dimanche 30 septembre 2012

Come on, skinny love, what happened here?


----------"Dis... Tu m'aimes quand même un peu?"
-----------------Polisse




Tu te rends compte que tu es bien en relation lorsque tu commences à te brosser les dents avec ton copain.

You won't know, 'cause I won't tell where I was or how I felt



C'est drôle, tout de même; même si loin, en effaçant les deux derniers points de suspension de ce chapitre de ma vie, il me donne l'envie d'être une meilleure personne.
Le mirage de son visage va peut-être me manquer.
Merci. Merci plus de fois que je ne pourrais le dire.
Je t'aurais encore aimé quelques années si tu m'en avais donné la chance.

And we will be who we are and they'll heal our scars



Je suis fatiguée d'utiliser le verbe aimer dans mes déboires pixelisés. Je le remplacerai donc par "détester."

Je te déteste noir dentelle, rouge chocolat, la cerise dans le martini, je l'ai déjà dis trop de fois, tu fonds sur le bout de la langue et tu sucres les lèvres d'une piquante arôme de vice trop douce pour être néanmoins niable.
Bien souvent, la marque de tes chemises me répugne, tes sursauts de préjugés me rebutent, tes commentaires humoristiques mais stéréotypés m'enragent. Tu t'es fais tout donner et personne ne t'as jamais demandé de ne rien rendre en retour; tu es un des enfants terribles qui a grandit, un mioche un peu moqueur, cancre sur les bords, qui parle la bouche pleine, fais des balades en voiture et se gâte de temps en temps une jolie petite aventure au détour d'une soirée bien arrosée. Les cigarettes que les gosses foutaient dans la bouche des grenouilles, tu as commencé à les allumer à tes lèvres, et tu recraches la fumée à ce monde affamé de ta réussite en lui promettant tacitement que le succès peut attendre la mort de l'amusement juvénile.
Tu n'es pas beau. Tu es spécial.
Remarquez, je ne suis pas bien mieux, avec mes robes à grandes breloques, mes yeux pailletés d'or et sertis de bijoux de l'onyx de cils badigeonnés de mascara, mes airs surpris faussement innocents... Par moment, je suis véritablement une petite bourgeoise qui se prend pour une socialiste, une fillette de la haute qui se rebelle contre les convenances mais qui finira par lâcher les arts, réussir en droit, gagner son fric, avoir un mioche ou deux, les habiller en Zara Kids et voter libéral. Je ne connais pas mon identité propre, c'est bête. Cassez un miroir, et me voilà: des reflets morcelés d'une réalité aux angles qui métamorphosent le décor.
J'aime mieux quand tu te dédoubles comme les shooters contre le verre des bars et commence à déblatérer sur tes anciennes histoires. On voit le .
Ça vous dit quelque chose, cette personnalité? C'est plus que comique, voyez vous, je connais deux personnes du même nom aux mêmes caractéristiques et avec qui j'ai eu des escarmouches plus ou moins similaires, peut-être dans une chronologie inversée.
Zut, je ne veux pas te détester.

* * *


Je ne sais pas quoi en penser.
Je devais être une jeune femme mature, une adulte qui comprend les modalités de la vie et qui serait parvenue à être en paix avec son passé, avec le fait que les yeux bleu blanc rouge se ferment doucement et oublient nos visages, qu'ils rêvent à de plus belles horizons que les méandres mentaux d'aliénées, et que c'est l'ordre normal des choses.
Je n'avais pas pensé à lui pour un sérieux bout de temps, pour être bien honnête; il m'était sorti de la tête, pop, plus là, voilà, de temps en temps quand je passais devant la pharmacie, peut-être, un cerf volant blanc dans un ciel de nuages de coton, il reste la corde accrochée à mon poignet mais je n'y pensais plus, bref, c'est comme ça le passé, c'est des millions de cerf-volants enrubannés autour de nos bras qui ponctuent le ciel de nos espérances de références de couleurs et qui quelques fois s'entrecoupent et se déchirent devant nos gestes impuissants pour en déterminer l'orientation. Les cerf-volants de Montréal. Nos rues sont fracturées comme à Kaboul, et nos coeurs se plient à leur miroir de béton.
Enfin, je n'avais pas pensé à lui pour un sérieux bout de temps.
Et puis, sobre à 11h30 du matin, il y a elle qui se triture les mains et qui sourie avec énervement, qui tente de dire candidement qu'elle veut me parler mais dont la nervosité et l'embarras transpire de chaque pore de sa peau, qui secoue ses beaux petits cheveux d'ange blond, avec sa voix flûtée qui chante pour m'expliquer que ça fait un mois qu'elle fréquente mon ex-copain.
Je lui ai donné ma bénédiction avec un sourire que je crois étais partiellement sincère, je suis partie au son d'une musique folklorique québécoise fort dramatique, je me suis perdue dans le Parc Lafontaine...
Je n'avais pas envie de boire comme un trou, je n'avais pas envie de fumer, je n'avais pas envie de me perdre. C'est comme si j'étais tout d'un coup confrontée au fait que je n'avais pas envie de réaliser que nos chemins de vie avaient été parcourus dans des sens contraires, le sien vers la voie du bonheur qu'il connaissais et qu'il savait appliquer il y a déjà un an, et le mien vers une stagnation décadente plus ou moins floue, de l'alcool, des déboires émotionnels troubles...
J'ai pris trois bières en une heure trente, une consommation raisonnable selon le guide de la SAQ, j'ai ris avec le joli monsieur, le petit bourgeois et la Russe, je n'ai pas fumé même si j'en avais terriblement envie, je suis rentrée, j'ai écris à monsieur R. parce que j'étais quand même un peu fâchée qu'il ne m'en ait pas parlé et qu'il est à l'autre bout du monde pour l'instant...
Je me réveille et je suis un peu monochrome. Je suis en crise existentielle, je ne sais plus quoi faire de ma vie, je n'ai pas envie de me suicider mais je voudrais être réellement heureuse, en relation, probablement, je n'en sais rien, tabarnack.
Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiin, comme dirais Luigi.

vendredi 28 septembre 2012

jeudi 27 septembre 2012

I told you, man, I told you...





"Sale belle grande gueule de perfection chocolat, de neurones allumées, de joints éteints, avec ton attitude indifférente qui te sied à merveille, avec le silence de tes pixels et ta compassion émergente seulement lorsque je nage dans les ténèbres de ma paranoïa, sale belle gueule de rêve éveillé, de dos taillé dans de la cire et de rires plus charmants que ceux de chérubins... Je mourrais devant tant de suréminence.
Va les fendre, ces dix mille coeurs qui se languissent de toi.
...
Chose dite, chose faite!
Il peut bien être jaloux comme dix, ton copain.





Ça m'enrage d'être aussi affectée par si peu de choses. Par la mièvrerie de ces conversations au détour de labyrinthe de métal, alors que tu n'as pas une goutte de sommeil dans le récipient de ta conscience, et puis le souvenir, l’excitation d'écolière que j'ai ressentis les quelques fois où tu m'as rassuré que j'étais bien folle...
Je peux aimer n'importe qui, en autant qu'on me dévoile ses parcelles d'unicité... Enfermez moi quelques jours dans un bunker de béton avec un être que je ne connais pas, et je vous jure, je pleurerai s'il ne me sourit pas avant de passer le pas de la porte. Je mourrais pour le premier étranger, en autant que je sache la raison pour laquelle il a pleuré en 3ème année dans la cours de récréation, ou que je reconnaisse le frisson qui lui a parcouru l'échine la première fois où ses lèvres ont effleurées celles d'une fillette. I'd die for anybody... J'aime la couleur des yeux des gens quand j'ai vu des larmes dedans, j'aime l'empreinte d'une bouche dès que j'en connais la cause d'un sourire. Je suis amoureuse de l'humain, point, et c'est bien cela le problème; j'aime tellement tout que je suis drabe de ne rien vraiment vouloir avec plus ou moins de distinction. Si chaque âme est un tesson de bouteille au creux des goulots desquels nous nous saoulons de l'individualité et de la compréhension ou de la haine et des blessures qui ne cicatrisent pas, une immense mosaïque d'humanité d'éclats de verre, moi, je me lacères à me jeter sans précaution au milieu de ces paradis cassés pour étreindre le reflet particulier qui les allume.
Mais alors, quand on offre à ma conscience des personnes vraiment géniales, imaginez vous à quel point je vire dingue?
De toute façon, je suis toujours tombée soit pour des névrosés qui ne font que pleurer, soit pour des gens tellement en contrôle qu'ils ne démontrent absolument aucune attention pour la race humaine.
Je penche où, dans tout ce bordel, putain?"

Une date ultérieure

mercredi 26 septembre 2012

Un soir qui m'a rendu bien triste


Va voir ta petite catin, tabarnack.


La seule chose que j'aime ces temps-ci, c'est boire, crime.
"Faut qu'j'arrête de boire, les mardis soirs..."
Je suis une putain de conne.
Je devrais me tirer une sainte balle.
PUTAIN.
Allez tous mourir dans un goulag. Je serai Staline, morte seule dans son lit parce que personne, pas même les médecins, n'osaient s'approcher de lui.

mercredi 19 septembre 2012

I'm well in it now, I found myself a fairytale


Le band de la soeur d'une amie: Felix.
C'est bien trop beau.



Tu me joues dans les cheveux du bout des doigts quand je suis fatiguée et me couches sur mes bras pliés.
Je ne sais plus quoi penser.
"Pourquoi est-ce que tu as juste dormi quand tu étais chez moi?"
Je ne sais plus quoi penser.
Tu as les plus drôles mimiques de l'histoire de l'humanité.
Je ne sais plus quoi penser.
Tu as des cheveux de chérubin.
Je ne sais plus quoi penser.
Tu m'appelles tous les jours quand je ne vais pas bien.
Je ne sais plus quoi penser.
On va prendre de grandes marches dehors.
Je ne sais plus quoi penser.
Tu as déjà eu mal à un point tel...
Je ne sais plus quoi penser.
Tu voudrais que je couches encore avec ton ami?
Je ne sais plus quoi penser.
Je parle toujours, toujours, toujours de toi - de tes expressions, de tes histoires d'enfance, de moments comiques.
Je ne sais plus quoi penser.
"Ta bouche sent bon." À moins d'un centimètre de la tienne.
Je ne sais plus quoi penser.
Tu mets ta main sur sa jambe en lui parlant et le fait remarquer à la populace.
Je ne sais plus quoi penser.
"Tabarnack, s'pas bien ça."
Je ne sais plus quoi penser.
Tu me manques calicement tout le temps.
Je ne sais plus quoi penser.
Tu m'insultes - "c'est des blagues, c'est des blagues!" à tous les criss de jours.
Je ne sais plus quoi penser.
Tu me prends la main pour me défâcher et ne veux plus la lâcher même si je suis en calice et que j'aurais envie de tout casser.
Je ne sais plus quoi penser.
Tu m'exaspères parfois tellement tu es immature à n'en plus finir, peut-être seulement pour faire rire les autres, je m'en fiche.
Je ne sais plus quoi penser.
Tu me fais des déclarations à demi mots et les renie en riant le lendemain, sans t'en souvenir.
Je ne sais plus quoi penser.
Tu ne te souviens peut-être plus des marches jusqu'à Parc et de nos doigts enclavés.
Je ne sais plus quoi penser.
Ton ami est la personne la plus parfaite que j'ai vu depuis des années.
Je ne sais plus quoi penser.
Je l'ai appelé cinq fois quand j'étais saoule morte et tu te contiens à chaque fois d'en faire tout un plat parce que tu as peur de le perdre.
Je ne sais plus quoi penser.
Il s'en calice et je ne sais pas si ça me fait mal ou si ça me laisse d'une indifférence incroyable.
Je ne sais plus quoi penser.
Tu en connais plus de ce qui est arrivé avec l'autre que je n'en sais moi-même.
Je ne sais plus quoi penser.
Tu es une curieuse personne qui agit comme un enfant et pense comme un adulte.
Est-ce que je t'ai dis que je ne savais plus quoi penser?

dimanche 16 septembre 2012

Liquid Soul, Perfect Day


World clocks. Polarity.
Big Ben.
And the one in Denver.

Commentaire sur LSD de Hallucinogen


Populace pixelisée, je vous promet d'intégrer cette citation dans une oeuvre, à moment donné. C'est trop psyché pour ne pas le faire.
Un petit conseil? Écoutez pas du psych trance pendant une journée complète, quand vous vouliez étudier... Mon Dieu que ça emmène dans un autre monde... Pas de bon sang.
Et j'ai manqué Unveiling d'Infected Mushroom, à Montréal il y a un mois.
Tuez moi, j'aurais fais de l'ecstasy dans la plus totale et centrifuge des bulles musicales. Je mourrais pour passer la nuit à danser dans un rave, à transpirer à grosses gouttes, à baiser derrière un container (pour vrai cette fois. Tu veux bien concrétiser nos déblatérations?), puis à reprendre une pilule polychrome.
Un cocon de drogues, de stroboscopes et de bass qui vibre si fort qu'elle remplace les battements de notre coeur, dans notre poitrine. Notre rythme cardiaque rime avec l'extase commun de la salle. On n'est qu'une autre essence qui s'entremêle aux autres dans la plus totale des cohésions inconnues. Les deux solitudes s'embrassent, et font l'amour à Israël, et à bien d'autres, si vous le voulez bien, si vous le voulez bien, un appartement recouvert de papier d'aluminium et Edie Sedgwick qui danse devant nos rétines falsifiées, the Exploding Plastic Inevitable au fond d'un sachet de thé.
Avez-vous déjà aimé avec les empreintes digitales? Avez-vous déjà goûté avec vos synapses?
Je ne sais pas, je ne sais plus.
À présent perdons-nous.

Forgive me for leaving you alone


"Bon ben je sais pas, bonne chance, j'imagine que je suis contente pour toi, pi j'espère que c'était ben l'fun huh!
- C'était moins bien qu'avec toi, mais à moment donné, tu t'en souviens pas, fack..."
Et sans donner plus de détails malgré mes supplications outrées, il a fait signe à un taxi, m'as serré dans ses bras, embrassé à la comissure des lèvres et est partie avec sa petite catin.

mercredi 12 septembre 2012

Manifest destiny, Zola Jesus



"Alors, après ces longues veillées sublimées dans la douce caresse de tes soupirs, progressivement, je m’enrubanne dans le taffetas de tes yeux, je m'assoupis dans le satin de tes étreintes, et je me laisse glisser hors de cette prison de chair dont chaque vaisseau sanguin m'étrangle un peu plus à chaque seconde.
Au réveil, je constate toujours avec consternation que ton lit est à ce point vide de toi. Les couvertures n'embaument plus ton odeur, je n'entend plus en trame de fond ta respiration sifflant légèrement à mon oreille droite, brise tiède contre les fines mèches de ma nuque. De ton côté du matelas, la couverture est sagement repliée pour laisser voir la ligne du drap déformée par mon agitation, vierge de nos embrassades de la veille, comme si ce deux et demi miteux avait été régi avec autant d'assiduité qu'un hôtel, le temps de mon aller-retour vers les limbes de la somnolence. L'oreiller a été replacé avec attention; le sceau de ta tête imprimé la veille dans le coton blanc s'est effacé comme le vent amoindrit les reliefs des dunes dans les déserts de glace de nos rapports. J'écoute le silence pour m'assurer d'entendre ton néant gémir au creux de ma cage thoracique.
Je me targue à te vanter mon coeur creux sculpté de granit noir, mais ta voix résonne constamment dans sa cavité, inlassablement, comme pour me rappeler le vide qui m'emplit quand tu me quittes.
Alors je soulève lentement mon lourd corps de l'enlacement de la chaleur des couvertures, ma tête lestée de migraines alcooliques... Le lit geint - les voisins doivent nous détester. Je pose tranquillement mes pieds par terre, un à la fois, surtout, ne rien brusquer pour ne pas risquer de faire déborder la bile ballottant à la hauteur de ma pomme d'Adam... Je pourrais jurer qu'en tirant la langue, je pourrais cracher mon coeur.
Non sans difficulté, je passe un de tes larges t-shirts pliés au pied de ton lit par-dessus mes épaules rachitiques et m'avance d'un pas mal assuré vers la lucarne bêtement disposée au coin de la pièce. On entend les hurlements métalliques d'un train de banlieue qui s'approche.
Une lumière blafarde filtre à travers les rideaux translucides que tu as posé au-dessus de cette maigre fenêtre perdue au milieu de la cloison de ta chambre, leur transparence trahissant la gare minable qui se tient difficilement debout, en face de ton immeuble.
Sur un vieux banc de bois destiné à l'attente, une vieille dame habillée de gris tient la main d'une fillette vêtue d'une robe d'un orange éclatant, seule étincelle de couleur dans les fondations de béton du quai. L'enfant détache ses doigts des siens à la vue du véhicule qui s'approche, excitée comme seuls les enfants peuvent s'extasier des situations les plus banales. La vieille se lève lentement, comme si ses os risquaient à tout moment de se fragmenter avant d'éclater en morceaux, et s'avance d'une démarche prudente vers celle que je déduis être sa petite fille.
Pendant quelques secondes, j'observe le sourire de la gamine, brillante dans le monochrome de l'espace, la cadence du train devenant si assourdissante qu'on en oublie le bruit. Puis, le premier wagon tranche ce tableau de naïveté paisible, et je me détourne de la fenêtre.
Me mettant sur la pointe des pieds pour atteindre la seule armoire de ta cuisine, je pige un grand verre poussiéreux, comme tous les objets qui constellent ton chez-toi. Je n'arrive pas à comprendre comment tant de particules peuvent imprégner tant d'espaces.
Je verse le lait dans le godet jusqu'à ras-bord et le vide d'un trait, avant de réitérer.
Ton appartement porte les cicatrices de mes intempéries sentimentales: des pièces de plâtre constellent les murs d'un blanc souillé par la crasse, tentatives pour rapiécer les failles que j'ai ouvertes en lançant tout ce qui me passait sous la main, lorsque je perd le contrôle de mes songes et de mes actes. Parfois, j'ai l'impression qu'il s'agit de gigantesques timbres vierges que tu aurais apposé à ton quotidien par dépits, signes de ton départ avorté hors de cette misère.
J'ai parfois l'angoisse de penser que tu aurais pu t'en sortir, si tu en avais eu la force; je réalise en un choc assommant, asphyxiant, qu'il y a quelques mois, après cet éclair de conscience t'ayant exposé cruellement la misère dans laquelle tu pataugeais, il te suffisait de faire le premier pas pour prendre la route du rétablissement. Tu aurais arrêté les amphétamines, vu un travailleur social, aurait trouvé un emploi bénin au départ, puis un autre moins pénible, et ainsi de suite... Tu aurais été heureux.
Mais tu as été trop lâche pour fermer ta valise, trop paresseux pour esquisser les quelques enjambées nécessaires jusqu'au quai à l'étage d'en-dessous. Déserteur de l'armée de ta propre décadence, tu as réintégrer les rangs, la tête basse, tes talons élimés traînant contre le sol en un long et las frottement, témoin criant de ta défaite. Tu t'es vautré dans le nid de tes douleurs et a tété au sein de la Faucheuse prématurée le reste de ta bouteille de gin entamée.
Une chance.

* * *

Quelques fois, j'oublie à quel point ta tendresse brute est un havre apaisant pour mes songes apocalyptiques; tu désamorces  mes crises kamikazes avec une précision de métronome, sans même que je n'aie eu le temps de comprendre que j'explosais.
Mais ne te l'ai-je pas déjà dit assez de fois? Ces interrupteurs destinés à enclencher l'incendie ne sont que des leurres pour cacher ce tic tac incessant, si familier que tu en as oublié la cadence; mes représailles envers ce monde sont comme une bombe à retardement, mon amour, et un jour, je t'éclaterai à la gueule et lacérerai tes beaux mots et tes louables intentions.
Je ne sais pas d'où je tiens toute cette hargne, mais elle est emmagasinée dans mon être, à quelque part, a leaking faucet, et attend seulement que quelqu'un l'effleure un peu trop longtemps pour faire ses dommages; je suis un obus amassant la poussière sous les plaines françaises. Il y a une kalachnikov encodée quelque part dans mon code génétique, ou peut-être manque-t-il une marche à l'échelle de mon ADN, mais dans tous les cas, tu seras le premier dans l'onde du radar lorsque cette défaillance dans les engrenages de mon âme, par une collision imprévue avec l'univers, créera l'étincelle nécessaire pour faire sauter le baril de poudre de mon crâne.
Tu mérites déjà d'être décoré pour le courage que tu as d'affronter les tranchées de ma tête, mais j'ai bien peur que la seule bénédiction que tu recevras sera celle anonyme du prêtre qui  pellettera aux côtés de ton caveau."


Je t'aime moi non plus

lundi 10 septembre 2012

I just wanted you to know














Je me sens d'une insignifiance
re-mar-qua-ble.











Quand tu me mords et me lacères et me suicide de tes phrases trop succinctes et pourtant emplies de tant d'indifférence, un contenant plein rempli du vide, l'addition de la matière et de l'anti-matière, je sens la brûlure intense de ton flegme qui m'enflamme la conscience et me fais oublier le gel de mes yeux, ces cristaux glacés qui me piquent de leur détresse comme une massive chute dans des milliers d'aiguilles. J'oublie que tu m'as déjà aimé: à présent, il n'y a que moi, face à face avec ce mépris pire qu'une hargne inexistante, qui crache à mes yeux affamés de tes mots familiers que je ne vaut rien, plus rien, que je suis médiocre, et que je ne mérite même pas de savoir l'ampleur de ce dédain incolore.
Et je reste néanmoins dépendante de ton odeur, cette essence insolite du parfum qui embaume la peau de ton cou d'une curieuse exhalaison masculine, entrelacée des vestiges de cigarette qui imprègnent tes empreintes digitales. On y lirait la fumée, entre les cratères de ton unicité.
Ton coeur est la boussole affolée laissée sur le pôle de mon émoi.
Je suis le miel sur les lèvres d'un cadavre aux orbites grands fermés. Eyes wide shut.
Tu passes tes doigts dans mes mèches bouclées, avec une douceur toute calculée pour calmer le mal qui émerge de chaque pores de ma peau et qui immerge les berges de mes paupières, baignant d'écume mes cils immobiles comme les voiles d'un navire caché dans le fjord de tes iris, suspendant à ce rideau de noir volume des perles de larme lourdes comme l'ancre qui me retient à toi. Je préférerais que tu me tires les cheveux, à pleine poignée, jusqu'à me les arracher, que tu me fasses hurler de douleur pour effacer les lettres de ma tendresse tracées au rasoir dans mes lèvres de marbre blanc.
Je ne pleurerai pas. Je ne pleurerai plus jamais. Mais, enfermée dans ma cage thoracique, je cris et déchiquette de mes ongles sales mes songes souillés par ma douleur, stigmates de mon attachement gravé au creux de mes poignets pour ne pas oublier ces vains battements de mon coeur qui ne s'essoufflent que pour exploser plus vite, tache indélébile qui toujours me rappelle que je t'aime, que je t'aime, tellement que je te déteste.

vendredi 7 septembre 2012

Threads, Portishead



« Ce livre sera pourri, comme je suis pourrie, et comme ma génération l'est davantage.
Parce que qu'y a-t-il vraiment à raconter sur ses déboires? Des déclinaisons de douleurs et quelques sourires épars, l'extase de la perdition et le désespoir de ne plus vraiment croire? Rien de nouveau en soi, une répétition incessante d'erreurs et de bons coups qui additionnés s'annulent. Vous serez lassés de la redondance de mes aléas et de mes réflexions, car je pourrais les répéter interminablement.
À dix-huit ans, les nuits sont longues et les aubes, navrantes, inlassablement.
Dans les hiéroglyphes des clichés prestes de mes épisodes existentiels, je ne peux savoir s'il serait possible de tirer une conclusion positive.
Nous sommes fauchés, car je crois que nous sommes avant tout une génération dépendante, de tout, avant l'âge. Dépendante des écrans qui ont fleuris dans les rues du centre-ville comme nous apprenions à marcher, du contact permanent et pourtant superficiel que nous maintenons par la cybersphère mondiale et les filets de nos cellulaires, des produits de consommation qu'on nous vante constamment et dont les spectres nous suivent jusque dans les bouches brûlantes des métros, de ces nuits stroboscopiques où nos pupilles s'agrandissent à la taille des vinyles des anciens disc-jockeys jusqu'à manger la vitalité de nos yeux, des conquêtes vides et amères que nous multiplions en tentant de se retrouver un peu à travers la morsure d'autres peaux, du besoin de succès omniprésent que nous n'arriverons jamais à vraiment atteindre. Du rêve d'un bonheur impératif, onéreux et botoxé.
Le Québec a perdu sa religion, alors nous prions dans les clubs en idolâtrant un prêtre électronique qui diffuse sa messe hypnotisante à travers les haut-parleurs grésillant et illustre notre ferveur via des vidéos grisantes et hétéroclites. Les shooters renversés sur le plexiglas des bars a remplacé la consécration du vin, mais en soit, dans la danse désordonnée et fanatique des adulescents déposant leurs pilules sur leurs langues comme on y glissait autrefois l'hostie, il y a continuation logique; la réalisation de l'absurde caractère de notre vie a succédé à la recherche d'un sens pour la mort, et nous badigeonnons donc de noir ces aubes aux pupilles trop écarquillées pour, pendant quelques heures perdus dans nos synapses travestis, sentir pleinement la morsure d'un plaisir décadent légitimant la fadeur de la vie.
Remarquez, ce culte de la vitesse de vivre n'est peut-être pas la pire des époques que nous aurions pu expérimenter; nos géniteurs, eux, sont nés trop tard pour goûter au dogme de la liberté hippy, pour déguster l'espoir de la paix,  cette conviction générationnelle filtrée à travers les lunettes kaléidoscopiques des drogues bariolées de leurs grands frères à qui tout à été donné droit dans la gueule, bonheur-moto-boulot-dodo; ils n'ont sus que recueillir les soupirs d'opportunités que leur ont laissés leurs prédécesseurs, humer brièvement quelques volutes de rêve, avant de se retrouver devant le vide d'un futur soudainement monochrome. Ils ont été jeunes trop tardivement pour avoir confiance en l'avenir et ont vieillis trop tôt pour se retrouver dans les codes abstraits de notre présent informatique.
Plus le temps creuse ses sillons dans les plaines sèches de leurs visages, plus la société leur rappelle leur vieillesse à coup de publicités léchées par des coups de pinceaux synthétiques, qu'ils critiquent par dépits. Ils sont désabusés de la politique après avoir hurlé de joie et levé les bras trop tôt en 1980 et 1995, humiliés par leur frénésie injustifiée par quelques poussières de pourcentages. Ils ont plaidés contre les pluies acides, mais se contentent à présent de suivre la progression graduelle du déversement des banquises dans les océans tièdes, marées de larmes diluées par la stupidité humaine. Ils se rougissent le nez de temps en temps dans les cinq à sept organisés au temps de Noël, au milieu de leurs minables cubicules qu'ils tentent de camoufler sous un éclairage tamisé bon marché.  Ils patientent des heures aux urgences pour contempler la lente progression des cancers de leurs parents et tentent de taper sur les doigts de leurs enfants pour ne pas qu'ils se noircissent les poumons de la même façon. Ils n'osent pas divorcer ni se trouver d'amants, ou s'aiment d'un amour fatigué. Quelques chanceux se sont créés des empires en haut des soubassements de Montréal travestis gratte-ciels, mais ils sont claustrophobes des cloisons familiales lorsqu'ils rentrent dans leurs châteaux de verre trônant sur Maplewood. Ils voient le monde évoluer, le comprennent peut-être pour certains, mais sont désenchantés de la force autrefois surestimée de leurs mains et de leurs synapses.
Je leur souhaite de ne pas savoir le pathétisme de leurs existences; si nous avons éclos dans un univers fauché, bombardé des affres de l'écologie, de l'inégalité sociale et des dettes étatiques, au moins, nous n'avons pas été témoins de la dégringolade exponentielle des espérances de la jeunesse.
Parfois, lorsque j'observe mes parents, j'espère qu'ils ne se verront jamais de la manière dont je les détaille. Lorsqu'ils aspirent la pellicule de lait restant dans leur cuiller en un grand sapement dégoûtant, en retroussant le bord du journal avec un faible froissement pour que leurs grands yeux fatigués ourlés de poches de peau tombantes puissent décrypter les manchettes insignifiantes du Journal de Montréal, j'ai pitié d'eux. Pitié d'eux, mais pitié d'eux! Pitié des efforts las qu'ils mettent à me poser des questions dont ils prédisent les monosyllabes des réponses, pitié de leur épiderme flétri comme la peau des pêches gâtées, pitié même des bonheurs imbéciles qui ponctuent leur existence, tellement éphémères et vides de sens...
Et alors, je suis affligée d'un sentiment d'amour contrit, parce qu'à les détester à ce point, la moindre des choses que je leur doit, c'est bien cette compassion d'enfant... Bien contre moi, je voudrais les serrer dans mes bras, jusqu'à leur en laisser les marques de mes ongles, jusqu'à leur en casser les côtes, qu'ils étouffent sous la force de mon attachement, et meurent en souriant doucement dans la chaleur de mon étreinte. Même si par la suite, je sangloterais et cracherais sur leurs cadavres gelés.
Oui, je leur en veux d'être si tristement touchants, de briser la chrysalide de colère que je maçonne brique par brique pour me protéger de leurs pénibles sourires et de leur affection insuffisante pour me protéger du poids de la vie. »

Je t'aime moi non plus ©

mercredi 5 septembre 2012

I live between concrete walls


Je publierais 10000000 pages de Je t'aime moi non plus LIVE UP tellement c'est génial à imaginer.


"Je sais que vous me prenez tous pour une sale petite putain parce que je brise tout autour de moi. Possiblement avec raison. Je suis une petite apocalypse.
Les gens ont tendance à trouver cela joli les premiers jours, les premières semaines, peut-être même les premiers mois pour certains... Il y a un lyrisme incontestable à la perdition.
Pour la plupart des individus qui s'arrêtent aux abords de la scène de ma vie pour épier mes monologues ridicules, ces récits shakespeariens déclamés avec une ironie désirant rendre le pathétisme de mon jeu unicolore, il est évident que la pièce ne durera pas longtemps. Alors pourquoi supporter ces tyrades exécrables, ces chorégraphies pathétiques de pas mécanisées qui toujours enclenchent les mêmes trajets, ennuyant train-train de douleurs dilluées dans leur ridicule, surtout si on ne peut retenir une moue de dédain à me regarder trébucher, mes bouteilles de perdition mollement contenues entre mes doigts relâchés par leur oubli?
Parce que le désastre est esthétique. Sensuel. Dans la chute, il y a la suave caresse du vent qui fouette notre peau, si violemment qu'on en aurait des hématômes jusqu'aux paupières... Le battement de nos cheveux contre notre front, comme de minuscules paillots de notre naïveté qu'on nous rabattrait au visage d'une manière si répétitive et ténue qu'elle en devient douce, paternelle... La mollesse de nos membres flottant en suspension, dont les articulations disloquées rappellent celles des pantins de ce curieux ventriloque qu'est le hasard et dont on croit lire le discours sur les lèvres de toutes les autres marionnettes qui tressautent à nos côtés... Les battements de notre coeur en sourdine, l'unique son qui semble parvenir à pourfendre l'étreinte de l'appesanteur de notre dégringolade, l'ultime mélodie minimaliste de notre génération amphétaminée... La collision. Pondéreuse. Brute. Ouaté. Et puis le subtil tressautement du souffle qui s'éclipse dans une messe adagio pratiquement muette, le flot de vie  qui s'écoule lentement hors de l'emboitement de nos membres et vient tracer, toujours plus lentement, une dense marre qui déforme la réelle disposition du corps... Dans le mandalas de sang qui borde la peau fraiche d'un nouveau mort, tous spectateurs dévisagent, dans cette marre rappelant une large flaque d'étain fondu en lente expension, bien plus que la défunte, leur propre chute au milieu des grattes-ciels, dans la sérénité du départ. C'est la beauté de leur propre désir de mourrir qui, peut-être malgré eux, se reflète dans la transparence du métal qui continue de couler jusqu'à l'arrivé des ambulanciers.
Je suis avant tout un tableau, une oeuvre d'art dont le paysage gravé dans la maigre toile a fendu le cannevas d'une existence figée dans l'éthos de sa géhenne, un portrait difforme dont la peinture caillée traduit avec une exactitude admirable les rides de l'âme.
Je serai brulée avec tous les livres."
Je t'aime moi non plus

Watch me break and watch me burn, no one is listening my friends, my friend...











Je viens d'imploser.













« Lorsque, du dos de tes doigts vibrant, à la cime de tes jointures éraflées, tu fais éclore contre mon corps les bouquets de mon désir de toi; lorsque ta barbe si subtile qu'elle en est presque juvénile pique légèrement au lever, et que tu m'embrasses progressivement chaque partie du corps; lorsque tu glisses entre mes doigts la cigarette familière quand, nus dans les draps insalubres de ton 2 et demi miteux, nous retrouvons graduellement notre souffle au son des trains qui déraillent à quelques mètres du bloc; lorsque je caresse doucement les rideaux lilas qui bordent tes yeux fatigués aux vaisseaux sanguins dilatés; lorsque tu récite quelques bribes égarées de poètes décimés sans savoir qui les a dites, seulement parce que tu aimes leur sonorité et l'apocalypse qui éclot hors de leurs coquilles de syllabes quand tu prononces leurs vers lentement; lorsque tu finis ton verre de bière et que tes yeux égarés dans les visages troubles des foules bruyantes me confirment ton état tertiaire ; lorsque je suis tellement intoxiquée que je me souviens de rien, pas même de mon nom, et que tu réécris dans les pages blanches de mon amnésie notre rencontre pour une nouvelle fois, sans qu'elle ne soit jamais totalement la même; lorsque tu souris, même quand tu es sobre; lorsque je prend entre mes doigts faméliques le verre de lait sale que tu as posé sur le bout de la table aux fragiles jambes de bois dont les dents d'échardes me mordent les empreintes digitales quand j'y glisse mes doigts; lorsque nous nous écartelons les pupilles à coup de circonférences gobées prestement entre les quatre murs de métal bringuebalants d'un autre bar miteux qui crache ses vieux accords grésillant à nos oreilles sourdes; lorsque je pleure et que tu ne me prends pas entre tes bras parce que c'est bien trop cliché, mais que tu me bordes et m'enroule et me réchauffe dans tes mots; lorsque, de l'autre bout du fils, caché derrière les ordures des ruelles poisseuses du centre-ville ou dans l'espace vague qui étouffe à côté d'une usine où un rave s'étiole, tu me murmures, par-dessus le raffut des autres existences sales de paumés comme nous, que je te manque; lorsque les bulles de l'ecstasy éclatent et que nous dégringolons hors de nous-mêmes, une nuit durant, arrimés l'un à l'autre sous le poids de notre détresse, sans oser bouger, sans oser respirer, mes ongles comme des harpons plantés dans la chair de ton dos pour éviter que tu ne coules trop loin de moi; lorsque tu bois ma respiration à même mes lèvres, que tu me refuses l'oxygène et m'impose l'asphyxie de ta proximité dans une délicieuse sensation de trépas suffoqué; lorsque tu me cries après, que tu me détestes, que je vois la haine et le mépris que tu éprouves pour moi au fond de tes prunelles, et que tu n'es néanmoins pas capable de sortir de la pièce en claquant la porte, alors tu arpentes le minuscule périmètre de ta chambre et frappe dans les murs à grands coups de poings jusqu'à t'ouvrir la main contre les briques; pendant un instant qui se travestit infini, je t'aime.
Mais parfois, je me souviens que la seule raison pourquoi je me cramponnes à tes synapses et à tes paroles, c'est parce que tu es le miroir de ma médiocrité, et que je ne saurais supporter être seule avec ma difformité. Oui, ce n'est pas un secret, je te le chuchote parfois à l'oreille après avoir fait l'amour, avec toute la douce cruauté que je sais manier d'une finesse d'autant plus douloureuse que tu la sais vraie: je t'aime parce que tu es un raté, le reflet estropié et monstrueux dans la glace de mon désarroi, une confirmation de la légitimité de ma haine face à toute la laideur de l'humanité.
Tu es paumé, fauché d'avance, et même s'il t'était donné la chance de t'en sortir, d'avoir une existence qui en vaut la peine, tu n'aurais ni le courage, ni l'ardeur de même te lever. Ta bassesse va aussi loin que cela.
Imbécile. Poltron. Acrimonieux. Écoeurant. Vicieux. Paresseux. Misérable. Désagréable. Insignifiant. Raté, raté, raté. Si tu lisais ces lignes, tu saurais que je ricane amèrement en détaillant chaque de tes défauts, avec une lenteur et une méticulosité qui réussit toujours à faire couler des larmes qui laquent graduellement tes belles grandes pupilles vertes calcinées par la haine et la rancune.
Et je jouis de te détester avec autant de bien fondé, mon amour. Tellement, tellement... Tu me donnes envie de gerber à en boucher des éviers.
Mais assez de coups de massue pour aujourd'hui... Bonne nuit, petite abomination adorée; le soleil poins en haut des cheminées qui vomissent leur pollution dans notre coupole de cauchemars, et sa cape de lumière écarlate me donne mal aux yeux. »

Je t'aime moi non plus ©