jeudi 8 septembre 2011

I need a meaning I can memorize, the kind I have always seems to slip my mind...


J'ai besoin de trop de bruits, de trop de lèvres contre lesquelles presser mes émois et mes excès, je suis en maneu de poussées d'adrénaline au fond d'une seringue ou d'un comprimé... Destruction massive imbriquée dans mon code génétique, je me languis de ton étreinte violente, mes ongles dans ton épiderme, à labourer en franges de chaire à vif les pâturages de ma folie. Je veux voir perler les gouttes de rosée physique au creux des dénivelles de tes reins, je veux graver contre ton corps réticent le requiem de cette ivresse hors de contrôle qui brûle de te marquer au fer rouge de l'empreinte de son mal.
Le mal le plus grand, le plus intense et efficient kamikaze, c'est, bien avant l'angoisse de se tuer à coup d'explosions sentimentales impulsives, le désir lancinant d'y parvenir.
Il n'y aura pas de funérailles pour l'ensevelissement de nos baisers aveugles, pas de tombeaux prestigieux pour se souvenir des décombres de nos excès. Je jetterai ton corps, ces muscles que j'ai tant voulu palper de mes doigts tremblants, cette peau fine, ces yeux embrasés, tout ce magnifique chaos émotionnel, je l'abandonnerai à la fosse commune, pour oublier que, en mon fort intérieur, ce squelette d'amour respirait encore avant d'être forcée à le balancer dans le cratère de l'amnésie. Je me console en me rappelant que cette abnégation de mon coeur, elle sauve mon âme toute entière, fissurée par des codifications qui m'échappaient.
Rencontrer de nouvelles personnes, un peu, une simili famille dans une caste de privilégiés de l'intelligence et de l'ambition; A, entre autre, les étoiles dans les yeux, les opinions alignées devant les pupilles, visibles à la face du monde... Les mecs et les cils noirs, mon dada, je crois que je fonderais si je ne tentais pas de demeurer de glace devant tout contact humain. Des gens avec qui je ne connecte pas exactement, mais qui me ressemblent un peu plus, en qui je vois un semblant d'appartenance. Qui m'aiment bien, j'imagine, même si subsiste en moi une paranoïa de la mésentente. Se sentir un peu moins perdue dans la solitude de la petitesse grandiloquente d'une prison neuve qui n'en est pas une aux songes...
Mais je ne sais pas pourquoi, même si tout va un peu mieux, si je n'ai pas encore vomis mon mal de vivre dans des cuvettes inconnues, je me sens si fragile, au bord du bris, tellement proche du fiasco, que j'ai peur de me frotter contre les barrières de mon crâne, un peu comme cette maladie où la peau est du papier de soie... Mon coeur se brisa comme un oeuf dans sa main (L'avalée des avalés). Je ne finirai pas mes phrases, ni mes idées, comme B., on se reverra, j'imagine, mais je ne crois pas que grand monde me lise de toute façon. Skizophrénie.

3 commentaires:

  1. Et nous y sommes. C'est tout ce que j'aime.

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  2. I Want a Lover I Don't Have to Love ?

    Je te lis, mine de rien. Pas trop, parce que ça me fait mal de voir à quel point t'écris bien et comment, parfois, ça fout un coup de poing dans la gueule que tu puisses, sans savoir, écrire exactement ce que je ressens/pense.

    (Oh ! C'est VingtSept)

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