dimanche 11 décembre 2011

Dissolved girl, Massive Attack

Allez enfouis-moi, passe-moi par dessus tous les bords
Mais reste encore un peu après que même la fin soit terminée
Les Écorchés, Noir Désir
Graves ton nom dans ma peau, griffes-moi jusqu'au sang, plantes moi deux pieux dans le corps, un dans le coeur, l'autre dans les reins, que j'oublie dans cette douleur physique insuportable la souffrance tacite qui mijote sous ma peau, qui siffle et déborde de mes veines comme la vapeur intense d'une bouilloire sur le feu de mes passions.
Je n'ai pas l'énergie pour m'immerger sous l'étude de ces concepts pourtant fascinants, et lorsque je trouve le temps et le courage d'y plonger mes yeux, je ne fais que garder à distance respirable mes songes empêtrés de réflexions trop larges pour les lignes effinées de mes leçons. Je ne sais plus apprendre, faute d'intention; je ne sais que lire à travers les fabriques douces ou rêches de rêves de style des ascensions plus abstraites dans le milieu artistique. Moi qui me suis définie par mon assiduité derrière les bouquins, moi, petit être arithmétique de formules et de lunettes trop larges pour cerveaux trop gonflés, je me découvre au moment crucial plus lunatique que le cancre de Prévert. Je ne suis qu'une multitude de variations d'un rien.
...Mais ce rien est dense, bien dense pour l'espace restreint de la danse des équilibres.
Je n'ai que des portraits artistiques au crâne; des masques d'animaux et des vêtements excentriques, ville lumière et Massive Attack.
Et je ne suis même pas capable de l'écrire.
Fuck it.
Le parlementarisme, t'en dis quoi?

1 commentaire:

  1. These New Puritans - Attack Music.
    Plus rien n'existe, que le bruit du tambour froid de mon coeur.

    RépondreSupprimer