mardi 30 octobre 2012

P't'être que demain ça ira mieux mais aujourd'hui, ma vie c'est d'la maaarde



Conjuguons, les enfants!

Je t'aime
Tu m'aimes
Il m'aime/elle t'aime
Nous nous aimons
Vous vous aimez
                 C'estd'lostiedemardecettehistoirelàdecalice.

samedi 27 octobre 2012

La valse sentimentale


Esti que ye t'aime.
Je suis séquelle comme dix et probablement amoureuse par-dessus le marché.
Imaginez-vous le niveau de gaga stupide?

vendredi 26 octobre 2012

Triangle walks



Tout m'avale. Quand j'ai les yeux fermés, c'est par mon ventre que je suis avalée, c'est dans mon ventre que j'étouffe. Quand j'ai les yeux ouverts, c'est par ce que je vois que je suis avalée, c'est dans le ventre de ce que je vois que je suffoque. Je suis avalée par le fleuve trop grand, par le ciel trop haut, par les fleurs trop fragiles, par les papillons trop craintifs, par le visage trop beau de ma mère. Le visage de ma mère est beau pour rien. S'il était laid, il serait laid pour rien. Les visages, beaux ou laids, ne servent à rien. On regarde un visage, un papillon, une fleur, et ça nous travaille, puis ça nous irrite. Si on se laisse faire, ça nous désespère. Il ne devrait pas y avoir de visages, de papillons, de fleurs. Que j'aie les yeux ouverts ou fermés, je suis englobée: il n'y a plus assez d'air tout à coup, mon cœur se serre, la peur me saisit.
L'avalée des avalés, Réjean Ducharme


Tu fais mal à chacun de mes neurones, en ce moment.
Je me vautre dans les bulles de mojito issues des talents de ma soeur en cuisine moléculaire, je m'engourdis déjà l'encéphale alors que je n'ai même pas encore passé le pas de ma porte, et puis ensuite j'irai siroter quelques bières, probablement me caler quelques shooters, sans ton visage, sale spectre de merde. Nia nia, tu as insinué une seconde que je n'étais pas capable de vivre sans toi, et bien évalues par toi-même, regardes dans ces preuves aussi coupantes que les tessons des bouteilles que je fracasse contre ma conscience morcelée, cela fait un mois qu'on n'est pas sortis ensemble et calé jusqu'à en oublier nos noms, cela fait un mois que nos doigts ne se sont pas confondus dans les méandres alcooliques des nuits de nacre tachées de l'encre de mes synapses littéraires, à trois heures du matin, quand la boisson stagne dans mes membres et que des larmes amnésiques lestent mes paupières d'un sommeil épais et épuisant.
Je te déteste, je te déteste, je te déteste, parce que tu ne m'aimes en rien et je me tues à tenter de trouver dans tes sourires et nos conversations téléphoniques jusqu'à l'aurore une quelconque signification de ton attachement aveugle. Je te le répéterai autant de fois qu'il le faut, autant de fois pour que tu ne l'oublies pas. Ou quelque chose comme ça.
Tu as dessiné une bague ideuse à mon annulaire gauche et je la dévisage sans savoir si le sourire gaga qu'elle me colle aux lèvres vaut réellement toute la douleur que sa mièvreté me procure. Nous sommes unispar les liens délibiles d'un stylo bille imbécile, victimes de l'ennui qui t'assailles lors de nos foutus cours de merde.
Je déteste tout le monde, toi tout particulièrement.
Je ne suis pas faite pour les rapports sociaux. Je me tue à trop aimer les gens, ça ne sert à rien et j'ai envie de me suicider râre. J'adore trop fort, trop violemment pour être capable d'endiguer ma nécessité de lire dans les yeux d'autrui le même attachement. Bien sur que c'est impossible de m'équivaloir, I'd die for anybody, sacrament.
Stupide comme c'est, je m'ennuie aussi du moment où j'avais l'impression que le Surhomme m'appréciais réellement. Je ne lis qu'une indifférence exemplaire dans tous ses menus gestes. Moi, c'est certain que je serais tombée amoureuse s'il y avait pu se passer une étincelle de folie. Keep the streets empty for me, also known as I'm laying down eating snow, tsé.
Les pulsions, c'est pas excellent, Friedrich. La preuve: regardes-moi. Je suis déplorable à voir, torturée, roulée en boule à cause de ces conneries dans ma tête.


J'ai envie de prendre soin de lui. Passer mes doigts dans ses cheveux bouclés et lui répéter que tout va bien se passer, réussir à rendre l'inacceptable davantage possible, changer le poison en nectar moins âpre qui coule dans sa gorge pour y engloutir les rires, élixir dont il n'aurait pas besoin de noyer le goût dans la tiédeur réconfortante du fort.
J'ai envie de pouvoir passer une nuit entière seulement à le veiller. Comme un enfant. Voir quelques larmes perler au coin de son oeil, qu'il murmure de ces secrets qui ne se sont glissées à mes oreilles que dans les moments les plus étranges de notre solstice, devienne ce mioche que je déteste à la fois mais qui m'attendris au plus haut point, tant que je ne peux plus lui en vouloir de poser chaque de ses mots teintés de jugement, énoncer chaque de ses commentaires désobligeants... Lui flatter doucement le dos, jusqu'à l'aurore, mes doigts frôler imperceptiblement sa peau douce, recenser ses grains de beauté, tomber endormie une heure ou deux peut-être, me réveiller pour voir qu'il est encore assoupi...
Je ressens la plus intense des tendresses à son égard, j'ai envie de le protéger de tout ce qui menace son précaire équilibre mental, prendre sur mon dos tous ces poids qui s'accumulent sans qu'il n'ait la force d'en soulever aucun. Dieu, j'ai envie de prendre un taxi à 4h du matin pour aller voir s'il est correct à l’hôpital  s'il a besoin d'un café, d'une remise en question.
Je ne demande même pas à pouvoir l'embrasser. Juste pouvoir être une partie essentielle de son monde me suffirait.

Mais ce weekend, il sera complètement défoncé, désemparé, il criera, il sautera n'importe où parmi ce carnaval de grotesques personnages, âmes juvéniles désabusées se vautrant dans la drogue, le sexe, l'alcool, le suicide stroboscopique, jusqu'à 6 heures du matin, quand débordent sur les boulevards les centaines d'épuisés en descente, incapables de fermer l'oeil et trop abattus pour regarder le monde à travers les mêmes pupilles.
Et aujourd'hui, je l'ai détesté tellement violemment de ne pas assez m'aimer que je fouterai toutes ces espérances déçues aux vidanges pour me réconforter dans l'étreinte de son copain.
Moche comme ça, la fille, oui.

samedi 20 octobre 2012

We're acting really though like the world belongs to us, 'cause it does, yeah it must



Et bien ils ont réussis.
Ils sont parvenus à nous faire croire que la vie ne passait pas assez vite si elle n'était pas glissée à la cadence d'une carte VISA: transaction refusée, veuillez recommencer. Si on n'a plus le sou dans nos coffres forts mentaux, qu'est-ce qu'on fait, dites moi? Ma marge de crédit sentimentale est saturée, je ne veux plus en prendre, je ne peux plus en prendre.
Pour noyer les peines de ces miroirs brisés nous renvoyant des reflets charcutés par leurs angles cassés, on s'achète de belles fringues de marque, qu'on porte la nuit pour ne pas qu'elles contrastent trop avec notre teint blême et nos cernes mauves, des lambeaux de dollars qu'on érafle bêtement en trébuchant sur les pavés du centre-ville à la sortie des bars, qu'on tache de quelques gouttes de sang en tentant de panser la gueule de copains trop bourrés pour ne pas se tomber dessus, qu'on abime à dégrafer trop rapidement pour sentir plus rapidement le contact de la peau de l'autre... On paye pour l'oubli déversé dans nos gorges en une brûlure amnésique rendue nécessaire, on débourse pour effacer les soupirs échos au milieu de ces nuits aussi empourprées que nos moues d'enfants terribles, pour gommer nos mémoires d'un laque plus opaque que l'onyx de nos cils...
On adule des photographies débiles de corps léchés, se remonte les seins, bombe le torse, rentre le ventre, grime le visage de poudres, de crèmes, de crayons, de baume, camoufle les formes, exhibe les muscles, ment, ment, ment à nos miroirs pour croire, au moins quelques secondes, que nous sommes réellement cet oasis de perfection virtuelle...
On se grise des épidermes imparfaites mais on déteste nos propres peaux de chagrin.
Le sexe: le plus beau mirage de proximité humaine jamais inventé, le leurre le plus populaire pour nier la solitude froide via la tiédeur des corps. Nous nous détestons pour des images kaléidoscopiques, irréalistes, dégueulasses...
Je sais, je l'ai déjà dis, mais je le répéterai: il aimait Big Brother.
Alors je bois pour oublier que je suis un bordel émotionnel de la pire espèce, que je n'ai pas réalisé à temps ce que je voulais et qu'aujourd'hui, s'il est trop tard pour sourire de bonheur, j'ai peut-être encore quelques heures pour rire méchamment de mes talents infâmes de bourreau des sens.
Je voudrais le déranger, au plus haut point, car je sais que mes escarmouches physiques et sentimentales le perturbent un minimum, et qu'avec toutes les crises que je lui piquent, moi, ce ne serait que la monnaie de sa pièce que d'être un peu ronchonnant pour une nuit en sachant que je sable le champagne avec son copain. Mieux encore! Que je puisse le dénigrer pour les tatous de mon fantôme.
J'en mourrais de vicieuse satisfaction.
Ou alors on règle tout ça à l'amiable si tu m'embrasses sur le front et qu'on recommence ce jeu de passe-passe ridicule.

samedi 13 octobre 2012

And there's no promises of peace or of happiness


Then won't you tell me why
You live like you're afraid to die
And you'll die
like you're afraid to go?

Maybe life is a song
But you're scared to sing along
Until the very ending

..............................................................Life is a song, Patrick Park



Ayoye...

vendredi 12 octobre 2012

Children walk on both hands while man still learnin' to crawl


Children walk on both hands
While man still learnin' to crawl
Children fucking blowin' up malls
Grown men fucking blow-up dolls




Il n'y a plus aucun humour au niveau de mon attachement.
Peut-être que c'est moi, la petite catin qu'il a aimé dans l'encrier de la nuit, au creux de nos enclaves digitales, dans les secrets de ma bouche effleurant non intentionnellement le grain de beauté ponctuant l'épiderme lisse de son cou... Peut-être que c'est moi, ce mirage d'émotions trop rapidement sublimé pour être avoué, la comptine possiblement amoureuse articulée au milieu d'un ouragan avec le raffut du mutisme équivoque, on voit les lèvres bouger mais on ne perçoit pas les sons, n'importe quelles syllabes pourraient être gobées par le carnage auditif ambigu... Alors on prend la main de celui à côté de nous et on y trouve notre compte, on oublie les contes trop compliqués où les princes ont les oreilles percées et où les demoiselles portent des jarretelles sous leurs jupons.
Je ne crois pas pouvoir nier qu'il y a eu quelque chose. J'aimerais seulement pouvoir m'étourdir dans les méandres de l'alcool, me griser assez pour lui dire à demi-mot les vers sentimentaux qui me trouent les ventricules comme une passoire de prose, avant qu'il ne soit trop tard, avant qu'il n'ait finalement scellé sa relation.

J'ai envie de passer mes doigts dans tes cheveux moutonnés.
J'ai envie de donner beaucoup de moi, sans nécessairement vouloir recevoir quoi que ce soit. Me perdre un petit peu peut-être dans les méandres de mon affection.
Il me manque, il me manque, il me manque... J'en serais malade. Peut-être le suis-je.
Mais peut-être aussi suis-je à fleur de peau dû aux trois heures de sommeil cafféinées que j'ai dans le corps.

mercredi 10 octobre 2012

Motion City Soundtrack


J'ai envie de serrer ma petite carcasse d'espoir et d'estime dans les bras de géant de l'automne.
Aimez-moi, envolées impressionnistes de safran et de purpurin, je ne sais plus exister dans le regard des autres, alors peut-être que de me perdre dans la nature, sans aucune glace pour y mirer ma décadence, ça me permettra d'oublier mes cicatrices...
Je vais mourir d'un cancer du foie déclaré à 45 ans et qui me mangera quelques vingt années plus tard.

lundi 8 octobre 2012

We're children of the bad revolution and partying is the only solution



Des fois, je regarde mon mode de vie et je me dis "calice, tu es une sale conne."
L'auto-humiliation de laquelle Nelly Arcand elle parlait?
C'est ça.
Putain, je suis névrosée.


J'ai envie qu'on fasse notre foutu tartare de saumon, qu'on sable le champagne, qu'on soit heureux pour une soirée au moins et que rien ne se solde par ton coeur s'effritant sur le parquet de tes attentes. Peut-être que si j'avais quelqu'un d'autre à qui ne pas faire de mal outre moi, je ne me ferais pas aussi mal et n'aurais pas envie de me cracher dessus à me retrouver suspendue aux lèvres de tout le monde, même mes plus proches amis, juste pour gâcher ce qu'on a... Parce que je suis une bien piètre dissuasion ces temps-ci.

Je me sens dégueulasse. J'ai hâte d'oublier tout ça, tabarnack.