dimanche 21 avril 2013

He takes off her dress, now, letting me go...


Phrase pour résumer mon année: Puisqu'on se lasse de tout, pourquoi nous entrelaçons nous?
Bertrand, Bertrand, j'aurais été honorée que ce soit moi que tu assassines, avec pareils bouquets de mots.


Je ne me sens rattachée à strictement rien, je me sens vide, vide de toute parole, vide comme un coquillage, vide comme ton coeur qui ne veut plus de moi.
Comme si, soudainement, le monde avait perdu sa gravité, et moi ma célérité. Je ne suis qu'une molécule qui vogue dans le néant de son absence de sens, un point dans une toile expressionniste, rien sans les autres, tout avec la couleur de mes envies.
Je me demande à quoi ressemblera mon été, à ce rythme là. Je ne sais pas si j'espère que tu déguerpiras ou non, au plus vite, vas les voir tes rescapés d'Hiroshima, d'où ça sort cette idée là de toute façon, t'es un petit connard et je m'en fiche tu fourres des fillettes fais-toi encore accuser à ce compte là tabarnack que je te déteste de m'avoir fait aimer si fort pour si peu.
Tu te remplis des autres pour te sentir moins creux, quand au fond, jamais tu n'es vraiment imprégné de leur présence: n'importe quelle âme comblerait bien les trous. C'est pour ça que dès qu'un des fantômes te quitte ou que tu t'en lasses, tu as tout de suite besoin de quelqu'un d'autre. Des visages, des figures, des figurants à effacer, des faces A, des faces B. Mais tu es criblé des balles de tes émotions, passées et présentes, des cicatrices des cigarettes éteintes sur ta peau, tant, que ce n'est pas étonnant que tes larmes coulent parfois de partout. Plein de fuite dans ton corps et ton coeur. J'aurais aimé essayer de te colmater à la place de toujours verser plus de sentiments dans la carafe fêlée que constitue ce récipient inutile qu'est ta bouche. Tu buvais les quelques compliments que je lançais parfois, sans essayer de comprendre leur source, sans voir que je les lisais contre ton corps aux stigmates d'argent.
Je ne peux aimer que des petits garçons brisés qui faisaient fumer les grenouilles. "Ça va mal!" Mignon.
Je ne suis plus capable d'écrire. Un coureur après le marathon de Boston.
Peut-être ne veut-on que ce qu'on n'a pas. J'ai une poignée de garçons magnifiques, un tout particulièrement, adorable, simple, facile comme j'avais appris à aimer il y a quelques années... Il reste quelques mois avant qu'il ne parte en Chine, quelques mois pour que je m'attache à lui comme le marin s’attelle à l'ancre nécessaire pour ne pas sombrer, comme l'écrivain se tache de l'encre nécessaire pour écrire ses maux éreintés... Mais je ne t'ai pas toi. Je n'ai rien de toi. Je n'ai même pas la vision oculaire de toi, même pas l'excuse de te voir pour me faire mal à ce que tu me manques. Alors je chiale ici.
Faire l'amour sur Inhaler: so can you not go away, just for one day? Juste une nuit. Au complet, par contre. On ne gaspille pas, les amis, chaque minute compte.
Je raconte des niaiseries sales.
J'ai des pensées gribouillées, toutes pleines de la suie de ces songes que j'essaie de faire flamber. Mais j'essaie d'aller chercher les meubles dans l'incendie après ça. C'est fucked.
CONTINUES DE FOURRER TES FILLETTES DE 2 ANS.
Mais nous oublions l'essentiel, chers camarades: Quels sont les facteurs ayant influencés le renouveau du nationalisme des années 70 en Écosse?
J'AI TELLEMENT HÂTE DE FINIR MA FOUTUE SESSION DE MERDE.
Vous savez, je suis bipolaire. Ceci explique cela.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire