vendredi 2 septembre 2011

But if I can't have everything, just give me a taste




You give me the anger,
You give me the nerve.
Carry out my sentence,
While I get what I deserve.
I'm just an effigy to be disgraced, to be defaced;
Your need for me has been replaced,
And if I can't have everything, well then just give me a taste.



Il est gravé quelque part dans mon code génétique, probablement, que toujours manquera à ma vie une entité troublante, obsédante, qui me mènera à sa perte, un peu comme ces trop grands génies sont trainés jusqu'à leurs tombes par ces fascinations exigues dans lesquelles leurs consciences asphyxient.

J'ai d'abord voulu réécrire le monde, la plume de mes souffrances trempée dans l'encrier morbide de nos maux communs. Nous avions beaucoup à raconter, beaucoup d'escapades au pays des merveilles qui se sont terminés la chute renversée, les bureaux de travail de cèdre et les chaises à bascule qui culbutent à nos cotés comme on se perd through the rabbit hole... Tu as vu plus de monstres que moi, plus de sorcières dans les placards, ces débarras où on enfonce l'aiguille de nos vices au plus profond des artères de nos envies.

Et maintenant tu détalles, encore, je crois. Coupé, le fil du téléphone; détruit, le télégraphe; assassiné, le messager... Tu me lances perpétuellement quelques miettes du plaisir que serait t'avoir à tes côtés, sans jamais me présenter le festin complet...

Nous nous serons dis la vérité, quelques minutes îvres de cette compréhension qui nous as transporté au bord du gouffre en un vol plané de pastilles acidulées, et puis, de nouveau, nous aurons valsés vers cette vie que nous nous sommes bâtis d'un coté et de l'autre du cratère de notre fin. Comme je te l'ai déjà si bien dis : tu auras été mon plus beau génocide... Mais je ne crois plus que ton sourire vaut toutes les douleurs de cette apocalypse.

Tes mots commestibles sur ma langue râpée par des aveux mensongers, j'ai lentement savouré le sucre fin de ton snobisme dantesque, avant de percevoir le venin de tes fuites éperdues, loin de ce que tu chérissais le plus, loin des âmes qui te tordent les tripes lorsque tu les serres trop fort dans tes bras. Et moi, où m'as-tu laissé, ange de goudron? Dans le néant de tes promesses échoes.

Et ensuite, pour perdre un peu cette aigreur tatouée sous ma langue, engourdissement empêtrant mes formulations et toute tentative d'étreinte amoureuse réelle, j'ai joint mes lèvres à cet inconnu que je ne savais pas encore intellectuel, ce corps disposé à répondre à mes intempéries émotionnelles quand je le quémandais, entre quelques verres. Il était là, ennuyeux, vide, disponible, et je noyais dans le bassin de ses yeux les multiples manques de mon être comme je submergeais les visages de mes fiels dans les goulots échos.

Mais il a apprit les règles du jeu. I a commencé à en inventer, il en a écrit, partout, contre les barrières de béton de mon bunker mental, jusqu'à ce que m'échappent les dogmes de ma propre entreprise d'amnésie sélective. Son portrait, illuminé d'or, toile à l'huile des grands penseurs ayant le monopole des consciences admiratrices à une certaine époque capitaliste lointaine, a remplacé les esquisses au fusain prestement réalisées pour imiter les neurones déboussolées de mon Saint de cendres et de poussières, phénix fourbé par ce qu'il est fondamentalement supposé être. Il m'a acheté la Promenade de mon propre set de Monopoly, tabarnack!

Et puis, lui, lui, lui... Âme de lumière dans mes nuits d'incendie, tu auras été le premier à étirer les coins de ma bouche, sans en falsifier les détails, sans me faire sourire grâce à une fresque fausse. Tu m'auras donné du bonheur, du vrai, dans les minuscules parcelles de vie commune concrète, étendus dans tes draps, dans tes bras, à goûter à ton amour sussuré à l'oreille.

Ah, que je l'aime, en ce moment, putain de merde, que je le marierais!

(Je sais, vous suivez rien à ma logique mentale, un moment, je me plains des autres, de lui, des autres, de lui, de personne... Eh ben, c'est que j'aime un peu trop de gens à la fois.)




It comes down to this:
Your kiss,
Your fist...
And your strain,
It get's under my skin,
Within,
Take in the extent of my sin.

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