais un verre de rosé dans une de nos coupes légèrement fêlée, on ferait la cuisine, on serait tipsy un mercredi soir et on enverrait chier ta boss du haut de notre balcon du 3ème étage. Mais la plupart du temps, je crois que la vie serait pas mal belle. J'investirais dans le café avant le shampoing. On aurait un barbecue, des muffins au pot dans mon petit pot qui vient de l'Inde, beaucoup de thé pour la fin de session et un code de loi affiché sur le mur en face de la porte d'entrée pour savoir quand il est légitime de se taper sur les nerfs. Jurisprudence, guys, jurisprudence.
Oh... Say yes.
J'ai vraiment envie de croire que je serai capable de partir cette année... Mais pour ça, il faudrait d'abord que je me trouve un emploi, ce qui sous-entend que je ne suis pas prête... Ergh. 
Mais bizarrement, cette envie irrépressible de quitter ce que je connais, même si elle semble si loin en ce moment, me fait sourire, aujourd'hui.
Je ne sais vraiment pas comment vous avouer ce secret inimaginable, ce secret qui casserait mes dents et me raclerait le palais tellement il veut que je le chuchote au monde, mais en ce moment, dimanche 26 mai 2013, 21:38, Montréal... Je crois que je suis heureuse.

2 commentaires:

  1. Dont' get too scared little girl, happiness isn't a disease... Even for writers

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    1. My kind of happiness never really lasts either, I guess.

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