samedi 10 novembre 2012

The hobbit's soundtrack



Un jour, je vais compléter cette pièce et elle sera complètement malade mentale.
Vous viendrez la voir en grand nombre lorsqu'elle sera montée au TNM, deal?

« Ophélie, ma magnifique Ophélie,
Mon amante de taffetas et de guipure,
Mon enfant aux sourires sucrés et au regard d’azur,
Sédatif de mes douleurs si éloignées de tes rêveries espiègles,
Lolita dont, par quelques chances fortuites, on m’a donné la chance d’effleurer du bout des phalanges l’épiderme frémissant alors que les bouquets de ses songes adultes fleurissaient à peine…
Beauté opaline sans âge, présence diaphane,
Je ne saurais jamais dire tout ce que tu es pour moi.
[...]
Nos corps s’épousent dans une chorégraphie de hasards et de doutes, et pourtant s'emboitent avec une exactitude décimale dans un casse-tête d’éclats d’âmes complémentaires recréant la fresque baroque de ce curieux amour.
[...] 
Tu m’as donné envie de cette vie paisible que je n’avais qu’entrevu en tant d’années sans vouloir y porter attention,
Tu as donné à ma plume la légèreté que mon encre d’ébène n’avait jamais réussi à transmettre,
[...]
Je ne saurais partir sans t’adresser ces quelques sanglots.

[...]

Ta beauté arrogante me nargue et me tiraille comme je tente de la posséder, quand toujours tu te désistes à mes yeux désireux dans un éclat de rire qui m’ouvre le corps,
Ta beauté tranche mes yeux, ta beauté broie mon cœur, ta beauté me domine et m’avilis et me fait esclave de son sacre. Opprimé de ton charme insurmontable, dans la boue.
Tous mes mots sont asservis aux louanges de tes iris, si bien que mes phrases ne s’enfilent plus lorsque tu n’es plus là pour guider leur ton. Michel-Ange soudain incapable de peindre sans modèle, Mozart aux doigts coupés.
Petite catin petite catin petite catin petite catin!, poésie putride de fleurs baignant dans le sang de ton sexe, je te hais du plus profond de mon âme tachée d’encre.
Tu n’auras fais que débourrer de mes veines souffrance, souffrance, souffrance et colère, me saigner de toute existence propre à moi, de toute essence personnelle.
Je suis un parfum translucide et sans odeur lorsque tu ne daignes pas l’appliquer sur ta peau diaphane.
[...]
Jamais je ne parviendrais à oublier que je t’aime, que je t’aime, tellement que je te déteste.  »

© FOLIES....................


1 commentaire:

  1. Je t'en pris, donne-moi l'horaire des représentations ! :)

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