samedi 22 octobre 2011

Nevermind, I'll find someone like you; I wish nothing but the best for you...


Ces songes, commémorations des preuves trépassées de ton attachement, qui se confondent avant de se fondre aux ruisseaux de ma souffrance, ne tarriront jamais la source de cette douleur diffuse.
Les pâturages de ma folie, champs laissés en jachère grâce à l'assurance que tu m'as prêté, ont vu naître de leurs sols humides de mes larmes des bourgeons de douces morts sentimentales. Ces fleurs d'affliction sont d'une pigmentation d'un lavis de perles de chagrin, allant du nacré à l'indigo, dont la couleur ne laisserait personne totalement indifférent, surtout en sachant que l'intensité de leur teinte provient de la pigmentation de mes veines. Je t'offrirais les bouquets de mes maux en mots tressés pour être plus prestement avalés, si je n'avais peur de les voir abandonnés dans les corbeilles de ton détachement repentant, l'émotion que j'ai prêté à leur confection fanée sous l'ardeur de ton apathie.
Je me sens si seule, perdue dans les limbes de cet attachement trompeur qui m'a trahi dans mon désir de rétablissement de ma conscience fatiguée d'ériger forteresses, rambardes contre les gifles d'un destin prédestiné à l'échec... Je ne suis capable de me voir que dans un paysage nu d'élancement psychique, et tous ceux qui se tenaient à mes côtés sont soudainement à des milles plus loin, chacun torturés par leurs propres maux, tant que je ne peux leur en vouloir de ne pas pouvoir me retenir de tomber, face contre terre. Paupières égratignées. Ma vision d'un bonheur potentiel et mutuel fut lacérée, une demi seconde après avoir ouvert les yeux sur la beauté de ce qui paraissait comme l'espoir d'une réalité.
Je me dis parfois que je souhaiterais lire au fond de tes prunelles la souffrance crue de mon absence. C'est un rêve égoïste étant donné l'inflexibilité de ta décision de me tenir loin de ce galimatias de tes problèmes emmêlés dans les circonstances aléatoires, oh combien maudites, de l'existence semi parfaite qui aurait pu se dérouler sous mes yeux; ce serait désirer ta douleur simplement pour que tu partages la mienne de te savoir si loin.
Tellement, tellement loin... Je crois entendre ta voix quand ce n'est que l'écho de mes appels apeurés dans les caves de ma solitude exigue.
...Mais je t'aime tellement, que je ne peux même pas me dire que je préférerais te voir aussi abattu que moi. Si, si ça pouvait me ramener ta chaleur et dilluer un peu les temps amers où, pour la première fois, la morsure de l'auto-trahison te brûle la langue. Mais j'ai tellement peur de ton indifférence, elle gèle tout désir de m'en sortir, coince les mots empreints de félicité qui pourraient s'enchainer pour créer colliers auditifs de reconnaissances, et tord hors de mes paupières verouillées des gouttes d'acide qui corrodent le peu de bien-être qu'il pourrait me rester.
Je m'ennuie de l'empreinte de tes lèvres contre ma nuque, du sceau translucide de ton attachement apposé contre mon front, de cette lente délicatesse dans tes baisers dont j'étais parvenue à ne pas craindre l'éphémère... Ta bouche, garante de douces voyelles, forteresses de ma force, étreinte amoureuse de quiétude contenant les trésors de tes mots... Ta bouche, détentrice de mes bonheurs déchus, et dont le mutisme obstiné m'asphyxie, graduellement, oh, d'une lenteur si douloureusement douce...
L'eau de mes larmes qui remplit progressivement mes bronches a remplacé l'oxygène de tes sentiments, et, mon amour, si je puis encore détenir la grâce de t'adonner cette appelation décédée dans tes neurones falsifiées, je n'ai pas la force de me tirer jusqu'à la surface de l'océan profond de mes émotions.

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