mardi 15 janvier 2013

Indie Sad Diamonds



Texte issu d'automne 2011 (on comprendra pourquoi)
[...] Tu as saccagé ces murailles d'onyx qui encloîtrait mon coeur pour n'en laisser que gravelle dans laquelle éclats de verre, bouteilles d'illusions brisées, me lacèrent les ventricules et hachurent mes émotions agonisantes.
Je déambule entre ces habitations que nous avons démolis de nos yeux rêveurs et je ne peux trouver refuge que dans la ciguë de mes réminiscences que tu auras tôt fait de jeter au vent, poussières d'éphémères beautés, chaines de nacre dont tu te lasses. Je ne sais comment ne pas me réfugier dans tes bras forteresse, contre ton épiderme réconfort, j'ai oublié la douleur de n'avoir pas quelqu'un qui nous attend, quelque part, quelqu'un chez qui aller égarer ses heures en commun, quelqu'un aux yeux français; toi, chère déchirure dans la peau de ma renaissance que j'aime tant.

1 commentaire:

  1. C'est comme si tu avais le coeur en suie, le coeur à la déroute de toute raison, enlisé dans la folie, dans l'amer des jolies choses qui finissent en morceaux. J'ai l'impression que c'est moi parfois, que c'est lui d'autre fois, j'ai l'impression que t'es ton propre labyrinthe, ton antidote et ton poison. Peut-être bien qu'on va crever, peut-être bien qu'ça nous attend au coin d'un boulevard traquenard en suspend. J'sais pas. C'est bien le pire non? Être ce truc pris dans la fureur des vents et qui attend la chute pour sentir de nouveau le dur contre les côtes.

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