dimanche 8 janvier 2012

Ni Dieu Ni Maître




Je délire des bulles de mousseux
Pas des poèmes, que des lignes désordonnées pour de dentelle orner mes songes fatigués
Gah


Peu de tes mots auraient suffis pour border mon oubli
Trop tard, trop peu, peut-être
Jamais le galimatias des corps ne pourra effacer notre errance.

C'est comme ça, sans compromis comme il n'y avait pas de promesses,
Comme nous avons liés nos langues mais jamais nos esprits,
Comme deux pièces de casse-têtes différents qui tentent de s'emboîter;
Elles ne font que se briser.

C'était à demi-mot, mais pas à demi-maux,
Un navire, probablement, la voile en flamme,
Il s'était levé pour des horizons plus azures mais n'a pu que se fondre dans la boue violette des esprits putréfiés

Pourquoi encore la mort, toujours, la Mort, elle hante,
Toujours
Elle ne s'arrête même pas pour respirer, des petits sacs rosés qui font office de poumons
Se gonflent et se dégonflent comme la toile de notre vaisseau de malheur, peut-être ont-ils eut le même respirateur

On finit tous à la grande croix, c'est bien connu
Elle nous toise froidement, doctorat, planète fric,
Avant de nous planter un tube à la gorge;
Notre dernière bouffée d'humanité nous a été volée

Le printemps sublimé
Souviens-t'en
Un jour peut-être s'aimer
Pas maintenant.

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J'ai longtemps voulu être sacerdoce
Le mouvement des âmes entravées par le fanatisme déglinguées d'époques pourtant davantage contemporaines
À un rythme où les machines se perdent, où va-t-on chercher le temps d'être malheureux?

Je suis d'une douleur différente, probablement
Lessiver mes noires pensées, si vous voulez, si vous pouvez
Pouvez-vous?
Jamais encore vous ne m'avez donné plus belles fleurs que ces orchidées regroupées dans mes mains en un bouquet d'adieu
De l'orme, de l'orme, comme c'est joli!
Une petite maison d'orme, toute petite, où je dormirai enfin paisiblement sans comprimés
Merci, merci!
Adieu, maintenant.

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