lundi 13 juin 2011

I was born in a system that doesn't give a fuck about you, nor me, nor the life

- INSÉRER UN MONSTRE ICI -
Je vais vomir. Ou pleurer. Ou les deux.
Impossible. Impossible. Impossible.
Scindée en deux.


Je ne t'aime pas. Mieux; je te déteste. Chaque petite parcelle de ton corps, chaque cellule qui exécute une partie de la besogne pour garder ton sourire carnassier suspendu au-dessus de ces lèvres qui empestent de mots pesés pour faire mal, je la haie du plus profond de mon être.

Je ne me souviens pas.

Je ne me souviens pas, mais je peux très bien imaginer la scène; les même mots, les mêmes soupires pesés, une respiration au creux de la clavicule calculée pour dévoiler, une main qui n'hésite plus désagrafant la dentelle. Je peux bien imaginer mon assassinat - un autre. Aucune honte à tout ce que tu fais, jamais de remords pour tes agissements; j'imagine que je le cherchais, cette fois encore.

Cette fois encore... Aux autres occasions, tu vois, c'était différent. Parce que je savais comment j'en étais venue là. Certaines des motivations n'étaient pas glorieuses, certes, mais je savais qu'à quelque part, oui, je l'avais cherché, que j'avais tenté d'étrangler mon mal de vivre dans des baisers suffocants, que j'avais essayé de flouer son portrait en cernant les arrêtes du tiens... et même que, une fraction de seconde, quelques pilules en moins, je l'avais désiré.

Quelle horreur.

Mais là... . Je ne sais pas pourquoi j'aurais fais ça. Oui, j'ai des peurs à écraser, oui, j'ai des funérailles desquelles je me languis de faire mon deuil, oui, ma maison est lestée de ce mal que je croyais révolu mais qui semble toujours épier du bout des rétines pour me ressaisir et me plonger dans l'acide de mes émotions, et oui, je crois me souvenir que sous les réverbères estivaux, j'ai perçu quelque chose que je voulais voir depuis quelques temps déjà. Mais je ne l'aurais pas fait. Je me serais laissée demeurer nostalgique de l'inaccessible, de l'impossible, de l'inexistant, et tu serais parti dans la nuit noire, et moi dans mon Enfer d'encre. J'aurais rêvé, peut-être, un peu, mais pas de sexe sale et de remords évident.

Bipolaire. C'est un bien drôle de mot, et un terme utilisé à outrance, à toutes les sauces.

Tu es ignoble, ironique, indéfinissable, impossible d'atteinte, indélébile, irrespectueux, indécis, indépendant, illogique, impromptu, irritable... Indescriptible dans toute l'horreur que tu m'inspires, une peur moite et collante comme des souvenirs de goudron dans lesquels je me suis trempée les mains avant de parcourir les pages du roman de mon existence du bout des empreintes digitales. Manipulateur au plus haut point. Dégoûtant, repoussant. Narcissique, aussi. Oh!, tellement narcissique, PUTAIN! Tu possèdes le masque de tout ce que j'ai gravé dans le granit comme les visages de ce que je ne supporterais jamais. Tu possèdes la marque au fer rouge de l'incompréhension et l'absence de compassion, mais elle ne semble pas t'avoir blessé outre mesure lorsqu'on te l'a apposé. Peut-être t'es tu calciné la peau par toi-même, pour prouver au monde que ça ne t'affectait pas une seule seconde.

Et tu veux savoir le pire ? Tu me manqueras quand même atrocement. À en crever.

2 commentaires:

  1. Wow.

    J'aime vraiment. Et tu as beau dire que tu n'es pas capable de faire un habillage décent, j'aime. C'est épuré. Simple. On se concentre sur tes écrits.

    J'adore.

    PS : C'est VingtSept.

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  2. "Tu es l'excroissance même du pire, cette part de moi que j'aimerai brûler, celle-la même qui me fait crever mais que je garde. Parce que c'est toi". Ca m'y a fait penser. C'est beau, douloureux, beau parce que c'est douloureux. Violent.

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