dimanche 3 juillet 2011

Black hole sun, won't you come, and wash away the rain...




Ça recommence, s'en est presque drôle. La valse sentimentale, et les pas qui se succèdent mais ne se ressemblent pas, vos couples qui s'éloignez et revenez, vous dansez toujours en gracieux mouvements qui s'écartent, s'enfuient, m'abandonnent, je ne sais jamais si tous ces traumatismes sont intentionnels ou non, je n'arrive pas à déterminer si votre départ est paqueté, prévu et ma course effrénée sur le quai pour vous rattraper, calculée pour être un quart d'heure trop tard. Valsez, valsez, allez, vous verrez, je ne serai pas capable de suivre votre rythme, et je me perdrai ailleurs, ce n'est pas si grave, vous méritez mieux que ces gauches mouvements tentant d'imiter le bonheur d'être libre. Je ne suis pas libre.

Je ne veux pas de tes bras autour de ma taille, ni de tes lèvres dans mon cou, ni même de tes yeux fixés dans les miens. Je veux ses bouteilles et son oubli, je veux son sourire et ma condition mentale rétablie.

Alors, c'est la fin? La vraie de vraie? Ça aura pratiquement été beau. Jusqu'à la dernière minute ou tu as dû prononcer ton dédain avec toute l'exactitude qui est propre à ton ton de voix. Non mais, tout de même, tu n'aurais pas pu me laisser vivre dans ma bulle de contes de fées névrosés, tu n'aurais pas pu m'accorder le port des lunettes en forme de coeur? Elles sont cassées...

Je suis un peu redondante dans mes sujets de déblatérations, vous ne trouvez pas ? L'amour, la guerre, la haine, la douleur, bis, bis, barre périodique, année 1.1413...

Mutter. Une berceuse pour psychopathes aux coeurs brisés, crimes passionnels et roses jetées à la poubelle. Orchidées qui pourissent au fond de leurs ventricules, funérailles dans les dédales des neurones - les leurs. J'oublie parfois qui je suis, je n'oublie jamais vos visages dégoûtés. Les marques aux cuisses, la cicatrice à la hanche, le ciseau, tchac tchac, Trent Reznor.
I just want something I can never have...

Ce n'est pas de ta faute, ni de la tienne, ni de la tienne...

J'écris pour ne pas avoir mal de l'absurdité de toutes ces comptines enfantines qui jouent en boucle, à retardement dans ma tête.

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