samedi 16 février 2013

You always hurt the ones you love, the ones you shouldn't hurt at all


Je me fichais du fait que j'avais été le centre de l'attention d'une panoplie de garçons tous très sympathiques. Je me fichais d'avoir créé des tensions dans des amitiés anciennes. Je me fichais de la vodka brûlant ma gorge. Je me fichais de tout, sauf du fait que je n'avais pas été capable de t'adresser la parole et que c'était la seule chose qui importait, au fond, dans cette cuisine peuplée de jeunes déchéances à la libido dans le tapis. J'étais recroquevillée dans le fond de ma douche, à laisser le jet brûlant me marteler l'épiderme, la maigre clôture de mes bras autour de mes genoux afin de tenter d'empêcher ma poitrine lacérée de tousser mon coeur en purée, les orbites creux de l'encre de mon mascara, mes ongles enfoncés dans mes triceps et mes mémoires engoncées de ton absence. Pendant de longues minutes, mes sanglots couvraient même le bruit de cette pluie artificielle ne me lavant pas de mes fautes.
C'est là que je me suis dis que c'était peut-être du dénis que d'encore me faire croire que je ne t'aimais pas.

2 commentaires:

  1. "You know that saying you always hurt the one you love ? Well, it goes both way" ou quelque chose comme ça, dans ce cher Fight Club de Palahniuk.

    Tu l'aimes, et voilà. Welcome to your death : Love.

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    1. "Vous êtes amoureuse? Oh, Dieu, mes condoléances!"

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