mardi 3 juillet 2012

Where I end and you begin




Ayoye. Je sais pas ce qui me fait me sentir comme ça. Les trop grandes quantités d'alcool en une semaine (une bouteille de 750 ml en 2 jours... Pas pire pour un foie, ça) et la descente inévitable qui en découle, le fait que j'ai enfin eu tes deltoïdes sous mes ongles et que je te veux tellement que ça me brûle de l'intérieur, mon sang a viré au napalm le temps d'une nuit et maintenant je m'enflamme à la moindre pensée d'allumette, que j'ai peur que tu ne m'aimes pas et que tu ailles d'autres chats à fouetter que la fillette étrange et insécure qui te trouve d'un esthétisme trop accru pour qu'elle ait le droit d'en jouir, le bunker familial dans lequel je me retrouve terrée, les nombreux médicaments que j'ai délibérément laissés de côté ces derniers temps (après tout, je n'ai pas une vraie maladie, non mais...!), l'ennui des longues journées sans travail où je n'ai rien envie de faire, sauf me tirer une balle dans le crâne...
J'ai envie de m'arracher les poumons, la peau, les os, me déboîter de toute part, me faire flamber pour qu'il ne reste plus rien de ma dépouille. Un dégoût et une honte de moi-même me collent à l'âme, si profondément enracinés que j'ignore où ils pourraient puiser leur source autre que dans ma moelle. Du mortier pour mes troubles. Je me déteste. Je me déteste. Je voudrais débourrer les monstres de mes veines, ou alors que tu viennes et que tu me serres dans tes bras. Non, pas toi. Quelqu'un. Quelqu'un. N'importe qui. Je crierais pour qu'on fasse fondre le scaphandre de cire qui m'enferme.
Nous sommes un génocide, ou alors une boucherie noir dentelle.
M. avait raison, putain ("Mais tu es Em et tu sais que peux importe si tu l'aimes ou non, tu peux quand même te faire mal. Alors fais juste être prudente.")­.
Je ne me souviens plus de comment je réussissais à exister de façon si souffrante, il y a quelques années. Je me sens enrubannée dans ma douleur, de beaux habits d'agonie qui ne sont plus à la mode et desquels je ne peux me défaire; ils sont cousus à ma peau, comme dans Roberto en Morceaux.Mots. Cloison. Exprimer. Ennui. Haïr. Soi. Arracher. Démembrer. Brûler. Désarticuler. Assassiner.  Mutiler. Suicider. Amoindrir. Jolie. Poétique. Mort. Funérailles. Larmes. Souvenirs. Douceur. Tendresse. Sexe. Violence. Violer. Sentiments. Dégoût. Déception. Oublier. Danser. Sueur. Silence. Gross. Grosse. Délicieux. Fatiguée. 6 A.M. Fini. Désir. Non. Oui. Aimer. Peut-être. Adieu.

2 commentaires:

  1. Navrée, mais dès que j'ai vu ton titre j'ai tout de suite retrouvé un air, un morceau de Radiohead, j'imagine que ce n'est pas du hasard, mais bordel, qu'est ce que je pouvais l'écouter en 2007.

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    1. En fait, tous mes titres d'articles sont des noms de chansons qui fittent avec mon sentiment général (je suis une musicaholic).
      Alors non, ce n'est pas une coincidence. :)
      Radiohead, Radiohead... Moi je l'écoute encore toujours autant aujourd'hui, c'est fou comme groupe.

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