mercredi 18 juillet 2012

To die by your side is such a heavenly way to die


Résumé d'une soirée, sans poésie, sans jolies phrases, juste parce que je dois dire tout ça quelque part, à quelqu'un, je ne sais quoi.


C'est fini. C'est fini et c'est moi qui a décidé d'y mettre fin. Et je suis étrangement vraiment bien. Sereine.
Un appel téléphonique en face du métro Saint-Laurent, je déambulais sur la gravelle; je viens de marquer le point final dans le manuscrit d'une histoire de trois ans, ponctuée de courts chapitres et de longues attentes, de désirs qu'on n'arrivait pas à se donner mutuellement, d'angoisses, de bonheurs, de je ne sais plus trop quoi, mais, au final, de trop de douleur pour ce que ça nous rapportait. On a finit par: "Sinon, tu fais quoi ces derniers-temps?", j'ai ris, lui aussi, et j'ai eu l'impression qu'on venait réellement de refermer la couverture du livre. Waw. Tu vas avoir été tellement génial dans ma vie, C. Je te suis reconnaissante pour tout.
Alors je suis allée aux Foufs boire, j'ai rejoins les autres, je me suis amusée comme une petite folle, rencontré plein de personnes, chanté du Lana Del Rey en faussant comme tout, rencontré les copains de M, rigolé avec U avec un pincement de regret, parce que je sais que je fous le bordel dans le coeur de quelques personnes, ces temps-ci, et que, méchamment, j'y prend un subtil plaisir.
P m'a demandé pour parler, je ne suis pas sure pourquoi moi, peut-être parce qu'il me fait confiance, ou qu'il voulait interrompre notre conversation, ça importe peu. Alors on a parlé. Longtemps, longtemps. Il paranoyait sur le fait que j'aimais chaque de ses amis, à tour de rôle. Ah, les gens partis.
À un certain point, assis sous le toit du bâtiment principal, en parlant, nos nez se frôlaient pratiquement, on chuchotait, je ne sais plus trop sur lequel des tracas d'avocats. Il s'est écroulé sur mes genoux et m'a fait croire qu'il s'était de nouveau évanoui (ou bien peut-être l'était-il vraiment), alors je lui tapais dans le visage en faisant un certain monologue qui le faisait sourire. C'était bien, même si c'est un mirage d'affection, je crois.
Il m'a raconté l'année précédente, comment il s'était fait floué et qu'il détestait l'amour et qu'il avait eut tellement mal qu'il voulait seulement se tirer une balle; puis, comment il était tombé bas et comment X l'avait rattrapé, et combien il lui devait la vie et qu'à cause de ça, il ne pourrait jamais s'en détacher ou lui en vouloir, mais dans son visage,  dans cette expression de découragement résolu, on voyait à quel point il avait mal de se sentir aussi inutile et non important dans l'existence de quelqu'un pour qui il "prendrait une balle".
Il était tellement touchant, tellement fragile soudainement, à découvert, la cage thoracique de sa pensée découpée pour que je vois à quel point il était gangrené de toutes ces pensées et de ces évènements fortuits sur le fil de la vie. Je l'aurais serré dans mes bras des années de temps pour essayer d'épancher toutes les larmes qui ne coulaient et ne couleront pas, parce qu'il reste tout de même lui-même... J'aimerais vraiment être capable de lui donner les quelques phrases qui le ferait réaliser à quel point il ne tombe pas, que tout le monde l'apprécie et que ce n'est pas grave s'il boit à en avaler la mer, que les gens ne lui en veulent pas, tant qu'il trouve un moyen d'aller bien, lui. Putain. Il est tellement, tellement, tellement touchant.
Et puis, ça donne une autre coloration à X, que j'essaie encore de cerner parce qu'il glisse des mains comme de l'eau (de vie). Il est d'un paradoxe incroyable, à la fois la meilleure personne pour soutenir les autres, et semblant toujours détaché, sans réels sentiments face à toutes ces personnes. Hier, il n'avait pas l'air triste ou fâché d'être la seule personne sobre de l'assemblée; seulement vaguement ennuyé de tout ce désordre.

2 commentaires:

  1. Réponses
    1. Tu vas me faire pleurer de bonheur.
      J'en ai plusieurs dans la tête, mais je ne sais pas si je serais capable d'en finir un, cependant...

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