dimanche 26 août 2012

Struggling to pay rent... Long nights, strange men


« Emmanuelle la petite apocalypse. »
C'était la seule chose que j'étais capable de lui répéter comme il me serrait dans ses bras, après que Cocaïne Eyes m'ait morcelé la confiance.

Memorial, Explosions in the Sky


......................« 
J'aurais aimé pouvoir me donner le droit de fermer la porte doucement derrière moi, sans tourner l'interrupteur, plongés dans une semi-pénombre qui découpe les ombres des visages comme le couteau de nacre de la lueur de la lune délimite les frontières de la noirceur des corps. De détacher un à un les boutons de ta chemise de lin, sans te quitter des yeux, enchaînée à tes prunelles. De la faire glisser doucement le long de tes bras, une manche à la fois, lentement.
Oui, enfin, j'aurais voulu effleurer des fins coups de pinceaux de mes doigts ton épiderme frémissante pour y peindre le portrait de cette émotion trouble aux tendances pointillistes, aux zones lumineuses de bleue liberté et aux nuances d'un rouge cerise qui n'évoque pas la passion charnelle des nuits grenat, mais bien la douceur voluptueuse de l'intimité timide et tendre. Des heures durant, pouvoir simplement goûter du bout des empreintes digitales cette émotion indescriptible sur tes traits, mélange bigarré de désir, d'incompréhension, de fascination et de bien-être, toutes ces sensations et émotions qui viendraient en vagues esquisser leurs frissons en un froncement de sourcils imperceptible ou dans un sourire tant effacé qu'il ne plierait en rien la peau de tes lèvres.
J'aurais pu ne même pas goûter à la plénitude de nos amalgames. Simplement de lire le plaisir tracé en braille contre tes lèvres délicates, déceler ta fièvre existentielle dans l’indicible tremblement de ta bouche si étrangement modelée, retroussée, se languissant de l'empreinte de cet interdit, me suffirait amplement.
[...]
Peut-être l'avez-vous déjà remarqué, j'ai une fascination indescriptible pour la sensualité.
Toujours j'ai passé pour une salope qui ne cherchait que frictions satisfaisantes dans des escarmouches nocturnes avec le bon, la brute et le truand alors qu'en réalité, chaque minute de ces aventures représente une perle d'humanité qui me ferait pleurer d'émotion tant elle renferme les merveilles profondes des sous-sols de dizaines de coeurs. Il serait probablement plus simple que je ne fasse que quêter les plaisirs vite fanés des fleurs ardentes de la jeunesse animale, mais, ne vous en déplaise, je cueille chacune de ces corolles avec la naïveté presque enfantine de me délecter des sourires de gamin ou des larmes orphelines, de l'immense liberté ou de la captivité mentale qu'on dérobe au détour d'un regard ou d'un baiser. C'est à faire pleurer d'émotion, la beauté de la fragilité humaine ainsi dévoilée.
Oui, ce qui me captive de la sexualité, ce n'est pas le plaisir physique qu'elle procure, frottements et soupirs semblables d'une personne à l'autre et franchement lassants, mais bien la fenêtre sur les âmes qu'offre le dévoilement des corps.
Quand glissent les robes et se dégrafent les chemises, c'est comme si la conscience tombait aussi à nu.
 »......................


Teintes de rouge.......

mardi 21 août 2012

Embryonic Journey



Je sens que je m'enfonce de plus en plus dans mon affection pour toi et ça me donne envie de m'arracher les cheveux, de me gratter jusqu'au sang tellement je trouve ça angoissant.
Je tuerais pour aller à un Rainbow Gathering maintenant.
J'pas ben, calice. J'su' même pu capable d'écrire.

lundi 20 août 2012

Drowned in Kerosene



----------------The sounds of screaming
----------------Save us please
----------------Open wounds
----------------Drowned in Kerosene


Je suis malade de la fin de l'été.
J'ai envie d'être défoncée 100% du temps, d'être un génocide, d'acheter une bouteille de vodka et de me noyer dedans à la fin de chaque dure journée scolaire. Et j'ai peur de ne plus être capable de me satisfaire de quelque chose d'autre que mes fins de semaine qui s'annoncent peu catholiques. D'être la fille dans Nuit #1 (ce que je suis déjà un peu: une jolie façade bien correcte dans la vie courante, et une apocalypse lorsqu'elle a le droit de se perdre).
Ah, et je suis jalouse à en devenir vert forêt de la 3ème seule personne que j'aime.
Yay. La vie va bien.

dimanche 19 août 2012

I'm just as fucked up as they say, I can't fake the daytime


J'ai fumé mon dernier joint et pris ma dernière brosse pour un bon bout.
C'est le temps de redevenir parfaite.

Mon corps est tellement content que l'été soit fini.
Ma tête, moins.

samedi 18 août 2012

So please, please, please, let me get what I want this time



Je voudrais avoir un vernissage où je puisse porter une robe de paillettes noires coupe T-Shirt, des talons hauts vertigineux d'un cuir mat de teinte onyx, un chignon léché plus classe encore que Chanel en aurait porté et ce rouge à lèvre grenat qui me va si bien. Juste pour une fois où je prendrais sur moi toute la responsabilité de mon plaisir coupable de bourgeoise, expliquer ce que j'ai essayé de vouloir dire par tout ce grabuge multimédia avec un verre de mousseux en main.
Si j'en faisais un deuxième, je m'habillerais en loques, j'errerais entre mes décombres de sculptures avec la même coiffure, mais dans une salopette en toile de sac à patates recyclé.
J'ai des manies comme ça de vouloir me surprendre moi-même et la populace mondiale. Si j'étais célèbre et que j'invitais des journalistes dans mon loft avec vue sur le centre-ville pour une entrevue, je leur proposerais du brandy alors que je me délecterais d'un verre de lait en tirant sur une cigarette en bonbon. Ils n'y comprendraient rien et moi, je rirais dans ma barbe en esti.
Je rêve à une vie étrange et vaporeuse où ces deux années de subtile torture grimée de passion scolaire auraient servies à quelque chose de vraiment bien, m'auraient apprises que je pouvais m'aimer assez pour exister, même au milieu de personnes qui me jugent à chaque remarque que j'articule mentalement et ne portent que du Michael Kors et des trench Burberry. Je ne sais pas trop si elle existe parallèlement à mon destin, ou si elle est de configuration perpendiculaire, mais j'espère bien croiser un jour cette femme accomplie et sereine dans le reflet de ma glace, un matin, alors qu'elle déciderait de ne pas appliquer de mascara à son regard comme elle sort de la douche pour marcher jusqu'à l'université.
Tout de même, pour l'instant, il y a un avantage: tu me fais sentir bien. Je ne sais pas pour combien de temps, puisque je recommence les cours dans deux jours et que j'ai atrocement peur de te tomber sur les nerfs, mais bon, je ne veux pas paranoyer sur ça par dessus le marché.
J'aime le fait que tu es fatigué de fumer et que tu ne te comprends pas trop. Ton sourire en coin et ton rire comique, non conventionnel. Ta colère voilée et retirée lorsque tu bois un peu trop, les mots vulnérables que tu me confies lorsque tu sens qu'ils seront perdus de toute façon dans les méandres de tes synapses trop imbibés. Ta voiture, même si elle sent la cigarette à plein nez, et les escapades qu'on peut faire avec elle, conduire jusqu'à l'île Sainte Hélène à 11h pour aller observer en silence les lumières des modestes gratte-ciels de Montréal, de l'autre côté du fleuve, et ensuite se faire une virée jusqu'au haut du Mont-Royal pour que tu fumes tes tops selon un autre point de vue, en mangeant des croustilles dégoûtantes. Monter en haut de glissades pour enfants à 4h du matin, boire deux ou trois bières bon marché du haut de cette naïveté multicolore et allumer ton briquet seulement pour voir danser la flamme qui mange le corps de tabac de ta top. Ne pas me soucier de ne pas être maquillée ou d'être un homme tellement mes jambes sont hideuses d'absence de soins. Détailler le dos délicieux de ton ami sans avoir à avoir peur de la douleur que tu pourrais ressentir. Vouloir t'embrasser comme on se parle à quelques pouces, flottant entre la terre et l'espace dans ta piscine. Ne pas me le permettre. Dormir dans le même lit, séparés par un mètre au moins, sans la fin facile à prévoir de nos corps qui s'embraseraient, ficelés par les chaînes de l'alcool. Que tu ne m'aimes pas et que je le sache sans que cela ne me dérange, et que je me fasse lentement à l'idée que ce mirage estival s'estompera probablement fort rapidement une fois que j'aurai remis mon nez dans les bouquins et retrouvé ma drogue des notes vertigineuses.
Tout de même, en ce moment, j'aurais envie de t'embrasser sous les vagues de couvertures de coton blanc laissant filtrer quelques larmes d'un soleil de midi toquant aux carreaux de la gigantesque fenêtre de ma chambre, ouverte sur le mur rideau de ce futur appartement qui roupille rue Sanguinet, dans ses ruines patientant pour abriter nos rêves, les miens tout particulièrement (Putain que je ne peux plus attendre d'avoir ce petit chez moi à côté du Vieux.).
Je me réserverais 20$ par mois pour acheter des fleurs, probablement différentes dépendemment de mes états d'âme, que je poserais dans un grand vase sur une table de bois achetée chez un antiquaire minable. J'utiliserais mon store actuel pour projeter des films incroyables que je ferais un peu à la manière d'un Disc Jockey. Je ferais l'amour souvent et je m’achèterais des lampes de couleurs pour tester l'influence des ambiances sur l'atmosphère de l'amalgame des corps et des âmes. Je dormirais à 8h lors de soirs de fin de semaine pour être en forme lorsque je devrais me lever tôt pour aller au travail. J'aurais un chevalet qui tomberait en morceaux mais que je réussirais tout de même à amancher pour pouvoir peindre debout. J'aurais un mac et une bonne caméra. Je m'acheterais du Napa une fois par année pour le boire toute seule.
Putain putain putain. J'ai tellement hâte de me sentir exister.

jeudi 16 août 2012

dimanche 12 août 2012

Can I make it better with the lights turned on?


Une lettre d'excuse où on tourne les coins ronds.

J'ai l'impression que mon monde vient de s'effondrer, que j'ai regardé les arches de cette cathédrale de bien-être que vous avez réussis à me construire à coup de cocktails trop nombreux et de mégalopoles de cheminées à perdition allumées s'écrouler sous le poids de mes regards et obligations. C'est d'un ridicule insoutenable, à quel point je me suis trop rapidement attachée à vous, à vos manies, à vos blagues, vos habitudes. Je sais plus comment exister.
C'est pas à propos de toi. God, je sais à quel point c'est loufoque à dire, comment ça sonne cliché et imbécile et faux, mais tu es probablement une des personnes à qui je me suis le plus attaché en le moins de temps possible, et j'ai aucune idée comment réagir à tout ça, parce que toutes les fois où ça m'est arrivé avant, je me suis carrément pété la gueule, à moi et à toutes les personnes qui ont fait l'erreur de vouloir être là. Je suis un aimant à perdition.
J'aime la façon dont tu souris, légèrement en coin, comme un gamin, l'air naïf et un peu gêné. J'aime que tu bois et fumes trop, et que c'est atrocement dur d'arrêter parce qu'il n'y a pas grand chose qui se compare à l'adrénaline des paradis artificiels, pour ceux qui y ont goûté trop rapidement. J'aime quand ta respiration s'accélère en fonction exponentielle. J'aime tes cheveux même s'il y a des noeuds dedans. J'aime les stigmates sur tes poignets qui prouvent que tu as existé pour de vrai, que tu as traversé l'Enfer et que tu réussis encore à être quelqu'un de soothing pour des personnes comme moi qui savent pas comment respirer sans avoir l'impression de se râper les poumons au papier sablé. J'aime que tu as un appartement. J'aime tes dessins, que ce soit des trolls ou des crânes, ou quoi que ce soit d'autre. J'aime ta culture musicale infinie et cette clef USB que tu ne m'as pas encore fait. J'aime que tu connais la populace complète des chilleurs de l'île de Montréal. J'aime que tu parles allemand. J'aime comment tu tires sur une cigarette et que tu veuilles arrêter. J'aime pas ton passé, parce qu'il est probablement l'histoire la plus horrible que j'ai entendu de ma sainte vie, mais j'aime que tu me l'aies raconté. J'aime que tu es un géant qui mange pas de viande. J'aime comment tu parviens à me faire sentir comme un être humain et pas une simple weirdo qui sait pas se décider et qui devrait se faire lapider parce qu'elle veut trop souvent avaler des gallons d'eau de javelle.
Mais je suis tellement constamment sur le point de me morceler, j'ai tellement de peine à recoller tous les minuscules copeaux de mon coeur calciné, et il s'embrase tellement naturellement, et je me fais tellement facilement mal, et je doute tellement aisément, que je ne crois pas être capable de te faire souffrir pour si peu que ses faibles battements, dont je ne sais pas la durée exacte de toute façon. C'est comme si à chaque pompe, je risquais de tout foutre en l'air.
Et puis, je deviens un monstre avec les personnes qui tiennent à moi, je te l'ai dis. Je crois que c'est parce que plus je sais que quelqu'un veut rester à mes côtés, plus je ressens le besoin de le tester, parce que je suis pas capable d'avoir confiance. C'est pareil pour le physique; la seule façon que je suis capable de m'imaginer, c'est en jouet. Peut-être parce que je crois que je mérite pas mieux. J'en sais rien. Je suis très douée pour me psychanalyser.
Je sais que tu ne m'en demandais pas autant; j'over-react toujours beaucoup. Toi non plus tu ne veux pas de relation. Mais dans ce no man's land sentimental où les gens nous associent, j'ai aucune idée comment agir.
Je me sens enfermée dans une cage - que je sais qui n'existe pas, que je sais qui n'existe pas -, j'ai l'impression de ne plus avoir aucune liberté d'aimer d'autres personnes et de faire comme bon me semble, parce que ce n'est plus mon petit bien-être précaire qui est at stakes, c'est celui de quelqu'un d'autre. Je dis pas que ton bonheur dépend de moi, haha, ce serait vraiment trop narcissique, je me considère de loin moins importante que ça, tu seras capable de passer par-dessus cette petite escarmouche estivale en un rien de temps, j'imagine, mais disons que j'ai l'impression de rajouter des petits poids occasionnels, et c'est tellement pas nécessaire et pas nice.
(C'est ce que je te disais; c'est drôle que le coeur soit dans la cage thoracique, c'est comme si nos émotions étaient cloîtrées derrière les barrières de notre corps.)
Aussi, tout me fait peur du parallèle que je peux faire avec mon autre relation. Je veux pas rentrer là dedans, mais c'était ridiculement ridicule et douloureux et absurde et long pour rien. Ça me prend des années pour oublier des gens que j'ai connu une semaine, alors j'ai une angoisse folle de m'attacher, tu comprends?
Je me sens également mal de tenir à d'autres personnes que toi; si j'étais réellement à ta hauteur, je ne m'extasierais pas des défauts et des cicatrices de d'autres, ne voudrais pas savoir ce qu'ils pensent et les aider, leur tenir la main et ne désirerais pas parfois l'empreinte de leurs lèvres. Je te voudrais toi. Point.
Tu mériterais des sacrifices inimaginable pour rendre justice à quel point tu es génial, et moi je te propose à la place qu'on s'immole tous les deux, mais avec des arrières pensées; c'est tellement pas fair play, ça me donne envie de tout casser, moi tout particulièrement. En un sens, j'ai l'impression de mériter que vous me laissiez tomber, même si, bien évidemment, c'est absolument pas le cas.
Le fait que je sois aussi dérangée par le fait que d'autres personnes que nous deux sachent qu'il se passe quelque chose entre nous me met aussi la puce à l'oreille comme quoi je serais pas exactement correcte de profiter de tous les bons aspects de toi tout en ayant un doute qui est traître et juste ignoble. Je me comprend même pas. Mais le fait que je sens pas que je puisse te faire confiance là-dessus me fait badtrip.
J'ai l'impression de projeter l'image d'une conne qui se fout de toi, alors que c'est que je suis une folle qui aime tout le monde et qui n'a pas encore appris à faire des choix et à vivre avec en 18 ans.
Oui, je suis intense demême, une malade sentimentale à fleur de peau. Ma vie, c'est comme une partie d'Opération éternelle, mais quand on accroche les bords de métal, ça fait mal en criss pour de vrai. Et puis y'a beaucoup de gens qui jouent en même temps. Ou, comme mon professeur d'histoire disait, "un escargot sur une lame de rasoir". Ça vient d'Apocalypse Now. Il a mal s'il avance et s'il recule, et s'il reste immobile, mais tout ça très lentement.
Bref, je sais absolument plus quoi faire, parce que j'ai pas l'impression d'être capable de respirer sans votre petit monde, et le tiens, à présent, et que, à la fois, je suis pas capable de penser que je pourrais continuer à esquisser les pas hasardeux de cette valse étrange et désynchronisée qu'est notre relation sans trébucher et, en tentant de me retenir, te fracasser le crâne sur le plancher de marbre de l'univers trop concret. Mais je crois que même si tu décides de me sortir de ta vie, il aurait quand même fallu que je réussisse à articuler des mots à peu près cohérents pour décrire l'imbroglio qui enfume mes synapses, parce que jusqu'à maintenant, je ne suis que parvenue à avaler les tiens sans finir par démêler les phrases qu'ils faisaient germer dans ma cage thoracique.
Je m'étais imaginé, en fait, que si je coupais le lien qu'on avait là, ce serait pas vraiment le cas, que ce serait simplement qu'on aurait plus de contact à proprement parler. Qu'on serait capable d'estomper la mémoire et qu'il resterait que le fait que je t'apprécie atrocement en tant que personne et qu'on pourrait quand même se voir, au moins jusqu'à ce que je recommence (ce qui est dans une semaine. Assassinat). Là, ma tête est un bordel et moi, une wreck.
Je me suis aussi fait dire par plein d'amies que je pouvais pas continuer comme ça parce que c'était juste cruel. Ce que tu m'as déjà dis. Je veux tellement faire mal à personne, putain, je sais pas comment je réussis à être kamikaz à ce point, je m'excuse, je m'excuse, je m'excuse, je m'excuse.
Je suis désolée pour tout le trouble que j'ai causé, et j'espère que si tu décides de plus me voir, ça sera plus simple et rapide que m'est l'idée de me passer de vous.

Can I make it better with the lights turned on? 

PS. Je sais que j'ai un style d'écriture vraiment trop littéraire qui rend souvent la compréhension ardue. Je m'en excuse, c'est comme ça dans ma boîte crânienne aussi, je vois les trucs en images plutôt qu'en vrais paragraphes ordonnés.
PPS. Ça, c'est à peu près de l'écriture automatique sortie tout droit de mes neurones. J'ai l'air d'une malade mentale comme peu de personne savent que je peux avoir l'air. J'apprécierais donc si tu gardais le tout pour toi. Merci, love.

vendredi 10 août 2012

Blue Valentine Soundtrack


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"Je t'aime bien même si tu prends un plaisir malsain à agir en salope, je t'aime bien parce que tu te fous complètement de nous, que tu nous mènes en bateau, lui et moi. Tu en as rien à foutre et j'adore ça. Tu ne sais pas ce que tu veux, tu es cette petite fille égarée dans ses pensées qui stagne et qui attend d'avoir des réponses, des réponses inutiles parce que tu vas les ignorer, parce que tu vas t'en foutre. Parce que rien ne compte pour toi, rien n'a d'importance. Tu es plus libre que nous tous, plus pauvre et plus tarée aussi, mais tellement plus libre. J'envie ta liberté, j'envie ton ignorance, ton je-m'en-foutisme naturel et désobligeant. J'envie la manière dont tu craches sur ton avenir, ta manière de rire à la figure de ceux que tu blesses, ta manière de crier haut et fort à quel point on est tous pareil, parce que tu as raison. On est tous les mêmes."
Asteroides (un blog d'un inconnu talentueux)


Je ne sais plus trop ce que nous sommes, pour être bien honnête, et je ne sais même plus si je veux le découvrir. C'est tellement compliqué, et ce serait tellement plus simple de tout foutre en l'air, de te sortir quelques phrases vraiment stupides et clichées une fois qu'on aura engouffré tout le Southern Comfort du monde, de se péter la gueule en bas de l'amour et de ses déclinaisons troubles et puis de peut-être réussir à se relever, ou de simplement tout envoyer en l'air. Kamikaze. Le vent nous portera.

* * *

"Où est-ce que t'es, calice?" À l'autre bout du fil, son ton exaspéré suggérait la pose qu'il devait probablement mimer en ce moment, le bras droit accoté contre le mur pour y soutenir le poids de sa tête pleine de substances et d'inquiétudes face à ce lapin d'existence que je posais si souvent, son deltoïde doucement défini, trahissant subtilement la tension de son corps.
"Je sais pas trop... Sur la rue, là."
Je crois que je l'attendais plus ou moins consciemment, puisque, appuyée contre le mur de la ruelle qui se perdait au coin des appartements de briques rouges du Plateau accotées les unes contre les autres, mes yeux tombèrent directement sur la porte qui s'ouvrait au deuxième étage, et sur son regard qui balaya le halo des lampadaires à la recherche de ma silhouette chétive. Il dévala les marches de métal des escaliers en colimaçon, ses pas résonnant dans le semi-silence de la nuit pour former un ballet mécanique urbain tout typiquement montréalais. Et subitement, comme il posait le bout de son pied sur le dernier pallier, je fus prise d'une angoisse injustifiée et si subite que je ne pu contrôler ma peur autrement qu'en partant à courir vers les abysses de la ruelle.
Je perdis trop rapidement mon souffle pour continuer ma fuite bien longtemps, et je me contentai de m'effondrer sur le béton de la ruelle, mon crâne frappant durement le sol, un carillon de neurones douloureuses commençant à résonner entre les frêles parois osseuses de ma boîte à malice.
"Tabarnack, Kym, qu'est-ce que tu foues?!"
Il s'agenouilla lentement à côté de moi et, avec lassitude, écarta les quelques mèches de cheveux qui obstruaient mon champ de vision. Je ne bougeai pas. Délicatement, il replaça une des boucles auburn derrière mon oreille et m'effleura la pommette du bout des doigts.
"C'est quoi ton problème, putain?" réitéra-t-il, plus doucement cette fois, presque tendrement.
Je fis légèrement pivoter mon bassin pour me retrouver sur le dos, le détaillant à l'envers sur une toile de fond d'un bleu marine uniforme typique à la ville où quelques branches des arbres grimpant contre les clôtures de bois nous encadrant venaient gruger la tapisserie céleste. Mes cheveux formaient un éventail de vagues rousses constellé de miettes de feuilles mortes et de poussières.
To be continued

vendredi 3 août 2012

Lightstick, Zola Jesus




Find what you love and let it kill you.

- Bukowski


Qu'est-ce qui peuple mes déserts mentaux, outre cette curieuse rose des sables que je protège de mes doigts de papier de soie en contrôlant mon souffle pour ne pas froisser ses douces pétales? C'est comme si j'avais oublié à quel point mon existence est vaste, incapable de me concentrer sur autre chose que cette mièvre fleur qui finira par craquer et dont je n'apporterai dans mon pèlerinage mortel qu'un éclat de poussières pour me rappeler que j'ai aimé, quelque part dans le temps, mais dont les traces aura été effacée par le zéphyr.
Laisses-moi te montrer à quel point les déclinaisons de nos crânes sont infinies, juste une nuit, une portion de celle-ci si toutes ces heures sont trop lentes pour m'accorder la confiance de la vitalité factice, accordes-moi simplement de minuit à l'aube pour te démontrer tout le beau qui attend de fleurir dans les jardins de nos imaginations, je te promet que tu ne le regretteras pas. Je vois déjà tant de tableaux dans tes synapses simplement au détour de tes formulations, tellement de perles de cristal bouleversé que je voudrais pouvoir cueillir de tes cils, du bout de l'index, comme on recueille doucement la rosée lorsqu'on se promène pour la première fois dans ses vapes lumineuses, à cinq heures du matin, lorsqu'on a des yeux d'enfants et la beauté de leur naïveté. Je veux enlever le linceul qui recouvre tes mémoires douloureuses et panser les coupures que tu t'es infligé pour leur ériger le mausolée nécessaire à leur véritable trépas et à un deuil achevé, je veux épier à la racine de tes sourires jusqu'à la première vibration de tes cordes vocales, je veux que s'exhibe cette fine veine de tension luxurieuse et qu'elle batte le long de ta tempe le rythme saccadé de ta respiration, je veux te voir exister jusque dans les plus bénignes ramifications de ton écorce, même celles destinées à se casser à la première bourrasque. Parce que l'unicité me fascine, tout particulièrement la tienne, même si je ne suis pas certaine de qui tu es.
Car je parle toujours à quelqu'un lorsque j'écris, un tu invisible qui écoute distraitement, mais je ne suis jamais vraiment totalement sure de qui il s'agit ou qui je voudrais que ce soit; je ne me permet pas toujours de donner à ces deux lettres le visage de ceux que je voudrais qui m'entendent, parce que prêter des traits, c'est tenter de concrétiser l'illusoire de ma tête, et donc, nécessairement, se confronter au plexiglas dans lequel me cloître les facteurs tangibles de ma vie. J'ai toujours mieux réussi à exister avec les ailes de mes  songes qu'avec les chaînes de ma rationalité...
Peut-être est-il une elle. Peut-être ne l'ai-je pas encore rencontré... Ou peut-être n'existe-t-il même pas. Et alors, je serais réellement seule avec mon aliénation, mais je crois que je pourrais être heureuse, déconnectée.

jeudi 2 août 2012

Midnight City










Délire en trois parties:
1 - Si seulement on était resté fauchés, putain (C)
2 - Pas un autre p'tit con, ciboire ? (P)
3 - Mais je suis une sacré folle de toute façon (K)









Si seulement on avait pas changés, putain, on serait restés les mêmes vieux cataclysmes qui s'emboîtent dans l'ombre des salles enfumées, on aurait appris à mieux coordonner nos lambeaux d'âmes, peut-être, ou alors on aurait été toujours aussi cacophonique qu'au début, des longs adieux en fracas et en lustres de perles qui s'écrasent et explosent avec des sanglots de verre et des dégats dans le manoire familial, et puis des retrouvailles où l'émotion débordait des digues de tes paupières et où tu me prenais doucement la main pour y dessiner ton amour en gestes enfantins et maladroits qui trop vite avaient touchés à tout. On aurait pu faire de la cocaïne ensemble, et peut-être s'éteindre avec une aiguille au creux du bras. Ç'aurait été un de ces beaux contes de fées de clochards, comme je les aime.
Mais il a fallut que je décide que je méritais mieux que ça, après avoir presque presque réussi à m'expédier de l'autre côté du miroir. "J'ai essayé de me suicider chez un mec que je ne connaissais, durant une beuverie." Ça se dit bien, quand on le glisse nonchalamment dans une soirée de confidence alcoolique, une top foutue entre ces lèvres que l'imbécile qui écoute ce discours finira par râcler du désir de ses dents. Mais non, mais non, j'ai voulu me prendre en main, être quelqu'un de respectable avec de bonnes notes, un joli copain (il n'est venu que très après cette résolution), des amis chics qui ne brisaient pas les coupes de vin dans un excès de folie quand elles étaient invitées à de petites soirées sympas, un collège renommé et quelques mésaventures un peu folichonnes à raconter aux nouveaux crétins rencontrés aux détours des bureaux. On enfouie les cadavres de nos excès, allons allons, personne ne veut voir à travers les orbites creux de mes bouteilles le spasme neurotique empoussiéré de mon suicide et de mon mal de vivre... Le mal de vivre, c'est laid comme la galle, et la décadence, ça rend les bonnes personnes mal à l'aise parce qu'elles ne sont pas sottes: elles savent y lire le désir de se détruire et elles ne le comprennent pas. Et elles n'aiment pas ne pas comprendre.
Et maintenant, on a foutu un coup de hache monumentale en se callant une petite baise tellement médiocre au final, on a démystifié la beauté de notre étrangeté, on a fait un autodafé des Saintes Écritures de nos amours, citant nos discours d'apôtres en exagérant bien chaque mot pour se rendre compte de leur ridicule; "Toi, tu es différente." "On partage quelque chose... Je sais pas comment le dire." Des tas de phrases de jeunes cons qui ne faisaient que lire leur premier baiser qui ne s'écrivait pas perdition, et qu'on a profanés en se prouvant que dorénavant, on était comme tout le monde, des personnes bien normales qui avaient quelques brosses pas trop amochées de temps en temps, leurs passés qu'ils ne déterraient pas trop souvent, et leur partie de jambes en l'air hebdomadaires. On a voulu jouer au papa et à la maman, être un couple, un vrai de vrai, qui n'est démesuré en rien et calculé en tout. Putain, j'aurais préféré qu'on n'enlève jamais nos combinaisons de paillettes bons- marchés, quitte à embrasser le canon d'or du pistolet de l'oubli plutôt que tes lèvres à présent muettes d'unicité. Tu as déchiré le magnifique portrait que j'avais peins de mon sang et de mes larmes (les seules deux teintes nécessaires, la haine et la détresse) pour me révéler que le modèle d'après lequel je croyais avoir calqué ton unicité dramatique, tous les plus menus détails de ton bordel mental, n'était en fait qu'un pastiche industriel aux caractéristiques manufacturées.
Je te déteste. Je te déteste d'avoir carabiné mes rêves d'enfant salie. Je te déteste, et de trois ans à rebours, par dessus le marché.

* * *

Et maintenant, je crois être amoureuse d'un autre p'tit con, qui aurait peut-être un jour voulu penser désirer me murmurer trois mots clichés à l'oreille, lorsque nous aurions finis une de nos nombreuses bouteilles, mais dont tous les troubressauts du coeur potentiels qui se produiraient aujourd'hui par ma faute lui seraient valables d'une lapidation publique par son copain. J'exagère. Ils s'adoreraient encore tout autant, peut-être serais-je celle qu'ils lanceraient hors des barricades de leurs existences emboucanées... Mais ils manqueraient probablement de mots quand le sujet se présenterait.
Mais p'tit con, p'tit con, putain de calice de merde, me laisseras-tu de nouveau te serrer la main quelques secondes et me donneras-tu de nouveau le droit, oh, seulement une fois, de me nicher dans ta frêle étreinte pour étendre mes angoisses et que tu sèches les larmes qui les allourdit tant? J'aimerais seulement que tu puisses me dire que tu n'as pas le droit, et qu'à partir de ce moment, moi, je me tue à détourner les lois dans les cabinets sals et les idées récurrentes, et que toi, tu défendes ton point avec véhémence et finisse par me remettre à ma place une fois pour toute, petite déglinguée, "je suis certain qu'on peut battre ça, ses hormones là, calice, ça a pas de bon sang, qu'est-ce que tu criss, là?"
Au moins, ce mirage d'émotion ne serait pas tombé dans l'oubli de l'affection que me porte ton ami.

* * *

Mais peut-être n'est-ce que mon état général du moment.
Je voudrais m'arracher les yeux pour ne plus voir tant de drabe. Ces pièces sont proportionnées et ces meubles sont antiques mais leurs formes sont harmonieuses et les ampoules sont positionnées à merveille pour mettre en valeur chaque forme de ce manoir qui voudrait porter l'acronyme imbécile de chalet et les arbres sont magnifiques et le sol est confortable pour les pieds nus et le bruit de l'eau est doux aux tympans et je suis entourée de ceux qui partagent une partie de mon ADN et je voudrais calciner toute cette perfection et peinturer un HLM par-dessus sa toile de nacre, TABARNACK.
Je me perd dans l'incompréhension chronique que je m'attire moi-même. Il faudrait me rappeler, de temps en temps: "Emmanuelle, ma belle Emmanuelle, quand tu retires un bouchon, tu ne t'arrêtes tout simplement plus de caller; tu perds le fil complet de tes pensées, tellement que tu te crois toi même trop folle pour oser avouer à quelqu'un toute l'étendu de ta gangrène psychique.", parce qu'une fois le processus enclenché, je suis si confortable et ingénue dans mes souvenirs dupliqués de douleurs acides et verres vides, d'appétit pour la destruction, au menu perdition sans addition, que je ne voudrais pour rien au monde revenir les pieds sur terre. Je veux que mes esclaves imaginaires continuent d'excaver les sous-sol de ma démence, allez, trouvez dans ces synapses tout l'or avec lequel je recouvrerai les toiles que l'empire de mon rien m'a sommé de lui dédier! En réalité, je sais bien être à genou dans la boue, à râcler le sol de mes ongles écaillés pour creuser une fausse assez grande pour y enterrer mes idées noires après l'immolation publique de ce qu'ils croyaient être quelqu'un de bien.
Je me suis couchée sur le sol, les pieds dans la terre, la tête doucement appuyée sur un oreiller de mousse, une petite araignée qui tissait ses mandalas mortels en utilisant comme socle un bout de mon auriculaire... Je crois qu'on m'appelait, à quelque part, loin, trop loin pour que je sois forcée d'en tenir compte. Le raffus silencieux de la forêt m'enveloppait; des petits piaillements d'oiseaux sans nom où visage, ce que je croyais être des pas d'animaux ou d'hommes, peut-être, je n'en sais rien, mais surtout, surtout, la symphonie des cèdres, des érables et des peupliers, du murmure du vent dans les torsades rugueuses de leurs bras tendus pour tenter de dérober une quelconque paillette des jets du soleil, le bruissement de son souffle dans ce fin plafond vert pomme et jaune pâle et ocre, percé de rayons diffus qui semblaient en suspens dans le minuscule hale de ce bout petit de forêt... C'était si harmonieux, serein et cliché que j'aurais voulu pouvoir dire que je trouvais ça ignoble. Il aurait fallut ne rien changer au tableau, rien du tout, rien du tout... Que mes poignets taillés sur le long, qui auraient taché d'un magnifique cramoisi presque noir les souches des arbres et leurs squelettes étrinqués, et auraient imbibé la mousse de ses coulisses régulières sur ma peau de porcelaine, et auraient attiré plein de petits insectes  mignons qui seraient venus vibrer autour de mon visage, qui se seraient peut-être posés sur mes yeux grands ouverts, figés dans ce même regard fasciné par la beauté de la quiétude de cet Eden au Nord de ma petite mégalopole adorée. 
J'ai envie d'exercer une violence infinie contre ma personne, sous toutes ses formes, tous les temps, tous les modes, tous les verbes. J'ai d'abord commencé par serrer mes ongles dans la peau fine du dessus de ma main jusqu'à y imprégner l'empreinte de leur poigne dans mon épiderme. Puis, j'ai procédé de la même manière, avec un crayon, appuyant aussi fort que je pouvais pour qu'il déchire le papier de son de mon poignet, à quelques millimètres de ces tendons bandés comme la ligne d'un arc quand on sert les poings... Puis, mon paternel m'a dit d'arrêter ça "parce que je pourrais me faire mal". J'ai tout de même détaillé avec satisfaction le trou qui y siégait, stigmate de ma démence que la prochaine moi tenterait à tout prix de cammoufler avec embarras et engoisse sous un de ces minuscules bracelets colorés et bohèmes que ses copines richissimes lui offrent et sur lesquels elle cracherait si elle n'avait pas peur du plomb des regards.
Mais non, mais non, je ne suis pas toujours comme cela, ne vous en faites pas, vous n'avez pas manqué un si grand bout de mon cheminement... C'est que c'est la folle qui a le contrôle de mes neurones, en ce moment, ce qui n'avait pas été le cas depuis un bon bout de temps. Elle voudrait bien échapper malencontreusement une allumette dans le réservoir à destruction de ma boîte crânienne, si elle avait davantage de temps pour jouer ses conneries avec la harpe de ma vie, mais elle sait qu'elle a un cadran avec quelques minutes de retard qui suffoque ses dommages, alors autant se réserver une place pour revenir jouer, j'imagine, j'imagine, et elle rit avec grand fracas, toute seule, parce que qui voudrait d'une cinglée pareille de toute façon?
J'ai envie de tout briser dans cette maison, tout, tout, asperger de bidons d'essence les lattes de cèdre du rêve de mon paternel enfin érigé après tant d'années, et puis envoyer en Enfer, pour de bon, tout, tout, tout! Les flammes lécheraient les murs érigés par sa force, rongeraient ses conduits électriques émotionnels, les ampoules de ses illuminations exploseraient, les douces couvertures qui avaient habrités ses rêves seraient dépouillées par l'incendie qui mangerait jusqu'aux fondations de son existence, cette métaphore qu'il a érigé pour ne pas avoir perdu son ambition d'antan... Et moi, aux milieu de l'explosion fatale, je braillerais, et je rirais aux éclats à la fois, mais je ne bougerais pas.

Si toutes les personnes à qui je fais couramment plaisir en lançant la poussière de fée de mon anthousiasme par tous ces gestes amplifiés pour ponctuer des discours décriés avec bonne humeur - et même les gens qui me côtoient lorsque je quête un dernier pichet pour noyer mes entrailles ruminant des cauchemars que je leur précise impossibles à décrire - parcouraient de leurs prunelles vierges même seulement une ligne de ces manuscrits pixellisés, ils m'enverraient à l'échaffaud.