vendredi 23 novembre 2012

Beat the Devil's Tattoo








J'ai des schèmes relationnels récurrents.
J'ai des émotions récurrentes.
Hell, j'ai même des phrases récurrentes.

Je ne suis pas une vraie artiste, sacripant.









Argh, je suis dans la merde.
Pourquoi ?
Parce que je suis accro à toi. Big Time.
Et que tu n'en vaut pas la peine.
Pourtant, j'aime ton rire répétitif, j'aime la manière dont tes doigts insistent contre ma peau dans des situations absurdes où ils n'y ont pas droit, j'aime être étendue dans ta voiture à écouter de la musique trop fort... J'aime même à quel point tu es un malade mental qui fait flamber tout ce qu'il trouve.
Et tu sais absolument à quel point je tiens à toi, et tu te fais un plaisir malicieux tout simplement dégueulasse à me le murmurer doucement au visage, tes lèvres à quelques centimètres des miennes, ton souffle contre ma bouche qui avale toutes tes paroles, toutes tes intempéries à la con presque sans broncher, juste pour pouvoir goûter une seconde fois, une dernière fois, l'exclusivité de ton attachement à moi avant que tu ne me tournes le dos pour l'enlacer, elle. Elle que tu n'aimes pas, elle que tu méprises même par moment, mais elle qui t'avoue ouvertement qu'elle t'adore, qui te court après.
J'ai envie de te faire tellement mal, simplement parce que je pourrais, parce que je sais que tu m'observerais avec une pointe de jalousie, que je tendrais les fils entre vous deux, vous trois, vous quarante, je m'en fiche, ce que je veux voir, c'est cette lueur caractéristique que j'ai déjà éveillé au fond de tes yeux, une frustration inavouable et indécente de souhaiter prendre sa place alors que tu devrais être contenté de ta petite catin et ne pas vouloir foutre en l'air cette relation funambule. Et je sais que je le pourrais, aisément... Oh, tu n'as même pas idée de l'ampleur de toutes les douleurs que je pourrais aviver au fond de tes ventricules.
Tu n'as pas idée non plus de mon envie pratiquement irrésistible de faire frémir ta peau, d'un désir si intense qu'il en devient pétrifiant, qu'il vient brouiller mes repères et fait dangereusement tanguer mes inhibitions, plus encore que les ventres vides de ces bouteilles cassées sur le carcan de givre des rues en Novembre. Je convoite tellement chaque fibre des muscles de ton corps, je suis tiraillée par ce besoin incohérent de marquer tes trapèzes du sceau de mes dents et de laisser contre tes obliques la brûlure persistante de mes lèvres. Je te veux, mon Dieu, je te veux tellement, même si tu n'as rien d'attirant à proprement parler; je n'y peux rien, toutes les facettes de ton corps semblent aimantées à mes prunelles, à ma bouche entrouverte, à ma langue en suspens en l'attente de tes mots... Et je crois avoir le droit d'affirmer que toi aussi.
Pourquoi ne pas se le permettre? Tu devrais bien te l'avouer à toi-même. Comme il m'a déjà dis, "donnes-moi cinq minutes et je te jure que tu ne pourrais plus te passer de moi."
Putain, putain, putain... Ce genre de soirée où tu es totalement consciente que tu vas te foutre en l'air et faire des tas de conneries, mais que tu en as tellement envie que tu ne peux pas t'empêcher d'aller débourser pour cette bouteille de rhum dans laquelle noyer ces erreurs alcooliques.

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