lundi 26 novembre 2012

I'll describe the way I feel, you're my new Achille's heel

Je t'ai engueulé, en bonne et due forme, j'ai craché toute cette hargne qui stagne au fond de mes ventricules, de mes petits sacs d'air roses, qui m'étrangle lentement, fibrose kystique, bientôt je vais me noyer dans tant de souffrances opaques et denses comme le goudron de ma démence. Embourbes sentimentales.
Tu ne reviendras pas t'excuser pour l'erreur que tu as commise. Tu es légitime, après tout, de faire tout ce que tu fais. Je m'en calice. C'est une petite boutade, si vous n'aviez pas compris, je me trancherais les veines tellement je m'en veux de te repousser, mais tu es toxique, toxique, toxique, presque autant que mon spectre.
Je te déteste tellement, tellement de me faire si mal, intentionnellement, de manière tout à fait détachée de cet imbroglio sentimental, comme si tu n'en avais rien à foutre, parce que tu n'en as rien à foutre, probablement, et que moi je me dépèce l'âme pour pouvoir mieux te serrer dans mes bras dans son empreinte de cellophane.
Je suis une malade, une vraie, et j'ai toujours peur que les gens s'en rendent compte graduellement, comme des roues dentelées qui se crinquent sans possibilité de retour en arrière, et à un certain point, il y a une étincelle dans les engrenages et j'explose niveau bombe H, je ruine tous les individus qui se sont par hasard approchés de moi pour me tendre la main ou voir si j'avais un tic tac entre les doigts, comme au Vietnam, on ne s'y attend pas, on ne s'y attend pas, et bien je vous bousillerai, calice, j'en ai plus rien à foutre de vous, et je pleurerai beaucoup, et je ne suis qu'un petit tas de douleurs qui tient ensemble parce qu'on a mis des clous.
Les gamines paradoxales et les enfants terribles.
Je suis impossible à aimer, je suis bien trop fragmentée.
Ah, et mon fantôme aux bras de tapisserie se sucre le nez jusqu'à en oublier son nom. Allons faire semblant d'écouter les Muppets sous ses couvertures.

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