vendredi 11 janvier 2013

I'm tired feeling like I'm fucking crazy.










"Je voudrais juste qu'aimer arrête de me détruire. Je voudrais arrêter de m'attacher mal pi tout croche. [...] Je voudrais baiser ailleurs que dans l'eau du Styx."









Tu vois, je suis fatiguée de courir simplement pour m'essouffler, m'arracher les bronches pour sentir la brûlure de mon corps cassé, de m'enfumer les synapses parce qu'il n'y a rien d'autre à faire que de m'éreinter dans des émotions ambiguës qui, au final, n'aboutissent à rien.
Je ne m'ennuie pas trop de toi, de mes doigts dans tes cheveux, de ton caractère de merde et de tes intempéries adorables; ça aussi, ça s'essouffle - mes sentiments à ton égard, je veux dire. Je ne sais plus trop où j'en suis, comme toujours, j'imagine.
C'est étrange. Il y a deux semaines, je me serais encore pendue à ton cou pour que tu ne m'accordes que quelques secondes de ton souffle, pour que tu me soupires que tu ne l'aimais pas avant d'aller feindre de lui faire l'amour. Maintenant, tu admets ouvertement que tu n'en as rien à foutre d'elle, et moi, je m'en fous pas mal. Fais ce que tu veux, mon amour, fais ce que tu veux, tu m'as perdu à force de me retenir de t'aimer trop fort. On s'est vus une fois en onze jours et pour une durée succincte d'un lift au métro, et une fois assurée du fait que tu ne m'en voulais pas pour un épisode tout droit sorti de tes neurones, ça ne me dérange pas tant que ça.
Au contraire, je commence à me piquer des crises d'angoisses pour ton copain qui a fait son deuil de moi à l'autre bout de l'Atlantique. Je m'accroche à ses iris et je lui distribue du plaisir à qui mieux-mieux, et c'est la seule chose qu'il accepte de moi. Pas une miette de tendresse, pas une seconde d'émotions. C'est le monde à l'envers. Les plus beaux paradis sont ceux qu'on a perdus.
Au moins j'ai de bons copains. Des copains qui viendront prendre une bière ou quatorze quand je serai enfin en appart, des copains qui ne me lapideront pas le coeur par l'aléatoire de leur présence. Des copains qui me ressemblent.
Il me reste 6 mois à endurer de mon collège de merde. Ensuite, je gagne les auditoriums de l'éducation supérieure et je me perd dans ces marées humaines sans avoir une quelconque pression d'être un nom sur un - joli - visage. Je vis ma petite vie, et tant pi pour le reste. J'essaie d'exister comme du monde.
Je suis blasée de tout, j'ai envie de repos.
Et, vraiment étrangement, de voir le farfadet.
Ma tête est un capharnaüm.

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