mardi 4 décembre 2012

Like the coldest winter chill, heaven beside you, hell beneath.



J'essaie tant de comprendre, si tu savais, j'essaie tant de comprendre... Plus encore, d'être forte et d'accepter tout simplement, tout bêtement que les sentiments s'envolent comme des confettis au vent, qu'il ne faut pas essayer de saisir toutes les parcelles de paillettes qui nous éblouissent pour un instant et dont la magnificence est ensuite déchiquetée par le mistral de Chronos... 
Mais tu ne me rends pas la tâche très facile, surtout lorsque je suis collée contre toi, que je pourrais jurer atteindre cette étrange et sereine stabilité émotive, cette envie irrationnelle pour la petite apocalypse que je suis de laisser tomber les valises et d'apprendre à vivre de façon statique... et que je songe au fait que cette vie commune, tu en as fais la promesse à une autre.
Je ne comprend pas exactement ce que je veux non plus, pour être honnête. Ce n'est pas vraiment moi, cette envie d'avoir quelqu'un dans ma vie non pas à l'impératif du présent, pour unir les peaux, pour coudre les songes, mais à long terme. Pouvoir rester avec la même foutue entité pour des mois, des années lorsqu'on apprend à l'aimer au quotidien dans toutes les micro facettes de son être.
Le sourire de contentement qui erre imperceptiblement sur ses lèvres lorsqu'elle déguste un plat qu'elle adore, les cernes qui teintent d'un lilas touchant la bordure de ses yeux brodés de la dentelle de ses cils sans mascara lorsqu'elle se lève après une nuit de nacre, la seconde qui fait déborder la marmite sur le feu de ses émotions avant qu'elle ne fonde en larmes, la couleur et la texture de ses plus vieux et horribles soutifs, son écriture chevrotante lorsqu'elle a un peu trop bu, l'éclat de son teint lorsqu'elle est malade et sa marque de thé favorite, tous ces infimes traits de pinceau qui créent le portrait pointillistes de son existence...
Bordel de merde.
Non, ce n'est pas vraiment moi, je suis meilleure pour m'échouer dans les couvertures et prédire les départs hâtifs, je suis meilleure pour faire sourire et briser la colonne vertébrale de l'attachement que les autres me portent avec un faux-mouvement trop brusque alors que je leur caresse la nuque. Je n'ai jamais vraiment appris à aimer comme du monde, j'ai fais un stage d'accord, mais ce n'était que trois mois. Trois mois, ce n'est pas assez pour parvenir à se convaincre de sa propre valeur sans avoir besoin de se le faire prouver à chaque détour de regard.
Ce n'est pas toi, bien sur, c'est une évolution dans ma pensée, et tu coïncide par hasard avec cette phase étrange et désagréable...

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