mercredi 9 novembre 2011

I know it's not the right thing, but kinda I want to


Let me see you stripped down to the bone
Let me hear you screaming just for me
Let me hear you crying just for me

Lentement, le désir s'emmagasine dans mon organisme, l'emplit, le sature, au point où il n'y a d'autres facettes de l'univers autre que la texture anticipée de ton épiderme sous les empreintes rêches de mon appétit vorace.

Cette tension s'accumule dans chaque fibre des tissus de ses muscles, les étirent, les tends jusqu'à ce que la résistance soit pratiquement insoutenable, un ressors tendu jusqu'à verticalité et qui grince pour se distendre de nouveau, qui souffre de cette rigidité fébrile de ses cordes... Qui coupera la corde? Ne nous retient que l'absence de gravité.
C'est une issue univoque, sans compromis, peut-être parce que je n'en veux pas qu'il y en ait une, peut-être parce qu'il est simplement impossible qu'autant de forces maintenues si longtemps se délestent graduellement de leur énergie, sans une fraction d'Hiroshima.
Je voudrais te déchiqueter sous l'ardeur trop intensément comprimée de mes envies de toi ou de mon regret de lui, je voudrais scarifier ta mémoire de la magnitude maladive de cette dernière esquisse charnelle, je voudrais ne laisser que lambeaux de sanité pour que ne puisse jamais se raccommoder les pans sanglants du risque et de la faim morbide d'un plaisir si violent que j'ai embrasé dans ta conscience trouble.
Nous n'aurons jamais cette seconde de douceur promise; Je te la refuserai. Nous ne seront que deux incendies qui s'embrasent sous le même combustible, nos larmes seront l'essence versée sur les carcasses d'institutions autrefois garantes de la droiture d'un État, nos corps ne seront que les carcasses mouvantes sous leur combustion de figures emblématiques du révolu.
Une langue qui lèche le sel amassé contre les courbes lascives de sa lèvre inférieure, les empreintes digitales tremblantes de l'interdit, tous symboles de ce tabou social et sensoriel à écraser entre nos paumes moites du caprice physique et émotionnel de perdition...
Sensuelle soif de la sentence de mes sentiments, je me sens assaillie de nouveau par le malsain de l'issue du non-retour.

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