vendredi 12 octobre 2012

Children walk on both hands while man still learnin' to crawl


Children walk on both hands
While man still learnin' to crawl
Children fucking blowin' up malls
Grown men fucking blow-up dolls




Il n'y a plus aucun humour au niveau de mon attachement.
Peut-être que c'est moi, la petite catin qu'il a aimé dans l'encrier de la nuit, au creux de nos enclaves digitales, dans les secrets de ma bouche effleurant non intentionnellement le grain de beauté ponctuant l'épiderme lisse de son cou... Peut-être que c'est moi, ce mirage d'émotions trop rapidement sublimé pour être avoué, la comptine possiblement amoureuse articulée au milieu d'un ouragan avec le raffut du mutisme équivoque, on voit les lèvres bouger mais on ne perçoit pas les sons, n'importe quelles syllabes pourraient être gobées par le carnage auditif ambigu... Alors on prend la main de celui à côté de nous et on y trouve notre compte, on oublie les contes trop compliqués où les princes ont les oreilles percées et où les demoiselles portent des jarretelles sous leurs jupons.
Je ne crois pas pouvoir nier qu'il y a eu quelque chose. J'aimerais seulement pouvoir m'étourdir dans les méandres de l'alcool, me griser assez pour lui dire à demi-mot les vers sentimentaux qui me trouent les ventricules comme une passoire de prose, avant qu'il ne soit trop tard, avant qu'il n'ait finalement scellé sa relation.

J'ai envie de passer mes doigts dans tes cheveux moutonnés.
J'ai envie de donner beaucoup de moi, sans nécessairement vouloir recevoir quoi que ce soit. Me perdre un petit peu peut-être dans les méandres de mon affection.
Il me manque, il me manque, il me manque... J'en serais malade. Peut-être le suis-je.
Mais peut-être aussi suis-je à fleur de peau dû aux trois heures de sommeil cafféinées que j'ai dans le corps.

2 commentaires:

  1. Très joli ce tableau! Tu as une idée de qui il est ? (:

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  2. Ça fait mal tellement tu écris bien.

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