lundi 26 septembre 2011

Alerte rouge! Pourquoi rouge d'ailleurs? N'a t'ont jamais vu une alerte bleu ciel?

Si nous allumions des lampions à notre sanité déchue ? J'ai l'impression d'avoir vu ma jeunesse trépasser sur la croix des obligations, sans avoir pu toucher de mes rétines falsifiées la dernière Cène robotisée de nos espérances. Je suis trop jeune pour flétrir, cher Ronsard. Vous décapiterez la rose de mes jeunes printemps avant qu'elle n'ait été séchée par les rayons crades d'un astre d'opinion. Je ne veux point des années fanées de roseaux dressant leurs épines cassées vers le mistral qui aura raison d'eux comme le chêne brisera, se fracassant contre leurs carcasses anthracites.
Non, je ne dis rien qui vaille la peine d'être écouté. Mais lue, ah, ça oui! car mes mots ont des sonorités déplorables, et le malheur est un aimant à pupilles; on ne peut s'empêcher de dévisager le portrait de la mort qui imprègne chaque façades journalistiques détaillant des cataclysmes éloignés de nos consciences matérialistes. Puisque nous mourrons aussi de nos propres maux... Il y a des génocides à chaque palier de la pyramide de Maslow.

Je divague, je suis la pythie. Mais tout de même, dans cette apoplexie de mon ex religion, ce culte du délire et du franc-tirer, je crois avoir perdu la clef des portes de mon Ciel; adieu, Paradis, sous mes pieds s'ouvre la trappe du fourneau des songes obscènes (La trappe s'ouvre sous mes pieds.)... Je n'ai jamais cru en toi de toute façon.

"Même quelques enfants."

Si vous saviez toutes les chaises que quelqu'un frappe de son pied libre, gigotant au bout de son hameçon, vous auriez des frissons dans le dos et des lames aux poignets. Sordidité épatante.

"The caged bird sings with a fearful thrill of things unknown but longed for still." Maya Angelou: une sonorité similaire aux gardiens ailées d'un paradis perdu. Ça me rappelle de vieilles lignes rédigées en portées de symphonies morbides.

Dans le jardin de goudron de la Faucheuse, les anges ne peuvent s'envoler, leurs ailes gommées par le nectar de la mort; ils sont condamnés à lever des yeux bandés vers un ciel qui à présent ne répond pas à leurs prières hésitantes.

Alerte bleu ciel, comme l'a si bien récité Bertrand Cantat.

Je me suis fais pourfendre le ventre par mes idéaux de grandeur, de changement, je me suis fais empalée sur le mur des lamentations profanes par le rejeton de beauté qu'avaient enfantés 300 milligrammes par jour: "Toi aussi, mon fils... Toi aussi." Ça doit faire partie du développement des créations humaines, selon des théories éloignées issues d'un Freud modernisé, robotisé, que d'abattre leurs géniteurs afin de prendre leur place dans le monde et l'étendre.

"Je ne t'aime plus." Si peu de lettres anodines pour tellement de maux cannibals de leurs novateurs. Des syllabes écrites partout dans tes yeux et au bout de tes doigts qui ne me désirent pas tant que ça, et tu les étends contre mes côtes récalcitrantes en respirant longuement dans mon cou des mots amoureux qui se tordent, contris, ne désirant pas être compressés jusqu'à mes tympans sourds de tes mensonges. Leur venin coule le long de mon cou comme je te chéris les yeux fermés en une tentative de sauvetage de mon âme coulant vers les abîmes de ton désintérêt.

Haunt me until my last breath's birth.

Je ne pourrai jamais être regardée avec des yeux épris plus que quelques poussières d'horloges à vapeur.

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