dimanche 19 juin 2011

Mesdames et messieurs attention, je vais vous faire une chanson



Démotivée à son paroxysme.

Il me reste 3 examens pour passer mon secondaire. Exit. Bye bye, je m'hérisse de studs ou me révelle de dentelle. Ou les deux. J'ai toujours été d'une ambigüité mélodramatique; mon visage a toujours hésité entre une expression de simplicité satisfaite et une moue de douleur réfléchie, mon coeur, entre une affection inébranlable envers le monde entier et une haine profonde que celle-ci ne soit pas récriproque, ma tête, entre un besoin de décortiquer tous les menus aspects de l'existence humaine en une quête éperdue d'intelligence et la souffrance de ne pas y parvenir dans toute sa complexité, mon futur, entre une envie de planifier jusqu'à la couleur de mes draps pour s'assurer de la perfection de mon avenir et un désir de tout foutre en l'air jusqu'au dernier centimètre carré de ma peau.

Alors putain, là, là, c'est quoi ÇA ?
"C'est votre cerveau, madame."
"Il est bleu."
"C'est qu'il manque de matière première, milady. Les cerveaux ont tendance à changer de couleur pour manifester leur manque de matière première."
"Et qu'a-t-il besoin pour redevenir fonctionnel?"
"Un peu d'amour devrait faire l'affaire."
"Et si je n'en ai pas à ma disposition? Si personne n'est prêt à m'aimer?"
"...Du temps, mademoiselle, du temps."

1 commentaire:

  1. C'est la dualiste moniste. Tout est son contraire, je suis mon propre paradoxe, mon antagoniste.

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