vendredi 4 janvier 2013

Comptine pour enfant



"Je t'aime."
"Tu es une petite conne."
"Je sais."

Tu restes adorable, gamin à la top à une patte, à la bière dans l'autre, impensable et impertinent cabotin aux remarques déplacées et aux blagues parfois trop basées sur la vérité pour que le mur de plexiglas de mes sourires ne se fende pas... Mais je suis fatiguée d'être si éprouvée à force d'être, point.
Je me sens un peu comme dans ce texte qui faisait défiler les heures... Mais je ne lèche pas encore les coulisses de vin contre les courbes langoureuses d'une coupe sale.
J'ai à la fois envie d'être déplorable, boire jusqu'à en être malade et oublier de nouveau les noms et les convenances, envoyer chier le pape, le premier ministre et le vidangeur, déballer tous mes secrets littéraires les plus enfouis dans ma chaire pour les recracher comme des organes sur l'autel sali de vos bienséances... Et en même temps, je me languis d'une sérénité qui écho dans mon âme tout le vide de mon corps, oh, je voudrais tellement pouvoir me blottir quelques heures dans ce nirvana de chaleur humaine, de bras de fortifications dont le loquet des doigts clos le pont-levis. Commence le siège de ma folie, protégé par l’ivresse de ma dépendance affective.
Nous pourrions être bien ensemble, pas vrai? Il faudrait simplement que j'apprenne à t'aimer dans tous tes défauts. Je ne sais pas si de me cacher dans l'ombre d'un mec qui fait passer des buvards de l'autre côté de l'océan est la meilleure des choses étant donné la précarité de ma santé mentale...
Je préférerais me caser avec quelqu'un qui se calme -là, tu vas te calmer!-, qui veut jeter l'ancre pour un certain temps, avec qui partager mon encre, peut-être, et un oreiller, s'il-vous-plait... Quelqu'un qui aurait quelque chose à dire lors de mes soupers de famille... On sait tous de qui je veux parler, huh... C'était un rêve complètement halluciné, cette rencontre.
Mais je ne suis probablement qu'une étincelle de curiosité qui a germé dans une nuit banale d'alcoolisme et de découvertes; il a l'air du genre à suivre les feu-follets, bien qu'il ne s'y perd pas.
Je suis un peu mélangée dans ma tête et dans mon coeur, un peu paranoïaque sur tout.
Il faut que je fasse du sport et que j'arrête de manger du sucre et de boire de l'alcool.
L'alcool c'est mal, les enfants.
Je devrais créer une mascotte qui s'appelle Booze et qui est complètement hideuse et elle viendrait s'inviter dans des partys de préadolescents pour les prévenir des dangers des jeux de jambes en l'air imbibés de 40% et des gencives noires du crystal meth. Ça ferait un tabac, watch out.
Je me déteste, Dieu, je me déteste, et personne ne m'aime, et c'est très bien. Ça faisait un bout de temps que je ne l'avais pas sortie, celle-là!
Je me mange de l'intérieur. Une chaussette à l'envers.
Je me demande couramment ce que les gens diraient de moi s'ils avaient à me définir, surtout sur ce blog. J'ai l'air d'une apocalypse à n'en plus finir, et je le suis, fort probablement, mais je ne peux pas presser les boutons de fleurs de mes sourires dans ces pixels comme on les écraserait dans un livre qui sent bon le vieux papier...
Je ne sais tout simplement plus où j'en suis. Pourquoi cette peine en vaudrait la peine, tous ces hématomes, tous ces faux-pas, tous ces hécatombes sous les draps?
Pour vivre, mademoiselle, pour vivre.
Merci Alfred.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire