jeudi 27 septembre 2012

I told you, man, I told you...





"Sale belle grande gueule de perfection chocolat, de neurones allumées, de joints éteints, avec ton attitude indifférente qui te sied à merveille, avec le silence de tes pixels et ta compassion émergente seulement lorsque je nage dans les ténèbres de ma paranoïa, sale belle gueule de rêve éveillé, de dos taillé dans de la cire et de rires plus charmants que ceux de chérubins... Je mourrais devant tant de suréminence.
Va les fendre, ces dix mille coeurs qui se languissent de toi.
...
Chose dite, chose faite!
Il peut bien être jaloux comme dix, ton copain.





Ça m'enrage d'être aussi affectée par si peu de choses. Par la mièvrerie de ces conversations au détour de labyrinthe de métal, alors que tu n'as pas une goutte de sommeil dans le récipient de ta conscience, et puis le souvenir, l’excitation d'écolière que j'ai ressentis les quelques fois où tu m'as rassuré que j'étais bien folle...
Je peux aimer n'importe qui, en autant qu'on me dévoile ses parcelles d'unicité... Enfermez moi quelques jours dans un bunker de béton avec un être que je ne connais pas, et je vous jure, je pleurerai s'il ne me sourit pas avant de passer le pas de la porte. Je mourrais pour le premier étranger, en autant que je sache la raison pour laquelle il a pleuré en 3ème année dans la cours de récréation, ou que je reconnaisse le frisson qui lui a parcouru l'échine la première fois où ses lèvres ont effleurées celles d'une fillette. I'd die for anybody... J'aime la couleur des yeux des gens quand j'ai vu des larmes dedans, j'aime l'empreinte d'une bouche dès que j'en connais la cause d'un sourire. Je suis amoureuse de l'humain, point, et c'est bien cela le problème; j'aime tellement tout que je suis drabe de ne rien vraiment vouloir avec plus ou moins de distinction. Si chaque âme est un tesson de bouteille au creux des goulots desquels nous nous saoulons de l'individualité et de la compréhension ou de la haine et des blessures qui ne cicatrisent pas, une immense mosaïque d'humanité d'éclats de verre, moi, je me lacères à me jeter sans précaution au milieu de ces paradis cassés pour étreindre le reflet particulier qui les allume.
Mais alors, quand on offre à ma conscience des personnes vraiment géniales, imaginez vous à quel point je vire dingue?
De toute façon, je suis toujours tombée soit pour des névrosés qui ne font que pleurer, soit pour des gens tellement en contrôle qu'ils ne démontrent absolument aucune attention pour la race humaine.
Je penche où, dans tout ce bordel, putain?"

Une date ultérieure

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