samedi 5 novembre 2011

If you still care don't ever let me know


Mon horreur, mon génocide, bref, mon amour; j'ai perdu le fil, celui qui cousait les pans de mon âme en un morceau de patchwork cohérent, celui qui scellait les pensées de suie derrière le mur sensuel de la danse des langues, celui qui te gardait près de moi par la simple force de la confiance qu'elle me procurait, un placebo bien en règles, running up that hill.
Ariane n'existe pas, Ariane n'exista jamais, peut-être étais-je moi-même le minothore, amnésique de sa laideur dans ce grand labyrinthe psychique sans miroirs pour me rappeler de mon inintelligible désordre mental. I am the elephant woman, from the inside. My whole existence is flawed.
Comment pourrais-je vous le dire? Plus personne ne souffre, ici. L'équilibre mental est devenu un paradigme connu, les mioches le répètent comme des robots dans les salles de classe où des professeurs se pendent pour étouffer les mots de ces germes d'êtres humain.
Je suis la crasse sous vos ongles quand vous raclez la terre moite d'octobre, sous la pluie, je suis la gouttière à l'apparence de damas de rouille à laquelle nos serres s'accrochent pour ne pas tomber dans le vide des consciences (à 4 heures du matin, quand les papillons commencent à perdre leurs ailes de papier de soie sous les soleils allogène d'alcooliques réminescences), je suis le sacerdoce de l'épuisement intellectuel lorsqu'il ne nous reste que la mièvre présence de notre âme pour justifier notre corps, je suis la robe trouée couleur cerise laissée contre les lattes craquelées et rayées du plancher de la chambre de motel aux murs brûlés d'une teinte crème salie, je suis le craquement du lit lorsque les épidermes rêches se rencontrent pour se repousser dans une étreinte vide, je suis le soupir versé dans l'encre de la nuit quand les aiguilles transpercent les peaux pour transvaser les douleurs dans des récipients plus universels,
je suis toutes ces déclinaisons des émotions amphigouriques qui peuplent les plaines solitude de vos ancéphales troubles.

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