jeudi 6 décembre 2012

Nocturne in C# Minor


......................Chronique loufoque de pensées éparpillées.


Théâtralité de conneries spontanées et inachevées!
"Vers sans fin, nuit sans lune", comme je l'ai déjà écris dans un poème intoxiqué quelconque.
J'ai tellement hâte de finir Les Noces pour le faire lire à quelqu'un, Jesus Christ.
J'ai aussi plein d'ambitions de photographies ces temps-ci. Des beautés de nymphe englouties dans l'eau d'une baignoire à pattes, en sous-vêtements couleur chaire, aux joues carnées et aux paupières creusées de maquillage qui coule en rigoles moroses loin de leurs orbites azurés, tenant entre leurs doigts au vernis à ongle écaillé des bouquets de fleurs séchées dont les pétales fanées flottent mornement sur la surface statique comme une mer d'huile; un homme aux cernes violettes habillé d'un complet propre aux boutons de manchette rouges, assis à une table de bois rude et sec, tenant dans chacune de ses mains deux couteaux de grandeurs différentes, avec une bavette d'un blanc immaculé éclaboussé d'une grande tache purpurine et, en face de lui, dans son assiette, une pomme grenade éventrée; une fillette assise sur un banc de métro, l'air désespéré, avec un sac de pommes renversées lui ayant vraisemblablement glissé des mains. Des travestis qui fument des cigarettes de Popeye. Je vais vous écrire des belles dissertations sur le pourquoi du comment.
Un copyright bien gras sur toutes ces jolies conneries, au cas où un jour, j'aie l'argent de m'ouvrir une galerie! Vous viendrez y exposer des trucs divers et boire du mousseux bon marché pour qu'on discute de ce moment où on ne se connaissait que derrière nos mots, ce sera rigolo.
J'ai recouvert une gigantesque toile inachevée de Gesso. C'était une petite funéraille à coup de pinceau industriel. Je crois que je vais la remplacer par une représentation imagée de The Partisan. Ou n'importe quoi. Des larmes en papier de soie.
By the way, guys, même si ça risque d'être compliqué puisqu'il est rendu à 78 ans, si vous avez une infime chance d'aller voir Leonard Cohen en spectacle, Dieu, saisissez-la, saisissez-la, je vous en prie! Famous Blue Raincoat était sereine, et douloureuse, et touchante, et belle à en crever.
J'ai fini mes cours. J'ai foiré mon travail final de 30% en politique. S'pas grave, au moins j'ai fini.
Parfois, je me prend à croire à ce que tout le monde dit - que j'ai l'air d'une enfant parfaite vu de loin, une fillette qui s'habille en jolis vêtements, qui a des cheveux aux reflets roux et dont les boucles éparpillées respirent la liberté, qui tente d'avoir une conscience sociale et qui réussit la plupart du temps en essayant de travailler sa sagesse, qui parvient à avoir une vie sociale tout en se tapant des 90% malgré ses crises d'angoisses cachées sous le couvert d'appels téléphoniques apeurés, qui a du vécu, un ex avec des bras en tapisseries, des cicatrices sur le corps et des scarifications au coeur, et qui est touchante à en mourir pour toutes ces raisons.
D'autres fois, je me regarde et je me dis que le gris souris de l'antique complet d'un comptable retraité a plus de vie, de vécu et de valeur que moi.
En ce moment, je ne sais pas trop où je suis sur l'échelle de Richter de mes délibérations personnelles.
J'ai relu la première version de mes Chroniques de la folie sentimentale (les textes les plus marquants que j'aie écris entre l'automne de 2010 et l'été 2011) et, vraiment, c'est abattant à en mourir; chaque mot est un maux qui pèse sur les pupilles, qui baisse le regard et serre le coeur. Vraiment, je me demande comment j'ai survécu jusqu'ici si chaque de mes rubriques existentielles sont des odes à la Faucheuse et des dépréciations de la valeur quotidienne de nos jeunes jours dégénérescents. Suis-je encore aussi suicidaire, nom de Dieu? J'aimerais tellement croire que je vais ne serais-ce qu'un peu mieux pour me dire que je ne suis pas qu'un poignard dans les coeurs pixelisés de lecteurs anonymes...
J'aimerais parfois semer quelques graines d'espoirs dans les champs stériles des campagnes mentales adulescentes.
- Précision à faire: oui, adulescente est un mot valise, pas une erreur d'orthographe récurrente chez moi. Voilà, mon honneur est sauf. -
Pour finir cet article sans queue, tête ou tout autre membre utile à la survie de l'humanité: Chopin est une linceul de douce dentelle noire pour les tympans, une liturgie funèbre pour les âmes nobles et agonisantes.

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