mercredi 20 février 2013

'cause it's cold outside, when you coming home?



J'exalte mon affection pour ta curieuse figure de géant par chaque pores de ma peau, je me sens remplie de toi, remplie jusqu'au couvercle, remplie de tout mon creux, peut-être que c'est pour ça que toute cette émotion me déborde par les yeux?
Je ne sais pas comment expliquer, expliquer à quel point je t'aime d'une manière totalement irrationnelle, sans que mes neurones n'aient un mot à dire dans cette satanée histoire, sans que mon ancéphale ne puisse s'ériger de mur, rouspéter un peu... Comme il l'a si bien dit (/gueulé): "Il a été à tes pieds pendant 6 mois et c'est maintenant que tu décides de changer d'idée?" Et bien oui. Bravo, Manue la lanterne.
À quel point je t'aime d'une manière totalement spontanée, aussi. En l'espace de quelques mois, je suis passée de l'énervement de tes grands iris laqués de mon indifférence à une dépendance plus forte que celle que tu as pour tes cheminées à perdition. Tout. Tout, putain, putain de merde, tout de toi me fait rougir comme une gamine amoureuse: ta musique et tes tables de mixage, tes mille-et-un appareils photos dont je ne vois pas une *criss* de différence dans les objecitfs, vos blagues bidonnes entre mauvais garçons, la gentillesse dans tes menus gestes, tes foutus légumes et nos promesses de sushis en robe verte, tes souvenirs effrayants et tes ambitions anonymes, une perle de sueur à ta tempe et le frisson de mes dents contre ton cou, cette façon que tu as de relever uniquement un coin de ta bouche en souriant, tes cheveux toujours ébourrifés dans lesquels je jouais étendue sur ton oreiller, tes manches longues qui cachent les tapisseries de cicatrices de tes bras, chaque parcelle de ce corps prude dans lequel se bagarrent la plus niaise simplicité d'aimer vivre et une noirceur des plus dense que tu n'as jamais vraiment parvenu à éradiquer, je crois... Même ta dépendance, malgré le fait qu'elle m'inquiète au plus haut point, surtout que je ne fais que la détailler de loin.
Soupir. Fuck.
Le pire, c'est que je pourrais passer 400 pages à détailler chaque micro-souvenir de ton âme et que je n'aurais pas fini de ressasser, calice, je pourrais faire ma thèse de doctorat sur mon amour pour toi, en veux-tu en voilà, moi qui n'était pas capable d'articuler 8 lettres anodines haut et fort, moi qui rechignait à te donner mes lèvres en sachant que je devrais te les retirer!
S'il te plait... S'il te plait, parles moi au moins, une phrase, alcoolique, toxicomane, je m'en fiche, putain de merde. Je te le répéterai autant de fois qu'il le faudra, autant de fois pour que tu ne m'oublies pas.
Donnes moi au moins le droit de te faire lire la vérité de mes émotions dans les canniveaux de mon âme. Que tu puisses tracer du bout des doigts la trajectoire trouble de mes larmes et leur attraction magnétique à ton nom, et comprendre que dans le sillon de mon indécision, oui, il y avait la volonté de t'éviter, mais que le lit de la rivière tumultueuse de cet abandon tortueux m'emmène ici au bord de berges plus calmes en t'attendant (-drôle de métaphore, considérant qu'on a commencé notre histoire dans des draps).
Ce sera surement un peu douloureux, j'imagine, que de s'admettre que cette magnifique valse inutile ne fut pas exécutée aussi maladroitement parce que je ne t'aimais pas. Simplement parce que je suis une gamine fauchée, un peu mélangée, qui a de la misère à ne pas embrasser sans s'embraser.
Ça fait peur, à la longue, se briser de façon répétée.


I'm not in love
I'm not in love
I'm not in love
I'm not in love
I'm not in love
We are not in love
We are not in love
We are not in love

2 commentaires:

  1. Je te déteste profondément, parce que tes mots sont tellement beaux. Ça me crève de voir que tu ressentes tout ça et que le timing soit affreux, que la vie soit un vrai bordel. Ça fait longtemps que tu n'as pas posté : j'ose espérer que c'est parce que l'hors-texte est satisfaisant plutôt que parce que tu es noyée quelque part... Je pense que j'ai lu ton article mille fois, je l'ai fait imprimé. C'est ça que je veux, moi - toute cette douleur crue et cruelle d'amour insensé. Putain que c'est beau.

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    1. Tu es la plus gentille du monde.
      En fait, je n'ai pas écris depuis longtemps pas nécessairement parce que ça allait bien, mais j'étais en voyage dans la brousse sans internet.
      Mais honnêtement, je trouve ça atrocement réconfortant, dans tout ce merdier, de savoir que les mots plaisent au moins un peu (en fait je sais pas si ça plait si tu me détestes, haha, mais tout de même, on se comprend).
      Je te renvoies la pareille.

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