mardi 28 juin 2011

Do you mind if I take you home tonight, stay another day, if that's ok ?



J'ai eu quelques minutes paisibles, tout simplement sereines, à égrainer des secondes en silence, à épier le rythme de son coeur terminer sa course effrenée et à être à peine consciente de ses doigts balayant mes côtes. Quelques minutes de ce que tu ne possèdes pas. Peut-être quelques heures, je n'en sais rien.

J'ai vécu une micro-éternité du plus près de la perfection affective de ces trois-cent-soixante-cinq jours entre quatre parois aussi minces que le céllophane de mon coeur. Et tu ne le sauras jamais, crois-moi sur parole, car ce serait perdre la partie, et ce, même si je suis l'unique pion sur l'échiquier.

Mais j'ai tout de même un regret lancinant, amer, café dans les yeux, du mercure sous la langue, à savoir que tu n'auras jamais eu la certitude de toute la fascination, l'attachement s'éternisant que je te portes, et que je n'aurai jamais eu la chance de demander s'il était réciproque à un dixième. Je sais que ce n'est pas le cas, mais j'aurais voulu entendre de ta bouche que l'unique facette aimantée de ma personne était la mienne.

Le seul que j'attendais.
Ou le seul que tu osais demander?

Je ne suis pas une salope, ah bon ? Non, je ne fais uniquement que ne pas passer pour une salope, c'est différent. Messing with my head. Do you mind if I take you home tonight? One last time. Machine Gun. T'en fais pas, c'était pas de l'abus. Tu peux dormir en paix.

You do realize this is the last time this happens, right?
Oui.

This could be the last time,this could be the last time, may be the last time, I don't know!

Il était cinq heures du matin. J'ai presque espéré dormir. Il ne faisait plus si froid. Peau contre peau, âmes comme des aimants de même pôles. Peut-être. Je ne sais pas. Il ne faisait plus si froid. J'avais oublié, un peu, je crois, dans le moment. Mais il me semble que j'aurais su. Clashing lies and clashing thighs, clashing chasing changing minds.

J'ai presque espéré dormir, mais comme d'habitude, impossible. J'ai simplement écouté le bruit des existences débauchées autour de nous, qui, étrangement, ont continuées d'exister pendant deux heures trente (je crois que c'était deux heures trente). En tout cas, ce n'était pas longtemps après. Busy night.

Putain, on va se le dire comme c'est; je t'aime en caliss.


Et je sais même pas quand il déguerpit.

2 commentaires:

  1. Un monstre d'une part, une salope d'autre part ? Pas top comme estime de soi..

    Non le texte n'est pas de moi, d'où le fait qu'il soit entre guillemets mais comme tu l'as sous-entendu, je ne sais pas non plus à qui est-ce que je l'ai emprunté (^^').
    Ce pendant je le trouve tellement beau.. Tellement réaliste.. Que j'ai eu envie de le mettre ici =)

    RépondreSupprimer
  2. Est-ce qu'on se noiera tous à perdre haleine contre les idéaux de nos coeurs, ces secrets masqués qui ne seront jamais des aveux? A d'autres, peut-être en attendant, c'est beau et même beau d'aimer.

    RépondreSupprimer